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2015: Des Bonnes Résolutions pour la Nouvelle Année?

Les bonnes résolutions des Français pour 2015

Chaque passage d’une année à l’autre, il est de coutume de prendre de bonnes résolutions. Babbel.com a tenté d’établir les résolutions que souhaitent prendre le plus grand nombre de Français pour l’année 2015.

Quelles sont les bonnes résolutions que prendront les Français en 2015 ? Un sondage réalisé par Babbel, une start-up allemande d’application d’apprentissage de langues, révèle un classement des résolutions qu’ils souhaitent prendre.

En tête de leurs bonnes résolutions figure “apprendre une nouvelle langue”. 30% des Français indiquent vouloir s’y mettre, loin devant le fait d’“être moins stressé” (15%).

La forme, la famille et la télé

Garder la forme est une intention que les Français gardent bien à l’esprit. En moyenne 14% d’entre eux déclarent vouloir “perdre du poids” et 13% “faire plus de sport”.

Suivent vouloir lire plus (11%), “passer plus de temps avec sa famille et ses amis” (5%) et enfin “passer moins de temps devant la télévision” (4%), juste devant le traditionnel “arrêter de fumer” (2%).

Prendre une bonne résolution est une chose, mais s’y tenir en est une autre. A ce jeu, les Français se montrent plutôt bons élèves, puisque 60% d’entre affirment avoir tenu leurs résolutions de l’année 2014.

Quelle sont vos bonnes résolutions pour l’année 2015 ?

Arrêter de fumer

Passer plus de temps en famille

Commencer un régime

Se coucher plus tôt

Etre moins stressé

Faire plus de sport

Boire moins d’alcool

Manger plus de fruits et légumes

Regarder moins la télévision

Passer moins de temps sur Internet ou sur la console

Lire plus de livres

M’inscrire à un cours (de langue, de dessin, …)

Dépenser moins

Ne plus oublier les dates d’anniversaires

Ne plus remettre à demain ce que je pourrais faire tout de suite

Ma bonne résolution cette année : ne pas en prendre

Quelle:

http://www.directmatin.fr/forme/2014-12-19/les-bonnes-resolutions-des-francais-pour-2015-696745

Les 10 résolutions pour l’année 2015

Cette année tire à sa fin, ce qui signifie qu’il est temps de commencer à faire des résolutions pour le Nouvel An.

Il y a de nombreux objectifs communs qui peuvent vous aider à améliorer votre vie. Mais parfois, il est vraiment difficile de définir les résolutions du Nouvel An que vous atteindrez. Vous pouvez être confiant de la réussite au début, mais quand la nouvelle année vient, il est facile d’oublier vos objectifs en raison de votre style de vie ou des problèmes familiaux.

Si vous n’avez rien décidé, voici 10 des résolutions du Nouvel An les plus populaires pour 2015.

1. Perdez du poids

Quand il s’agit des résolutions du Nouvel An, la perte de poids est toujours au sommet de la liste (notamment pour la gente féminine). Presque tout le monde veut perdre quelques kilos. C’est particulièrement vrai après une saison de fêtes et de vacances. Voici votre chance de rejoindre une salle de gym et commencer à manger plus sainement. Avec un peu de travail, vous pourrez mincir juste à temps pour la saison du maillot de bain. Si vous êtes une maman occupée, envisagez de faire de l’exercice à la maison une habitude avec vos enfants. Vous enseignez à vos petits comment mener une vie active et perdre quelques kilos indésirables en même temps.

2. Arrêtez de fumer

Le tabagisme est une terrible habitude qui peut avoir un impact majeur sur votre santé. Faites votre choix pour arrêter enfin. Vous économiserez de l’argent et nettoierez vos poumons. C’est un grand chemin à faire. Je sais que c’est plus facile à dire qu’à faire, mais si vous travaillez dur pour atteindre cet objectif, vous allez certainement l’atteindre.

3. Obtenez un meilleur emploi

Janvier marque le début d’une nouvelle année. Il peut aussi marquer le début d’une amélioration de votre carrière. Consultez les offres d’emploi dans votre domaine et envoyez des curriculum vitae. Vous pourriez décrocher l’emploi de vos rêves. La résolution de cette nouvelle année est particulièrement bonne pour les gens qui détestent leurs emplois. On ne vit qu’une fois, alors ne perdez pas votre temps précieux sur les choses que vous ne voulez pas faire.

Quelle:

http://directinfo.webmanagercenter.com/2014/12/26/la-10-resolutions-pour-lannee-2015/

Les 28 résolutions de la nouvelle année qu’on devrait tous appliquer !

1.    Positivez, avancez et ne regardez plus en arrière.

2.    Inquiétez-vous moins de ce que pensent les autres de vous. Inquiétez-vous d’avantage de ce qui est bon pour vous.

3.    N’arrêtez jamais d’apprendre sur vous-même et trouvez ce qui vous passionne réellement.

4.    Prenez le temps de retourner dans des endroits de votre enfance qui étaient indispensables pour vous.

5.    Apprenez à mieux gérer votre emploi du temps pour laisser place à la création ainsi qu’à la concrétisation de vos projets.

6.    Apprenez à faire un break des réseaux sociaux, de votre portable, de votre ordinateur. Ça vous aidera à vous recentrer sur l’essentiel.

7.    Arrêtez d’envoyer des textos quand vous avez trop bu.

8.    Et si par malheur vous ne vous y tenez pas et que vous avez harcelé la messagerie de votre ex, ne perdez pas votre journée du lendemain à culpabiliser.

9.    Arrêtez de fumer. Vous avez déjà essayé et vous avez échoué ? Accrochez-vous et réessayez. Trouvez la bonne méthode pour arrêter.

10.  Ne perdez pas votre temps dans des conflits pour des broutilles. Avant de vous disputez, demandez-vous si cela en vaut vraiment la peine.

11.   Trouver une activité sportive qui vous convienne réellement à vous.

12.   Economisez pour vos loisirs.

13.   On nous le répète trop souvent, supprimez  la malbouffe et pensez à manger sainement.

14.   Apprenez à prendre le temps de cuisiner vos plats préférés tout seul.

15.   Supprimez les gens qui continuent de vous envoyer des invitations pour jouer à Candy Crush.

16.   Continuez de vous éclater dans des parcs d’attraction, à chanter à tue-tête sous la douche, à danser à fond seul(e) dans votre chambre.

17.   Prenez votre dessert en petit déjeuner, et votre petit déjeuner en guise de diner.

18.   Arrêtez de vous torturez sur le bon moment où vous devez envoyer un texto à la personne que vous aimez. Faites le si vous en avez envie et ne vous prenez plus la tête.

19.   Faites plus de compliments.

20.   Prenez le temps de revoir les amis que vous avez perdus de vue.

21.   Prenez du temps pour votre conjoint(e), votre famille et vos amis.

22.   Ne passez pas tous vos weekends scotchés devant votre écran.

23.   Faites du vide dans vos armoires de tout ce que vous ne porterez plus.

24.   Apprenez à méditer.

25.   Avant qu’il ne soit trop tard,  demandez à vos grands parents de vous raconter leur enfance.

26.   Faites de bonnes actions (adhérez à une association, faites un don du sang, aidez un sans-abri…)

27.   Ne vous encombrez pas des gens qui ne vous méritent pas. Ni de ceux avec qui vous êtes hypocrites.

28.   Visez la lune mais fixez-vous des objectifs atteignables.

Soyez courageux, entreprenants, ambitieux, croquez la vie à pleine dents et prenez 2015 par les cornes, votre destin est entre vos mains.

Quelle:

http://www.demotivateur.fr/article-buzz/les-28-r-solutions-de-la-nouvelle-ann-e-queon-devrait-tous-appliquer–1486

Nouvelle année: Ces résolutions que l’on ne tiendra pas

Chaque nouvelle année est l’occasion pour les Tunisiens de se faire des promesses à eux-mêmes ou à leur entourage. Des résolutions annoncées le plus sincèrement du monde, mais qui sont rarement tenues… Nous avons demandé à bon nombre de nos concitoyens de nous confier leurs résolutions pour l’année 2015 et leurs réponses valent le détour.

Précision importante : il ne s’agit pas de leurs attentes ou de leurs espoirs pour la nouvelle année, mais de leurs objectifs personnels…

Ah, ces maudites cigarettes !

Les bonnes résolutions sont une coutume qui consiste à prendre un ou plusieurs engagements envers soi-même pour améliorer son comportement à l’occasion de la nouvelle année. Améliorer son bien-être physique, manger sainement, perdre du poids, se remettre en forme, boire moins d’alcool, arrêter de fumer sont les résolutions les plus fréquentes. On a même trouvé une jeune demoiselle qui se promettait de ne plus se ronger les ongles !

Mais la plus fréquente des résolutions reste celle d’arrêter de fumer, une dépendance qui empoisonne la vie de milliers d’hommes et de femmes sans qu’ils puissent y mettre un terme.  C’est le cas de Fahmi, un commerçant de trente six ans qui est esclave du tabac depuis son adolescence. Il raconte son malaise : « lorsque j’étais jeune, je fumais pour montrer à mes copains que j’étais un homme. Grâce à ce geste je me sentais viril chaque fois que j’allumais une cigarette et que je tirais dessus avec assurance. Depuis, j’ai appris que c’était un poison sournois qui me tue à petit feu… »

Autre lieu, autre problème : ce couple de jeunes parents a décidé de faire du sport car, nous confie la dame « ma ligne a été fortement déformée par une grossesse difficile avec un bébé qui pesait plus de quatre kilos. Quant à mon cher mari, il est victime de sa gourmandise et de diverses boissons gazeuses. Il a un ventre presque aussi gros que le mien quand j’étais au 9e mois ! »

Son mari rigole, mais il a bien conscience de s’être laissé aller : « j’étais un sportif de haut niveau, mais la sédentarité et les longues heures passées au bureau m’ont fait prendre du bide doucement, lentement… Et un beau jour j’ai vu mon image de profil dans le grand miroir et là j’ai été effrayé par son volume. Alors c’est décidé : ma femme et moi on va s’encourager pour retrouver la forme et nos formes ! »

Économiser de l’argent, ou tout au moins surveiller ses dépenses, revient souvent dans les résolutions pour la nouvelle année. Noura, une enseignante  dans un lycée de la capitale en fait le vœu : « ce n’est pas que je sois un panier percé, mais je n’arrive pas à équilibrer mes finances, à payer mes dettes et encore moins à économiser de l’argent. Mon mari et moi payons un loyer assez cher et chaque visite au supermarché se termine avec une scène de ménage ! Il faut que ça change… »

Pour les personnes les plus aisées que nous avons interrogées, réaliser des objectifs importants, construire une nouvelle maison, créer des projets rentables sont les résolutions qui reviennent le plus souvent. Hamed, la cinquantaine, avait une usine de textile dans le sahel. Son entreprise s’est arrêtée depuis la Révolution faute de commandes et il vit sur ses économies.

Il nous a assuré que, depuis quelques semaines, il a « repris espoir suite à l’amélioration de la situation sécuritaire dans le pays et aux espoirs que suscite le futur gouvernement. Je vais remettre la production en marche et reprendre contact avec mes anciens commanditaires européens. J’espère que l’année 2015 me permettra de renflouer mes caisses qui sont presque vides. » Chacun ses problèmes !

Trouver un mari !

Pour plusieurs jeunes femmes, les résolutions se résument à améliorer leur bien-être affectif et mental. L’une d’elles, la trentaine, vivant toujours chez ses parents se confie : « il faut que je me concentre sur des pensées positives, que je retrouve mes rires d’avant, lorsque j’étais adolescente. Je veux profiter de la vie, réduire mon stress et surtout trouver un homme qui m’aime et que j’aime… » On peut rêver !

Pour nombre de nos interlocuteurs, leur nouvelle lubie consiste à s’engager politiquement. Lamine, qui se dit informaticien, mais qui tient une boutique de réparation d’ordinateurs, passe son temps libre dans les réunions d’un des plus importants partis politiques du moment. Une lubie qu’il explique en ces termes : « j’ai été très déçu par le niveau de certains députés dans l’ancienne ANC et j’ai donc décidé de m’engager pour tenter d’améliorer cette situation. » Ce qu’il ne dit pas, c’est qu’il désire également améliorer sa situation personnelle !

Les autres résolutions que nous avons pu découvrir sont très variées, parfois inattendues. Il y a celle de ne plus « grignoter entre les repas et maigrir de plusieurs kilos » pour cette lycéenne aux formes généreuses. Pour son frère, maigre et très nerveux, il s’agit de « ne plus me mettre en colère pour la moindre contrariété ». Faire un voyage aux lieux saints et soigner sa santé sont les résolutions qui reviennent souvent chez les personnes âgées.

Et puis il y a les résolutions loufoques : « enrichir ma garde robe » pour cette jeune fille riche, « ne plus remettre à demain ce que je peux faire aujourd’hui et jouer moins avec la console de jeu vidéo » pour ce lycéen plus attiré par les matches de foot virtuels que par les problèmes de maths. Nous avons eu également des réponses « culturelles », avec cette dame bousculée par sa vie de famille « lire un livre au moins chaque mois »

La palme revient à ce jeune marié qui s’entend mal avec sa belle mère, trop envahissante à son goût : « ma principale résolution pour la nouvelle année c’est de me forcer à appeler mes beaux-parents de temps en temps, mais pas trop souvent, il ne faut pas exagérer non plus ! » Petite hésitation, et il ajoute : « et conduire de façon plus cool en mettant la musique moins fort ! »

Nous avons eu des réponses pleines d’humour comme « arrêter de faire des jeux de mot qui ne font rire que moi » ou « ne plus regarder les émissions idiotes de la téléréalité. », « ne plus dire de mal de ce collègue idiot, car c’est pas sa faute » et finalement « arrêter de faire des résolutions en début d’année que je ne pourrais pas tenir. »

La plus originale des résolutions, mais aussi la plus triste, est celle annoncée par une dame de quarante ans qui a fait le vœu, pour cette nouvelle année de se débarrasser de son époux, alcoolique et violent : « cela fait plus de dix huit ans que je supporte ses crises et ses lubies. Chaque soir, il rentre ivre et tente de me faire l’amour, ou plutôt de me violer, ce qu’il réussit rarement car l’alcool l’empêche d’avoir une érection suffisante ! »

Le plus marrant dans tout ça est qu’année après année, ce sont toujours les mêmes résolutions qui ressortent encore et toujours. Ne vous blâmez pas, vous n’êtes pas seul, le phénomène est universel !

Quelle:

http://www.realites.com.tn/2014/12/26/nouvelle-annee-ces-resolutions-que-lon-ne-tiendra-pas/

Nouvel an 2015 : Top 10 des pires résolutions qu’on ne tient jamais

Le nouvel an, c’est l’occasion de faire le tri dans sa vie et de repartir sur des bonnes bases pour l’année d’après. Donc, on prend de nombreuses résolutions. Seulement entre faire régime et arrêter de boire, finalement, on ne s’y tient jamais. Top 10 des pires résolutions à ne pas prendre pour 2015 !

Arrêter de boire

Ahahah, comme si c’était réellement faisable.

[christinahendricks.tumblr.com]

vodka

Faire régime

Ah si cette résolution on l’a tenue en 2014. Deux jours. Et puis… ben c’était les vacances et puis les repas de Noël… Et manger, c’est tellement bon. Alors, dans l’idée : en 2015, je deviens canon, certes, mais en mangeant tout ce que je veux et sans faire de sport. Si, c’est possible. Chut.

[nevergiveup283to140.tumblr.com]

food

Faire du sport

Mes kilos et moi l’année dernière, on était déterminés : “Cette année je me remets au sport, je dit ‘à jamais’ à ma cellulite et je deviens Shakira”. Et puis… la flemme. C’est décidé, l’année prochaine, je vise Garfield.

[laviedunpanda.tumblr.com]

panda

Arrêter de fumer

Fumer c’est mal. Cependant, est-ce que vous voulez vraiment me supporter en manque de nicotine les prochains mois ? “OUI, J’AI ARRÊTÉ DE FUMER ! ET ALOOORS ? SI, JE SUIS CALME !”

[cheshircatfan.tumblr.com]

smoke

Et un mois et demi plus tard, ça donne ça :

[goodreads.tumblr.com]

smoke

Diminuer les soirées et dormir plus

Quand on regarde notre reflet dans le miroir avant d’aller bosser le 31 décembre (et tous les autres matins en réalité) et qu’on remarque nos poches sous les yeux, on se le jure : “l’année prochaine je sors moins et je dors plus pour retrouver le teint de mes vingt ans”. Si seulement.

[itsazodiacthing.tumblr.com]

sleep

S’organiser

Après une année haute en couleurs, on a qu’une seule envie : mettre de l’ordre dans notre vie. Avoir un agenda, et le tenir (“Comment ça j’ai loupé la ventre presse d’Hermès?!”), ranger son appart et surtout sa chambre (“Les pantalons à droite, les pulls à gauche, les vêtements que je ne mets pas ? A donner ! Oh et puis zut, tout sur la même étagère !”), trouver le temps pour tout, ranger ses paperasses (“Mais il est oùùù mon passeport ???”), bref, s’or-ga-ni-ser. Seulement, ça prend du temps, et du temps, on n’en a pas.

[fuzz.tumblr.com]

aaah

Économiser et arrêter de faire des achats compulsifs

“Ah bon, je suis dans le rouge ? De combien ? Ah… tant que ça ?“, en 2015, c’est fini. Cette année, notre banquière va nous adorer et on met des sous de côté. Peut-être même qu’on pourra enfin devenir propriétaire ? “T’as vu la dernière collection de Zara ? Elle est soldée !”. Traîtresse.

[kylifegoeson.tumblr.com]

kylifegoeson

S’assumer

Chaque année, on vieillit et chaque année notre corps évolue. Malgré les heures de sport, de régime et de souffrances qu’on a subit (ahem…), il n’a pas l’air de ressembler totalement à celui de Beyoncé. Et cette année on assume ! Comme toutes les autres années en fait.

[realitygif.tumblr.com]

rg

Garder un mec, trouver l’amour de sa vie et arrêter de stalker son ex

Comme si c’était une vraie résolution. Comme si on ne décidait pas ça à chaque rupture ou à chaque lendemain de soirée après avoir flirté avec ce mec tellement beau (mais pas très fin) qu’on a croisé entre le bar et la piste de danse. Comme si c’était seulement dû à notre bonne volonté. Comme si c’était aussi facile !

[quandmonmec.tumblr.com]

qd

Arrêter de regarder des bêtises à la télé et lire plus

Perdre notre temps à regarder les 34 séries américaines qu’on a sur l’ordi (chuuut), zoner devant “Les Ch’tis” ou “Secret Story”, on a plus l’âge. Il vaudrait mieux lire le tout nouveau livre ultra culturel qui vient de sortir et dont tout le monde parle. Et pourtant, chaque année, on connait les prénoms de chaque candidat des “Princes de l’amour” par coeur.
[pewdiepies-bro-arm.tumblr.com]

pewdiepies-bro-arm

 Quelle:

http://www.puretrend.com/article/nouvel-an-2015-top-10-des-pires-resolutions-qu-on-ne-tient-jamais_a102193/1

Vidéo:

http://france3-regions.francetvinfo.fr/champagne-ardenne/2015/01/01/et-vous-quelles-sont-vos-bonnes-resolutions-pour-cette-nouvelle-annee-622554.html

Vidéo:

http://videos.tf1.fr/jt-13h/2015/quelles-sont-les-bonnes-resolutions-des-francais-pour-2015-8541077.html

Vidéo:

http://www.rtl.be/videos/video/520974.aspx

Vidéo:

http://www.francetvinfo.fr/culture/gastronomie/video-les-bonnes-resolutions-du-nouvel-an_786537.html

Vidéo:

http://www.rtbf.be/video/detail_banc-d-essai-les-bonnes-resolutions-de-janvier?id=1982375

Vidéo:

http://www.francetvinfo.fr/france/video-faire-du-sport-une-bonne-resolution-pour-2015_786951.html

Vidéo:

http://ici.radio-canada.ca/regions/est-quebec/2014/12/31/004-resolutions-nouvel-an-2014-2015.shtml

Vidéo:

http://www.ina.fr/contenus-editoriaux/articles-editoriaux/de-bonnes-resolutions-pour-2015/

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Mejor aprender idiomas en el 2015 y no esperar al 2016

Ventajas aprender idiomas: 7 razones científicas para hacerlo

1. Mejor “flexibilidad cognitiva”

Según un estudio de The Journal of Neuroscience, los adultos que han hablado dos lenguas desde su infancia tienen mejor flexibilidad cognitiva, es decir, tienen más facilidad para adaptarse a una circunstancia nueva o inesperada que los adultos que sólo hablan una lengua. En el estudio, los participantes tenían que completar una tarea de flexibilidad cognitiva; aunque tanto los adultos monolingües como los bilingües fueron capaces de completarla, los bilingües lo hicieron con más rapidez y además determinadas partes de su cerebro necesitaron menos energía para llevarla a cabo.

2. Agilidad mental durante más tiempo

Esto también se cumple en las personas que aprenden una segunda lengua siendo ya mayores, de acuerdo con un reciente estudio publicado en Annals of Neurology. En la investigación, se realizaron tests de inteligencia a los participantes, hablantes nativos de inglés, cuando tenían 11 años y unas décadas después, cuando cumplieron los 70. La gente que hablaba dos o más lenguas mostró mejores capacidades cognitivas (especialmente en los tests de inteligencia general y de lectura) con respecto a su nivel de base en comparación con las personas que sólo hablaban una lengua.

3. Las palabras se ven de forma diferente a como lo hacen los monolingües

La gente que habla dos lenguas puede procesar ciertas palabras más rápido, sobre todo si dicha palabra tiene el mismo significado en ambas lenguas, según un estudio de Psychological Science. Gracias a la tecnología de movimiento ocular, los investigadores descubrieron que las personas bilingües pasan menos tiempo observando los llamados “cognados” (palabras de distintos idiomas que comparten la misma raíz morfológica, como por ejemplo, “lune” en francés y “luna” en español), lo que sugiere que su cerebro necesita menos tiempo para procesar la palabra, explicaba Scientific American.

4. No hay inmunidad al Alzheimer, pero sí se desarrolla de forma más tardía

Cualquiera puede padecer Alzheimer, pero las personas bilingües desarrollan esta enfermedad cuatro o cinco años más tarde que las monolingües, de acuerdo con los descubrimientos presentados en el encuentro de 2011 de la American Association for the Advancement of Science. En el estudio participaron 450 pacientes con Alzheimer, la mitad de los cuales habían hablado dos lenguas la mayor parte de sus vidas.

5. Los niños resuelven mejor los problemas

Parece que los niños bilingües realizan mejor las tareas que implican creatividad y capacidad de resolución de problemas, según una investigación publicada en el International Journal of Bilingualism. En el estudio participaron 121 niños, la mitad bilingües, y se les pidió que completaran tareas relacionadas con la repetición de series de números, la resolución mental de problemas matemáticos y la reproducción de patrones con bloques de color, explicaba HealthDay.

6. Su cerebro cambia de tarea con más facilidad

Los niños bilingües pueden ser más rápidos al cambiar de tarea, de acuerdo con un estudio de Child Development. En el estudio, tanto niños bilingües como monolingües tenían que observar imágenes de animales o figuras de colores en una pantalla de ordenador. Cuando a los niños se les pidió que pulsaran un botón para cambiar de las imágenes de animales a las imágenes de colores, los niños bilingües lo hacían más rápido.

7. La capacidad de pensar en otra lengua ayuda a tomar decisiones más razonadas

Cuando la gente piensa en otra lengua tiene más probabilidades de tomar una decisión racional en una situación problemática, según una investigación de 2012 de la revista Psychological Studies. Debido a que las personas, por naturaleza, son reacias a la pérdida, tienden a tomar decisiones que la minimicen, aunque la balanza esté inclinada a su favor. No obstante, investigadores de la Universidad de Chicago descubrieron que cuando la gente piensa en una lengua extranjera, esto les da distancia, lo cual les ayuda a tomar decisiones más deliberadas y menos dependientes de las emociones. “Quizás el factor más importante es que una lengua extranjera tiene menos resonancia emocional que la lengua materna”, comentaba Sayuri Hayakawa, investigadora del estudio. “Una reacción emocional puede conllevar decisiones motivadas por el miedo más que por la esperanza, aunque las probabilidades nos sean muy favorables”.

Fuente:

http://www.huffingtonpost.es/2014/07/01/beneficios-de-aprender-idiomas_n_5514494.html

6 de cada 10 españoles estudian inglés por motivos laborales

El inglés está cada vez más presente entre los españoles, que se preocupan día tras día en hablarlo con la mayor fluidez posible. Ante la actual crisis económica, tener un buen currículum vitae y un nivel alto de inglés se considera esencial para poder conseguir trabajo en un mercado cada vez más competitivo y exigente.

Así lo refleja un amplio estudio realizado por ABA English, academia online especializada en una metodología de aprendizaje única basada en los principios del método natural.

Según datos de la reciente investigación elaborada entre más de dos millones de alumnos, el 59% de los españoles estudia inglés por razones laborales, un porcentaje mayor a la media mundial, situada en un 54%. Cada vez hay más estudiantes que consideran que hablar una lengua extranjera es clave para lograr una carrera profesional más fructífera en un mundo cada vez más globalizado. No obstante, el 17% de los españoles reconoce que cursa inglés por sus inquietudes culturales de aprender un nuevo idioma, mientras que un 14% lo hacen para hablar con mayor fluidez en sus viajes al extranjero y el 10% restante por motivos varios.

Los españoles, muy interesados en aprender inglés

Está a la orden del día el bajo nivel de inglés de los españoles en comparación con muchos otros países de la Unión Europea. Hasta un 18% de las personas que acude a aprender la lengua no cuenta con ningún tipo de formación previa al respecto, mientras que un 40% lo hacen tras haber dado sus primeros pinitos en la escuela. Un 27% asegura haber estudiado ya algún curso en academia o en clases particulares. El 15% restante tiene como experiencia previa búsquedas por Internet, entre otras.

Ante la evidente falta de nivel, los españoles se están poniendo manos a la obra para ser cada vez más competitivos en el mundo laboral. Tanto es así que ABA English ya cuenta con cerca de 350.000 de alumnos (17% en cuanto a porcentaje del estudio se refiere) en este país. Lo mismo ocurre con los italianos (17,2), los brasileños (11,8%) y franceses (10,6%). Otros de los países que lideran este ranking son México (8,2%), Colombia (4,2%) y Canadá (2,9%).

El inglés, un valor añadido para trabajar

Tener un buen nivel de inglés es algo deseado por millones de españoles, conscientes de que se pueden quedar aislados laboralmente si no son capaces de hablar la lengua con fluidez. Las empresas valoran que sus empleados estén tratando de perfeccionar su dominio del inglés. Tanto es así que el 57% de los españoles que estudian inglés se encuentran además trabajando. Un dato que refleja la estrecha relación existente entre trabajar y hablar inglés. El resto de los encuestados están buscando trabajo (23%) o aún estudiando (20%).

¿Cuestión de hombres o de mujeres?

A diferencia que en el pasado, son ya muchas las mujeres que ocupan cargos directivos y de alto nivel. Sus inquietudes por aprender son mayores, incluso para mejorar su formación con el dominio de una lengua extranjera. Según el reciente estudio de ABA English, el 54% de los españoles que cursan inglés son mujeres, mientras que el 46% restante son hombres.

Los más mayores, los nuevos estudiantes

Tenemos la tendencia a pensar que el estudio de inglés está hecho para los más jóvenes. Sin embargo, es cada vez más frecuente ver cómo la gente mayor se interesa por aprender una nueva lengua, ya sea por motivos familiares -como puede ser el caso de querer entender un nuevo idioma para viajar a ver a un hijo que vive en el extranjero- o por la simple razón de enriquecerse culturalmente.

Sea como fuere, lo cierto es que el 15% de los españoles que cursa inglés tienen 55 años o más, mientras que el 23% iguala o supera la barrera de los 45 años. El 27% de los estudiantes de esta lengua extranjera tienen entre 35 y 44 años, un 22% entre 25 y 34 años, mientras que, sorprendentemente, los menores de 25 años sólo representan el 14% del total.

Fuente:

http://ecoaula.eleconomista.es/interstitial/volver/216172702/campus/noticias/6261491/11/14/6-de-cada-10-espanoles-estudian-ingles-por-motivos-laborales.html

Una de cada tres ofertas de trabajo pide saber idiomas y el inglés es el más demandado.

Una de cada tres ofertas de empleo en España requiere conocimientos de, al menos, un idioma, según se recoge en el último informe Infoempleo Adecco del mes de noviembre. Esta tendencia sigue al alza y viene determinada por la actividad laboral que se desarrolla en el puesto de trabajo, los referentes de conocimiento especializado para ese puesto y la nacionalidad de la empresa.

El inglés sigue siendo la lengua más demandada, con el 88,9% de las ofertas. Le sigue (de lejos) el alemán, que se convierte por primera vez en la segunda lengua con el 7,2% de las ofertas, desbancando al francés, que desciende a la tercera posición con el 7,1% de los puestos de trabajo.

Pero, a pesar de que la mayoría de las empresas lo requiere, ¿por qué todavía en España el inglés no se domina correctamente? ¿aprender inglés es realmente complicado para los españoles? ¿cuáles son los motivos de que cause tanta confusión?

1- Familias lingüísticas distintas

El inglés no es una lengua romance, sino que es de origen germánico, por lo que cuenta con sonidos vocálicos que no tenemos. El sistema del español está compuesto por 5 vocales, mientras que en inglés hay más del doble de sonidos vocálicos. Este hecho deja a los españoles más vulnerables que, por ejemplo, los portugueses, ante el inglés. Nuestros vecinos parten con ventaja al contar con un sistema vocálico todavía más complejo que el anglosajón.

2- Traducciones al pie de la letra

El apasionante mundo de las malas traducciones del español al inglés, y viceversa, parece inagotable. Es importante saber que once a day no se traduce como “once veces al día”, o que cuando queremos destacar en inglés que algo “es la leche”, no hay que soltar It’s the milk.

3- Despiste de género

Los ingleses sufren aprendiendo que “moto” es una palabra femenina, o que “planeta” es masculina, a pesar de sus terminaciones. Pero nosotros también nos encontramos con dificultades cuando tratamos de usar en inglés nuestro pronombre “su”, que se acaba desdoblando en his, her o its. Un apunte vital de acordarse si no queremos dar a entender que nuestra novia es un hombre, o que nuestro padre es en realidad una mujer.

4- La ortografía y la pronunciación

El inglés parece carecer de reglas de ortografía y de pronunciación. En castellano, por ejemplo, la “a” siempre se pronuncia “a”, sin complicarnos la vida. En cambio, en el inglés la “a” puede sonar “a”, como en el caso de Apple, o “ey”, como en “ape”. Y si la vocal se combina con otra, la pronunciación se enreda todavía más.

5- Sílaba tónica

Algunas palabras que terminan con el sonido “el” se escriben “-el”, tales como “novel” o “cancel”, pero otras van con “-le” como cable o little. ¿A qué se debía todo esto? Muy sencillo. Las palabras que terminaban en “-el” tenían sílaba tónica aguda, es decir, al final. Pero el idioma ha ido evolucionando y su forma de escribir ya no refleja su pronunciación.

6- Arbitrariedad histórica

Muchos esfuerzos se hicieron en el pasado para estandarizar la forma de escribir el inglés. No obstante, en muchas ocasiones los académicos encargados de ello acabaron creando más caos del necesario.

Por ejemplo, en el siglo XVI decidieron insertar una “b” en las palabras dette (deuda) y doute (duda) para así recordar mejor su raíz latina. Ahora las vemos escritas como debt y doubt, claro que ambas “b” son mudas.

7- Dos son compañía

En castellano los verbos cambian con el sujeto, por lo que no necesitamos mencionarlo. Así, podemos decir tranquilamente “jugó” y entender que se está hablando de la tercera persona del singular. Pero en el inglés es otra historia. Si decimos play podemos estar hablando de él, pero también de nosotros, de ellos… ¡Imposible tenerlo claro! Por ello, en inglés es vital indicar siempre el sujeto si queremos que nos entiendan.

Fuente:

http://www.libremercado.com/2014-12-02/por-que-a-los-espanoles-nos-cuesta-aprender-ingles-1276534972/

9 razones por las que la gente no alcanza la fluidez en inglés

1. “No soy bueno con los idiomas”

Es cierto que algunas personas son mejores aprendiendo idiomas que otras, pero tienes que aceptar que hay gente que simplemente, con o sin un don, lo anhelan más.

En este sentido, el mejor don que puedes tener es REALMENTE QUERER APRENDER. Al menos que tengas algunas deficiencias de aprendizaje serias, estás en perfectas condiciones para aprender inglés. Puede que requiera de más dedicación y paciencia, mejores estrategias, hábitos de estudio y conciencia de tu estilo de aprendizaje; pero decir que lo que te detiene es el hecho de que no eres muy bueno con los idiomas, no es una buena excusa.

La gran mayoría de la gente que ha aprendido a hablar inglés como una segunda lengua no tiene un don., sino que han aprendido a través del trabajo duro y persistente, evitando excusas y superando los obstáculos que todo el mundo afronta.

2. “Me da mucha vergüenza hablar”

Si no lo usas, lo pierdes. La vergüenza o la pereza que impide que hables hará que olvides todo lo que has aprendido hasta ese momento en tu proceso de aprendizaje. Éste es el gran problema que muchos institutos tienen: no crean suficientes oportunidades para hablar en situaciones auténticas.

Si no usas las cosas básicas que aprendes, ningún tipo de gramática avanzada te ayudará a recordar las cosas que has aprendido superficialmente y olvidado por falta de ponerlas en práctica.

Sumado a esto, el hecho de no hablar contribuye a un bloqueo psicológico de todo el proceso de aprendizaje. Así que ¿cuál es el mejor consejo? Abre tu boca. Ya sea en el aula, en la ducha, con amigos que hablan poco o mucho, o con extranjeros en la vida real o por Skype, deja de sentir vergüenza y ABRE TU BOCA.

3. “Los adultos no aprenden idiomas muy bien”

A pesar de que es cierto que un adulto no tiene la misma habilidad que un niño para aprender un idioma extranjero, creo que muchos no nos estamos dando el crédito suficiente. Ser un estudiante adulto tiene muchas ventajas, como por ejemplo: mayor consciencia de nuestro proceso de aprendizaje, el hecho que sabemos lo que queremos, y el hecho que podemos planificar nuestro proceso.

Mientras que es cierto que la mayoría de los estudiantes de idioma adultos nunca perderán completamente su acento, es posible reducirlo usando métodos inteligentes. Sin embargo, si te estás comunicando bien, ¿cuál es el problema con tener un acento? Es quienes somos, de dónde venimos, y una parte importante de nuestra identidad. A veces incluso nos hace sonar sexy y exóticos.

El mundo está lleno de estudiantes de idioma adultos que hacen un excelente trabajo comunicándose y no hay razón por la que no puedes ser uno de ellos.

4. “No tengo tiempo”

No necesitas inscribirte en un instituto de inglés, pagar mucho dinero, o  disponer de varias horas libres por día.

Con tan solo inscribirte y asistir al programa adecuado tendrás mucha ayuda y recibirás una estructura adecuada. Si realmente no tienes tiempo, usa tu imaginación y aprende de la mano de la tecnología en los momentos que más te convenga.

Inglés para la vida es un excelente sitio para comenzar. Allí encontrarás muchos podcasts gratuitos que puedes descargar para aprender mientras, por ejempli, manejas tu auto. Además puedes hacer uso de blogs, videos de Youtube, y muchos otros recursos gratuitos. Si te esfuerzas lo suficiente buscando, encontrarás toneladas de recursos que te ayudarán a aprender inglés sin necesidad de que gastes un centavo.

5.“Necesito ir a un país de habla inglesa”

No necesitas viajar al otro lado del océano para entrar en contacto con el idioma. Hay personas que hablan inglés en todos lados si realmente te tomas el tiempo para buscarlos, y cuando estés en un punto de tu aprendizaje en el que la “inmersión” es algo que te daría un gran impulso, hay otras opciones también.

Puedes encontrar extranjeros en tu ciudad. En Belo Horizonte conozco tres comunidades internacionales: Real Life English, Minas Internacional, y Couch Surfing. Aparte de esto puedes organizar tu vida de forma tal que recibas un constante flujo de inglés nativo, con recursos como podcasts, radios online, programas de televisión, películas, y música.

Lo más importante es hagas del inglés una parte de tu vida. Encuentra la forma para hacerlo divertido.

6. Falta de un propósito claro

Mucha gente no tiene un verdadero PORQUÉ por el cual aprender un idioma. Aun si es cierto que tienes que estudiar inglés por tu profesión, si ésta es la primera cosa que se te viene a la cabeza cuando piensas en el idioma, el proceso de aprendizaje será largo, lento y tedioso. Esto conlleva a la falta de amor por lo que haces y a tener un enfoque mecánico.

Aquellos que aprenden el idioma por motivación externa, generalmente no lo disfrutan. Se aburren y cansan fácilmente y no muy a menudo se dedican a ello.

Entonces, ¿cuál es la solución? Busca un propósito más profundo y cultívalo. Piensa en lo que estás aprendiendo y usa esto como una fuente de inspiración. Aquí encontrarás una inspiradora historia de propósito y perseverancia aplicada al aprendizaje de un idioma.

7. Falta de responsabilidad

Mucha gente pretende pagar para que alguien aprenda inglés por ellos, o adquirir el idioma como si fuera un chip que se inserta en el cerebro. No entienden que para aprender un idioma, uno necesita asumir la responsabilidad que ello implica, y no dejar el aprendizaje en las manos de un profesor, instituto o circunstancias de la vida.

Por supuesto, un instituto o un profesor también tienen sus propias responsabilidades a cumplir, pero el profesor en si es más un facilitador que debe mostrarle al estudiante la puerta al aprendizaje. TÚ eres el que tiene que caminar a través de ella con tu propia fuerza de voluntad.

El inglés no es un chip en tu cerebro, sino un proceso personal en el que debes trabajar todos los días. Sí, TODOS LOS DÍAS. La excelencia (=fluidez) no es algo fácil o rápida. No se obtiene con esfuerzos al azar de dos veces a la semana.

8. Falta de un buen plan/método

Si quieres aprender inglés, necesitas decidirte, clarificar los motivos, investigar bien el camino hacia el éxito, y recién entonces ordenar tu vida y ejecutar. A menudo mucha gente no organiza su vida en torno a un aprendizaje exitoso del inglés porque no tienen un buen plan, no se hacen un tiempo para aprender día a día (afuera del aula), y no investigan qué es lo que hace que un instituto y/o método sea bueno.

La gente busca soluciones rápidas y sencillas a los problemas que tienen que afrontar. Si no tienes éxito aprendiendo inglés, detente y pregúntate a ti mismo “¿por qué quiero aprender?” y asume la responsabilidad de tu propio aprendizaje. Y RECIÉN ENTONCES  puedes comenzar a buscar gente que te pueda ayudar.

Reflexiona acerca de las cosas que he mencionado aquí y luego conversa con tus amigos que han tenido éxito aprendiendo inglés. Pídeles consejos, investiga en internet, visita varias instituciones, observa algunas clases, y aprende a diferenciar lo que es un uso astuto del marketing y lo que es verdadera calidad.

9. Falta de imaginación

La vida y el inglés no son dos cosas separadas cuando usas tu imaginación para aprender. El problema es que la mayoría de la gente trata al inglés como si fuera una materia de la escuela, lo cual es el peor modo para aprender un idioma. A pesar de que estas estrategias pueden (en cierta medida) ayudar, la fluidez en el inglés no se consigue a través de la memorización, gramática o libros de ejercicios.

La fluidez es una danza, un arte, una práctica y una pasión. El estudiante debe relacionar su experiencia de vida con el idioma, para así poder hacer que su imaginación y estilo de estudio fluyan, y para poder dar significado al proceso de aprendizaje. Esto va de la mano con tener un sentido de propósito (#6) porque la imaginación generalmente proviene de un propósito.

Éstos son algunos signos que pueden indicarte que no estás usando tu imaginación: no te diviertes, no tienes ansias por aprender, inventas excusas, y no utilizas tus habilidades naturales.

Entonces, ¿cómo incentivar tu imaginación? Clarifica cuál es el propósito que te lleva a querer aprender y conéctalo con lo que haces y disfrutas, incluyendo tus habilidades naturales, tus intereses, y tu vida. Eso es imaginación.

Qué puedes hacer hoy

Un desafío para ti: tómate 20 minutos para pensar qué es lo que te detiene. Realiza un lluvia de ideas. Anota en un papel un millón de ideas sin filtro alguno. ¿Por qué quieres aprender inglés? ¿En qué eres bueno y cómo puedes aplicar eso al inglés? ¿Cómo puedes cultivar placer por aprender inglés?

No dejes que ninguna excusa te distraiga. Asume la responsabilidad y acepta las respuestas. Piensa acerca de algo que amas hacer e imagina cómo sería si tuvieras la misma pasión por el inglés. Recuerda: “la vida es un viaje, no un destino”. Exactamente lo mismo es tu aprendizaje del inglés. La pregunta del millón es: ¿cómo podrías disfrutar cada paso y al mismo tiempo estar seguro que estás en el buen camino hacia la fluidez? La respuesta solo la sabes tú.

Fuente:

http://reallifeglobal.com/la-fluidez-en-ingles/

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Autumn Leaves

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Autumn Leaves (Originally “Les Feuilles Mortes” by Joseph Kosma & Jacques Prévert, 1945)

The falling leaves
Drift by the window
The autumn leaves
All red and gold
I see your lips
The summer kisses
The sunburned hands
I used to hold.

Since you went away
The days grow long…
And soon I’ll hear
Old winter songs
But I miss you most of all
My darling, when autumn leaves start to fall…

C’est une chanson
Qui nous ressemble
Toi qui m’aimais
Et je t’aimais
Nous vivions tous les deux ensemble
Toi qui m’aimais
Moi qui t’aimais

Mais la vie sépare
Ceux qui s’aiment
Tout doucement
Sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Since you went away
The days grow long…
And soon I’ll hear
Old winter songs
But I miss you most of all
My darling, when autumn leaves start to fall…

Source:

http://lyricstranslate.com/en/Edith-Piaf-Autumn-Leaves-lyrics.html

Yves Montand – Les Portes de la Nuit (1946)

Video:

Edith Piaf (1950)

Recording:

Nat King Cole (1956)

Video:

Robert Aldrich – Autumn Leaves (Movie, 1956)

Video:

http://www.tcm.com/mediaroom/video/278126/Autumn-Leaves-Movie-Clip-Mind-If-I-Join-You-.html

Frank Sinatra (1956)

Video:

Video:

Jerry Lee Lewis (1971)

Video:

Eva Cassidy (1996)

Video:

Andrea Bocelli (2006)

Video:

Iggy Pop (2009)

Video:

Eric Clapton (2010)

Recording:

Victor Mendoza (2011)

Video:

Jermaine Jackson & David Serero (2013)

Video:

L’Automne est arrivé

Albert Samain – Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.
L’Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;
Et voici que s’afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.
Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos
S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.
Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.
Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…
Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.
Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.
Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L’âme impure est pareille à la fille de joie.
Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.
L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,
S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.
Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le coeur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.
C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,
Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,
L’essence fine de la vie intérieure.
Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.
C’est la bonne saison, entre toutes féconde,
D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !
Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :
Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,
L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1853/albert-samain-automne/

Alphonse de Lamartine – L’Automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?
Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-215/alphonse-de-lamartine-automne/

Renée Vivien – L’Automne

L’Automne s’exaspère ainsi qu’une Bacchante,
Folle du sang des fruits et du sang des baisers
Et dont on voit frémir les seins inapaisés…
L’Automne s’assombrit ainsi qu’une Bacchante
Au sortir des festins empourprés. Elle chante
La moite lassitude et l’oubli des baisers.
Les yeux à demi-morts, l’Automne se réveille
Dans le défaillement des clartés et des fleurs,
Et le soir appauvrit le faste des couleurs.
Les yeux à demi-morts, l’Automne se réveille :
Ses membres sont meurtris et son âme est pareille
Aux coupes sans ivresse où s’effeuillent les fleurs.
Ayant bu l’amertume et la haine de vivre
Dans le flot triomphal des vignes de l’été,
Elle a connu le goût de la satiété.
L’éternelle amertume et la haine de vivre
Corrompent le festin où le monde s’enivre,
Étendu sur le lit de roses de l’été.
L’Automne, ouvrant ses mains d’appel et de faiblesse,
Se meurt du souvenir accablant de l’amour,
Et n’ose en espérer l’impossible retour.
Sa chair de volupté, de langueur, de faiblesse.
Implore le venin de la bouche qui blesse
Et qui sait recueillir les sanglots de l’amour.
Le cœur à demi-mort, l’Automne se réveille
Et contemple l’amour à travers le passé.
Le feu vacille au fond de son regard lassé.
Le cœur à demi-mort, l’Automne se réveille :
La vigne se dessèche et périt sur la treille…
Dans le lointain pâlit la rive du passé.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1922/renee-vivien-automne/

Nérée Beauchemin – Roses d’Automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.
Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.
Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.
En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.
Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-874/neree-beauchemin-roses-automne/

Charles Baudelaire – Chant d’Automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.
J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l’été blanc et torride,
De l’arrière-saison le rayon jaune et doux !

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-592/charles-baudelaire-chant-automne/

Vidéo:

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Paul Verlaine – Chanson d’Automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1824/paul-verlaine-chanson-automne/

Charles Trénet – Chanson d’Automne (Verlaine)

Vidéo:

http://www.ina.fr/video/I07085686

Léo Ferré – Chanson d’Automne (Verlaine)

Vidéo:

Yves Montand – Les Feuilles Mortes

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Paroles:

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

{Refrain:}
C’est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie.
Je t’aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t’oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n’ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais,
Toujours, toujours je l’entendrai !

{Refrain}

Quelle:

http://musique.ados.fr/Yves-Montand/Les-Feuilles-Mortes-t61830.html

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Iggy Pop (2009)

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Serge Gainsbourg – La Chanson de Prévert

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Paroles:

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
cette chanson était la tienne,
c’était ta préférée, je crois
qu’elle est de Prévert et Kosma.

Et chaque fois les feuilles mortes
te rappellent à mon souvenir,
jour après jour
les amours mortes
n’en finissent pas de mourir.

Avec d’autres bien sûr je m’abandonne,
mais leur chanson est monotone
et peu à peu je m’indiffère,
à cela il n’est rien a faire.

Car chaque fois les feuilles mortes
te rappellent à mon souvenir,
jour après jour
les amours mortes
n’en finissent pas de mourir.

Peut-on jamais savoir par où commence
et quand finit l’indifférence ?
Passe l’automne, vienne l’hiver
et que la chanson de Prévert,

Cette chanson,
Les feuilles mortes,
s’efface de mon souvenir
et ce jour là
mes amours mortes
en auront fini de mourir.

Et ce jour là
mes amours mortes
en auront fini de mourir.

Quelle:

http://www.metrolyrics.com/la-chanson-de-prevert-lyrics-gainsbourg-serge.html

Alain Morisod & Sweet People – La Chanson de Prévert

Vidéo:

Dialectes en France

Le français comme langue officielle

La victoire du français comme langue officielle sera consacrée le 15 août 1539 par François 1er, lors de l’ordonnance de Villers-Cotterêts qui stipule que désormais tous les actes administratifs seront passés en français. Cette mesure, prise autant pour faciliter le travail de l’administration, dont certains membres ignoraient le latin, que pour imposer la langue du roi dans les provinces, fit du français la langue de l’Etat.

Et afin qu’il n’y ait cause de douter sur l’intelligence desdits arrests, nous voulons et ordonnons qu’ils soient faits et escrits si clairement, qu’il n’y ait ne puisse avoir aucune ambiguïté ou incertitude, ne lieu à demander interprétation. (article 110)

Et pour ce que de telles choses sont souvent advenues sur l’intelligence des mots latins contenus esdits arrests, nous voulons d’oresnavant que tous arrests, ensemble toutes autres procédures […] soient prononcez, enregistrez et delivrez aux parties en langaige maternel françois et non autrement. (article 111)

L’officialisation du français par l’ordonnance de Villers-Cotterêts a joué en faveur de l’extension du français, faisant franchir un pas décisif à cette langue, non seulement par rapport au latin, mais par rapport aux dialectes. Toutefois cette ordonnance n’avait fait que remplacer une langue écrite, le latin, par une autre langue écrite, le français, et les notaires avaient souvent simplement pris l’habitude de rédiger en français les testaments de gens qui continuaient à parler patois, comme en témoignent, en plein XVIIe siècle, les aventures arrivées à Racine et à La Fontaine.

« Racine raconte ainsi son voyage à Uzès dans une lettre de 1661 à son ami La Fontaine : “J’avais commencé dès Lyon à ne plus guère entendre le langage du pays, et à n’être plus intelligible moi-même. Ce malheur s’accrut à Valence, et Dieu voulut qu’ayant demandé à une servante un pot de chambre, elle mit un réchaud sous mon lit. Vous pouvez imaginer les suites de cette maudite aventure, et ce qui peut arriver à un homme endormi qui se sert d’un réchaud dans ses nécessités de nuit”. Le voyage se poursuit et, à Uzès, il ne comprend tout d’abord rien à ce qui se dit autour de lui. Au bout d’un certain temps, il reconnaît dans ce qu’il entend quelque chose qui ressemble à un mélange d’italien et d’espagnol, et il parvient alors à établir la communication ». (Henriette Walter, Le français dans tous les sens, Paris, Robert Laffont, 1988 : 105).

« A la même époque, La Fontaine, au cours de son voyage en Limousin, est un peu perdu dans les environs de Bellac : “Comme Bellac n’est éloigné de Limoges que d’une petite journée, nous eûmes tout le loisir de nous égarer, de quoi nous nous acquittâmes fort bien et en gens qui ne connaissaient ni la langue, ni le pays” » (op. cit. : 105).

Un siècle plus tard, à la veille de la Révolution, la situation n’a guère changé comme le montre Thomas Jefferson dans une lettre adressée à William Short le 27 mars 1787.

L’invention de l’imprimerie au XVIe siècle marque, certes, une date importante, car elle contribua beaucoup à diffuser la langue officielle. Cependant, dans une France majoritairement rurale (85% de la population jusqu’au milieu du XIXe siècle), qui n’éprouve pas le besoin d’une communication hors de la communauté locale, les patois résisteront très longtemps car la véritable politique, visant à faire du français la langue de tous les Français, ne commencera qu’à la fin du XVIIIe siècle, avec la Révolution qui considérera qu’à une patrie unique doit correspondre une langue unique.

Pour les révolutionnaires, le peuple doit avoir accès au français, senti comme l’apanage des classes dominantes tandis que les idiomes régionaux apparaissent comme des obstacles à la propagation des idées révolutionnaires.

Le Rapport de l’abbé Grégoire à la Convention, daté du 16 prairial an II, et intitulé Rapport sur la nécessité de détruire les patois, donne un aperçu de la situation linguistique de la France telle qu’elle ressort de l’enquête lancée durant les années 1790 et 1791.

On peut assurer sans exagération qu’au moins six millions de Français, surtout dans les campagnes, ignorent la langue nationale ; qu’un nombre égal est à peu près incapable de soutenir une conversation suivie ; qu’en dernier résultat, le nombre de ceux qui la parlent purement n’excède pas trois millions, et probablement le nombre de ceux qui l’écrivent correctement encore moindre.
Ainsi, avec trente patois différents, nous sommes encore, pour le langage, à la tour de Babel, tandis que, pour la liberté, nous formons l’avant-garde des nations. (Lettres à Grégoire sur les patois de France 1790-1794. Documents inédits. Genève, Slatkine Reprints, 1969 : 293).

Il fallut attendre la 3ème république pour qu’aboutisse ce programme d’éradication des dialectes avec la loi de 1881, appelée loi Camille Sée, qui crée un enseignement secondaire laïc à l’usage des jeunes filles, et celle, surtout, de 1882, loi Jules Ferry, qui institue l’école primaire, gratuite, obligatoire et laïque. L’usage des langues régionales est interdit à l’école, même pendant les récréations, et l’enfant surpris à parler patois reçoit une punition. Dans les campagnes cependant, une fois rentré à la maison, l’enfant retrouve ses parents et ses grands-parents et, avec eux, le patois. En 1914 les régiments constitués par régions durent rapidement, devant l’immensité des pertes, être recomposés avec des hommes venus de toutes les provinces et qui peinèrent à s’exprimer en français, langue apprise à l’école primaire et peu pratiquée.

La disparition des dialectes a aussi été accélérée par l’exode rural, qui date de l’expansion industrielle du milieu du XIXe siècle. La diffusion de la radio, puis de la télévision, vont achever de généraliser l’usage du français standard.

Les deux causes majeures de la disparition presque totale des dialectes restent l’institution d’un enseignement primaire obligatoire et la généralisation de la radio et de la télévision.

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http://cle.ens-lyon.fr/plurilangues/les-francais-et-leurs-langues-enquetes-sur-les-patois-dialectes-et-mots-regionaux-132848.kjsp?RH=CDL_PLU120000

Langues régionales : la France ou la tour de Babel ?

78 langues régionales vont bientôt être reconnues : l’occitan, le breton, l’arabe dialectal, l’arménien occidental… Tant pis pour l’unité nationale

L’affaire est entendue : sauf surprise, la France va ratifier la Charte européenne des langues régionales. L’Assemblée nationale a largement voté en faveur d’une modification de la Constitution et le Sénat s’apprête à en faire autant. Si les trois cinquièmes des suffrages sont atteints dans les deux chambres, la voie sera ouverte à la convocation du Congrès. Le texte a été soigneusement ficelé pour éviter les écueils juridiques et faire en sorte que le Conseil constitutionnel ne retoque pas le texte. En 1999, les sages avaient en effet estimé que le projet proposé à cette époque portait atteinte à l’indivisibilité de la République et était en contradiction avec l’article 2 de la Constitution. Celui-ci précise que le français est la langue de la République. Donc, soyons rassurés : même au fond du Finistère, du Pays basque ou dans le 93, on devra vous parler français au bureau de poste. Ouf !

Malgré les précautions prises, et sans vouloir caricaturer, le gouvernement met le doigt dans un engrenage inutile et dangereux. Au moment où l’énergie nationale devrait être mobilisée pour sortir le pays de l’ornière, est-ce bien le moment de brandir ce qui divise plutôt que ce qui réunit ? De transformer une richesse culturelle, d’ailleurs bien ténue, en machine politique ?

L’usage des langues régionales n’a, en réalité, cessé de se rétrécir comme peau de chagrin. Le nombre de locuteurs bretons en France est à peu près égal à celui des Indiens Navajo aux États-Unis. Pour des raisons politiques, les croisés des langues régionales gonflent les chiffres artificiellement. Il suffit de savoir prononcer trois mots dans un dialecte quelconque pour être aussitôt répertorié “locuteur”.

Un souvenir personnel : dans le village périgourdin berceau de ma famille, tout le monde s’exprimait jadis dans le patois local, un avatar de la langue d’oc. Chez le boucher, le boulanger, au bistrot, on n’entendait pas un mot de français. Tout cela est terminé. Il n’y a d’ailleurs plus de boucher, plus de boulanger, et le français est devenu la langue d’usage pour les rares habitants qui restent…

En Catalogne, au Pays basque espagnol, en Flandre, en Écosse, les germes du séparatisme progressent. Le morcellement de la souveraineté n’est pas nécessairement un progrès. L’Europe ne peut se construire que sur un socle solide et il n’en existe qu’un pour l’instant : celui des nations. La France est jusqu’à présent épargnée par le virus de la fragmentation : rois, empereurs, républiques ont tous eu le souci permanent depuis mille ans de préserver l’unité française. Donner des armes et des arguments aux agités régionalistes n’est pas un bon moyen de la renforcer.

Quelle:

http://www.lepoint.fr/monde/ou-va-le-monde-pierre-beylau/langues-regionales-la-france-ou-la-tour-de-babel-31-01-2014-1786293_231.php

Carte linguistique interactive de la France

http://www.lexilogos.com/france_carte_dialectes.htm

carte de la France

Patois et dialectes de la vieille France sauvegardés grâce au phonographe ?

En 1910, une société de philologues s’avise que, en plus d’un point, les patois de nos anciennes provinces sont en train de se perdre, et, armée de l’appareil à la fidélité duquel on peut se fier, s’apprête à entreprendre une « tournée » d’un genre particulier, en ayant recours au phonographe qui a déjà enregistré, pour la postérité, les voix d’or des chanteurs et des cantatrices célèbres

Ses membres, pendant qu’il en est encore temps, les recueilleront, ces patois, de la bouche des paysans conservant encore l’idiome ancestral, avec l’accent, qui leur donne leur physionomie propre. Ces dialectes, ces patois, par lesquels une race affirme son caractère particulier et qui ont une existence séculaire, disparaissent-ils vraiment, dans l’uniformité qu’amènent, en notre pays si varié d’aspects et de traditions, les facilités de plus en plus grandes de communication ?

Il faut bien le croire, écrit Jean Frollo, du Petit Parisien, puisque les philologues, étudiant spécialement la question, l’assurent. Il semble, du moins, que dans les régions qui ne gravitent pas autour d’une grande ville, nos patois aient encore la vie dure pour longtemps.

Et ne serait-il pas dommage qu’on les abandonnât, avec leur pittoresque, et, souvent, leurs heureuses trouvailles d’expression, qui ne sauraient avoir un équivalent dans une langue plus pure et plus savante. On se rappelle le joli couplet, dans une pièce de Maurice Donnay, sur la patrie : « La patrie, c’est des paysages que l’on a vus tout enfant… c’est des choses intimes, des souvenirs, des coutumes… c’est une vieille chanson. » Il aurait pu ajouter : « C’est un mot de patois tout à coup entendu. »

De l’attendrissement tient dans quelque phrase de la langue populaire parlée en un petit coin de France. Il faut toujours en revenir à la bonne formule de Félix Gras, défendant l’esprit particulariste, naguère imprudemment attaqué : « La France avant tout, et par-dessus tout. Mais j’aime ma province plus que ta province, j’aime mon village plus que ton village. » On a compris, heureusement, que l’amour des petites patries ne faisait que fortifier l’amour pour la grande. Tout le monde doit savoir le français correctement, mais, dans les relations entre gens qui ont la même origine, le patois a sa raison d’être. Il a des familiarités, il a, d’aventure, des « raccourcis », des nuances, où il y a un peu de l’âme d’un pays.

Je me souviens, écrit notre chroniqueur, qu’un artiste, qui a fait son chemin, me contait les tristesses de son arrivée à Paris, où il ne connaissait personne. Il était pauvre, il s’effrayait de toutes les difficultés qu’il trouvait, il était d’ailleurs un peu rude encore, venant de ses montagnes d’Auvergne. Il éprouvait, un jour, un profond découragement de son isolement, quand, traversant le jardin du Luxembourg, il entendit une femme, assise sur un banc, qui chantonnait en berçant son enfant :

Som, som, beni, beni,
L’efontou bou pas durmi.

Cette berceuse, c’était un écho du pays natal. Il tressaillit. Pour un instant, il n’était plus seul. Il revit, par la pensée, le village d’où il était parti, pour conquérir Paris, lui aussi. Il rêva ; il rêva d’y revenir célèbre. Ses réflexions reprirent un tour viril, il rassembla son courage ; il pensa à des démarches nouvelles à tenter. « Je crois bien, me disait-il en souriant, que c’est cette chanson en patois qui m’a sauvé. »

Le patois (car je ne parle pas des véritables langues, le breton, le provençal, le flamand, le basque, qui subsistent en France, précise Jean Frollo), c’est le français en déshabillé. Il garde souvent la trace des idiomes primitifs qui ont concouru à la formation de la langue officielle ; il correspond à des besoins locaux, et, avec ses archaïsmes curieux, il a presque toujours une grande puissance d’expression.

« Où le français ne peut atteindre, le gascon y arrive sans peine », disait, avec un peu de vantardise, Montaigne, qui, d’ailleurs, fut un des créateurs du français définitif. Le patois a eu, au demeurant, ses défenseurs, les uns parce qu’ils y trouvaient des mines de richesses historiques, les autres pour des raisons sentimentales, voyant là les vivantes reliques de l’esprit de nos pères. Les raisons historiques d’étudier les patois abondent : ne gardent-ils pas le souvenir des invasions successives, la langue des envahisseurs se mêlant à celle des envahis, s’absorbant, plutôt, en celle-ci ?

Et combien de particularités curieuses ! Dans le Midi, il n’est pas rare de voir deux villages voisins avoir chacun un patois distinct. Dans la Gironde, quelques bourgs, formés de l’ancien pays de Garacherie, parlent le patois saintongeois. Par suite d’anciens rapports politiques, les paysans des environs de Nancy et ceux des environs de Bouillon ont un semblable idiome, bien que ces villes soient éloignées l’une de l’autre.

Du wallon et du lorrain au périgourdin et au béarnais, la France compte une trentaine de patois différents, qui ont eux-mêmes leurs variétés. Déjà César avait été frappé de la diversité de langage dans l’ancienne Gaule.

Il est excellent de recueillir par le phonographe, pour l’avenir, ces idiomes locaux, ajoute notre journaliste, mais ce seraient des témoignages un peu frustes, sans les commentaires nécessaires. Nodier disait que si les patois n’existaient plus, il faudrait des académies tout exprès pour les retrouver. Mieux vaut s’occuper d’eux pendant qu’ils vivent encore. Il serait à souhaiter qu’on fît partout ce qu’a entrepris Charles Beauquier pour la Franche-Comté, avec sa méthode, et aussi avec sa tendresse pour les restes d’un passé menacé. La faune et la flore populaires, les traditions, les contes, toutes les particularités d’usage et de langue sont l’objet de ses soins attentifs.

Le patois est là fort riche. Le bétail intéresse particulièrement les paysans, comme il est naturel : il n’y a pas moins d’une cinquantaine de mots pour désigner le bœuf dans tous ses états de forme, d’âge, de couleur, et il y en a bien une centaine pour la vache. La traduction française ne donnerait pas une telle précision.

Rien que pour désigner l’état morbide des animaux, le vocabulaire que fournit le patois est considérable : un airot pour une bête qui, sans être précisément malade, n’engraisse pas ; un ajoumi pour un bœuf qui a trop mangé ; un asorodot, pour un bœuf qui a des grosseurs ; une équevolette, pour une vache qui a la queue coupée ; une grésille, pour une vache qui est, en somme, une mauvaise acquisition, etc. L’usage a fait vraiment une nécessité de ces expressions, qui ne seraient pas remplaçables.

Au début du XIXe siècle, nous apprend encore Le Petit Parisien, une enquête officielle fut faite sur les patois, exclusivement parlés, alors, par six millions de Français. L’idée était bonne, mais ce fut une enquête singulièrement menée. Elle fut confiée aux préfets, mais au lieu de les laisser libres de faire un rapport sur ce que les idiomes locaux présentaient de plus caractéristique, on leur imposa une sorte de thème, la parabole de l’Enfant prodigue, de sorte que, pour arriver à remplir les conditions du programme, on dut plier les patois à une manière d’exercice littéraire pour lesquels ils n’étaient pas faits, et ce travail fut fort artificiel.

De tous les côtés de la France arrivèrent ces « devoirs » laborieusement faits : « Un homme avait deux fils », etc, ce qui devint, selon les régions : — Ou sartin zoumou ave deu gaçon (Ain) — Ou n’oum avo deu s’afan (Ardennes) — Un onome obiou dous effons (Aveyron) — In homme avait deux fail (Charente), etc.

C’était un jeu un peu puéril. On a, heureusement, aujourd’hui, d’autres procédés d’investigation, et on prend un peu plus au sérieux l’étude de ces patois, qui permet d’apprendre beaucoup de choses intéressantes sur notre pays.

Quelle:

http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article7264

Onze idées reçues sur les langues régionales

Sujet aussi passionnel que mal connu en France, les langues régionales sont l’objet de nombreux a priori. Voici quelques idées reçues qui circulent à leur sujet.

1. Plus personne ne les parle

FAUX On confond parfois régression et disparition. Selon l’Insee, environ 3,5 millions de personnes utilisent régulièrement une langue régionale. Le problème est que la transmission se fait de plus en plus mal. Avant 1930, une personne sur quatre parlait une langue régionale avec ses parents. Une proportion tombée à… 3 % dans les années 1980 et 1990. De surcroît, elles sont surtout pratiquées par les plus de 50 ans. Elles suscitent toutefois de plus en plus d’intérêt chez les jeunes.

2. Elles n’ont pas un grand intérêt

FAUX. Comme le rappelle la linguiste Henriette Walter dans son excellent ouvrage Aventures et mésaventures des langues de France (Editions Honoré Champion, 2012), “le basque est l’une des langues les plus anciennes d’Europe”, “le breton est une langue celtique”, qui nous rattache à notre passé gaulois. Quant au peu connu francique lorrain, encore en usage en Moselle, il est l’idiome le plus proche de la langue que parlait Clovis.

La plupart des langues régionales parlées sur le territoire français sont issues du latin. C’est le cas non seulement des langues d’oc, au sud, mais aussi des langues d’oïl, au nord, ou encore du francoprovençal, du catalan et du corse.

Mais la France possède aussi une langue celtique, le breton, trois langues germaniques (l’alsacien, le flamand et le francique lorrain – ou platt), une langue non indo-européenne: le basque.

Au total, on compte ainsi en métropole une vingtaine de langues régionales. Il est difficile de donner un chiffre précis, car un débat existe pour savoir si les langues d’oc – le provençal, le languedocien, l’auvergnat, etc – forment une seule langue, qu’on appellerait l’occitan, ou plusieurs. Henriette Walter estime par exemple que le gascon, “qui se différencie très nettement des autres langues d’oc”, doit être considérée comme “une langue à part”.

3. Le français est supérieur aux langues régionales

FAUX. Linguistiquement, le français est, au départ, une simple langue d’oïl, cousine du normand ou du champenois. Il est devenu notre langue nationale tout simplement parce c’était la langue du pouvoir. Pour le dire d’une formule, le français est une langue régionale qui a réussi ! “Le français était au départ un dialecte comme les autres, mais il était celui du roi, confirme le linguiste Claude Hagège… C’est par volonté politique, et non en fonction de ses qualités linguistiques, qu’il a été imposé au pays. Les langues régionales, poursuit-il, possèdent une richesse au moins comparable, sinon supérieure, au français. Ainsi, en poitevin, subsiste le genre neutre, en plus du masculin et du féminin. Et en gascon, l’imparfait du subjonctif continue d’être pratiqué, même à l’oral.”

Le mouvement d’unification linguistique du pays s’est accompagné de ce qu’il faut bien appeler une propagande. Pour asseoir “sa” langue, le français, l’Etat a longtemps présenté comme de vulgaires patois sans intérêt des langues comme le corse, le breton ou le béarnais. Cette propagande a d’autant mieux réussi que rares sont les Français à disposer de connaissances sur les langues régionales – il est vrai que l’on a rarement cherché à leur en donner. Même les locuteurs se sont peu à peu persuadés de leur infériorité! Jusqu’à les présenter eux-mêmes comme des “patois”, définis ainsi par le Petit Robert : “parler local, dialecte employé par une population généralement peu nombreuse, souvent rurale, et dont la culture, le niveau de civilisation sont jugés comme inférieurs à ceux du milieu environnant.”

Ce qui est vrai, bien sûr, c’est que la plupart des grands auteurs nés sur le territoire français se sont exprimés en français, puisque c’était la seule langue enseignée et valorisée. Même si les parlers d’oc, en particulier, ont toujours disposé d’une littérature assez riche. Le poète provençal Frédéric Mistral a même été couronné par le prix Nobel de littérature (1904).

4. Elles sont condamnées par la mondialisation

PAS SÛR. Les langues régionales peuvent aussi présenter un intérêt économique. Les Alsaciens commercent plus facilement avec les Allemands, les Basques et les Catalans avec leurs cousins situés en Espagne. Et, selon certains chercheurs, le succès de l’économie bretonne repose en partie sur la capacité de cette région à défendre et à valoriser son identité locale.

Par ailleurs, les langues régionales représentent en soi une richesse culturelle souvent sous-évaluée. Le breton nous rattache ainsi à notre passé gaulois. Les langues régionales possèdent par ailleurs une riche littérature puisque la plupart d’entre elles sont des langues écrites, ce qui n’est le cas que d’environ 200 des 6700 langues recensées dans le monde.

Plus fondamentalement encore, une langue ne sert pas seulement à communiquer. Elle exprime aussi un rapport au monde, une manière de penser. A ce titre, les langues régionales représentent “l’une des grandes richesses culturelles de la France”, selon Claude Hagège. Pour le comprendre, il suffit de se demander comment les Français réagiraient si, dans quelques décennies, sous prétexte “d’efficacité”, l’Europe interdisait de transmettre la langue française à l’école de la République et y imposait l’anglais comme langue unique.

5. Les enseigner à l’école est inutile: mieux vaut apprendre l’anglais

FAUX. Les deux démarches ne sont pas contradictoires. Tous les linguistes le disent: connaître, dès son jeune âge, une deuxième langue permet d’en apprendre plus facilement d’autres ensuite. De plus, il existe des passerelles évidentes entre langues régionales et langues étrangères: un locuteur alsacien apprendra très facilement l’allemand; un Flamand le néerlandais, un Corse l’italien, etc.

6. Elles sont désormais reconnues en France

PAS VRAIMENT. Il est exact qu’elles ne sont plus combattues comme elles l’ont été après la Révolution française, lorsque l’abbé Grégoire rédigeait son rapport sur “la nécessité et les moyens d’anéantir les patois”. Il est exact aussi qu’à l’école, l’enfant surpris en train de parler corse ou breton ne subit plus de réprimande, comme ce fut le cas sous la IIIe République. Certaines mesures positives ont même été prises en leur faveur. Elles sont ainsi enseignées quelques heures par semaine dans certaines classes, voire en immersion complète dans des écoles associatives (Ikastolas au Pays basque, Diwan en Bretagne, etc). Elles bénéficient de (rares) créneaux horaires à la radio et à la télévision et elles ont même fait leur apparition en 2008 dans la Constitution au titre (Article 75-1 : “Les langues régionales appartiennent au patrimoine de la France”)

Mais, comme on le constate dans la pratique, cette politique est largement insuffisante si l’on souhaite vraiment les sauver. Il suffit d’observer la situation du catalan, florissant en Espagne et moribond en France. Il est vrai qu’au sud de la frontière, son usage est imposé (et exclusif) sur les panneaux de signalisation routière (sauf sur les autoroutes), à l’université (pour la majorité des cours) et sur certaines chaînes de télévision. Des mesures qui feraient sans doute sursauter chez nous.

7. Si les langues régionales régressent, c’est parce que plus personne n’a envie de les parler

VRAI ET FAUX. Il est incontestable que de nombreux parents ont choisi volontairement de ne plus parler gascon ou flamand à leurs enfants. Mais pourquoi ? Parce qu’ils pensaient ainsi favoriser leur réussite scolaire et sociale, seul le français étant enseigné et exigé pour trouver un emploi. Il en aurait été différemment s’ils avaient été en usage dans les administrations et les entreprises.

Car le facteur économique joue un rôle considérable dans la dynamique des langues. Des peuples ont souvent changé d’idiome pour cette seule raison, comme le montre cet exemple donné par l’université de Laval, au Québec. “L’un des cas les plus connus de mutations linguistiques successives concerne celui des Kamasins. Ce peuple de Sibérie a changé de langue trois fois en 50 ans! En effet, les Kamasins parlaient originellement une langue samoyède (le kamasin); ils ont commencé à parler le turc vers 1840 et ne parlaient plus que cette langue 20 ans plus tard; à partir de 1890, les Kamasins avaient déjà abandonné le turc pour le russe.”

Les biscuits et les gâteaux de France

8. Dans un pays, il ne peut y avoir qu’une seule langue

FAUX. Il existe environ 6800 langues dans le monde, sachant qu’il y a 193 membres à l’ONU. On compte donc en moyenne 35 langues par Etat. Une cinquantaine de ces Etats sont officiellement multilingues, comme la Belgique ou l’Espagne.  Ce qui est vrai, c’est que les Etats tendent à adopter une langue unique, pour des raisons d’efficacité économique et d’unité politique. Quant aux pays qui pratiquent le multilinguisme, ils le font rarement pour des raisons philosophiques, mais pour préserver la paix sociale: le Québec a arraché des mesures en faveur du français car le Canada craignait la partition du pays.

9. La disparition des langues régionales est inéluctableVRAI ET FAUX. Il existe une tendance incontestable au déclin des langues dans le monde. Selon Claude Hagège, il en existait environ 10 000 à la fin du Moyen Âge (avant la colonisation européenne). A l’heure actuelle, l’humanité en perd environ une tous les quinze jours. Mais ce mouvement connaît des exceptions notables. Les langues régionales ne sont pas menacées en Suisse pour la bonne et simple raison que l’allemand, le français, l’italien et le romanche sont toutes considérées comme des langues… nationales ! Le catalan, on l’a dit, mais aussi le basque se portent beaucoup mieux en Espagne qu’en France. Leur situation dépend donc pour l’essentiel des mesures dont elles bénéficient dans chaque pays.

10. Les langues régionales alimentent les sentiments indépendantistes

OUI ET NON. Oui, dans la mesure où la langue est un attribut essentiel de l’identité. C’est parce que la France est un pays composite, réunissant des Basques et des Alsaciens, des Corses et des Flamands, des Auvergnats et des Normands, qu’elle s’est dotée d’un Etat fort et qu’elle a toujours cherché à effacer les particularismes régionaux. A l’inverse, assimiler tous les amoureux des langues régionales à des poseurs de bombes serait aller un peu vite en besogne. Nombre d’entre eux souhaitent simplement qu’elles ne se perdent pas. Des pays comme la Suisse ou la Finlande (où réside une importante minorité suèdophone) montrent que le multilinguisme ne s’oppose pas toujours à l’unité nationale.

11. La défense des langues régionales oppose la droite et la gauche

FAUX. Des parlementaires des deux bords travaillent ensemble sur cette question à l’Assemblée nationale et au Sénat. Et elles comptent dans chaque camp des partisans et des adversaires.  A gauche, le très jacobin Jean-Luc Mélenchon ne les apprécie guère tandis que François Hollande souhaite la ratification de la charte européenne des langues régionales.  A droite, le député UMP Marc Le Fur les défend avec ferveur, alors que Nicolas Sarkozy a déclaré : “Quand on aime la France, on ne propose pas de ratifier la charte des langues régionales”. Leurs meilleurs défenseurs se trouvent chez les écologistes (qui passent régulièrement des alliances avec les partis régionalistes) et chez François Bayrou, lui-même béarnophone.

Quelle:

http://www.lexpress.fr/region/onze-idees-recues-sur-les-langues-regionales_1099691.html

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http://www.ina.fr/video/RAC02006484

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http://www.ina.fr/video/I07024154

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Les Langues d’Europe

Pourquoi une Journée européenne des langues ?

Il ne s’est jamais présenté autant d’occasions de travailler ou d’étudier dans un autre pays européen, mais le manque de connaissances linguistiques empêche bon nombre de personnes de saisir ces opportunités.

Du fait de la mondialisation et des structures des grandes entreprises internationales, les compétences en langues étrangères sont de plus en plus indispensables aux citoyens pour travailler efficacement dans leur propre pays. L’anglais seul souvent ne suffit plus.

L’Europe possède un véritable trésor linguistique: on compte plus de 200 langues européennes, sans compter les langues parlées par les citoyens originaires d’autres continents. Cette ressource importante doit être reconnue, utilisée et entretenue.

L’apprentissage des langues présente des avantages pour tout le monde et à tout âge; il n’est jamais trop tard pour apprendre une langue et profiter des ouvertures qu’elle offre. Connaître ne serait-ce que quelques mots dans la langue du pays qu’on visite (pour les vacances par exemple) permet d’établir de riches contacts.

Apprendre les langues des autres peuples nous permet de mieux nous comprendre les uns les autres et de dépasser nos différences culturelles.

Les compétences linguistiques sont une nécessité et un droit pour TOUS: tel est l’un des principaux messages de la Journée européenne des langues.

Les objectifs généraux sont de développer une prise de conscience:

  • de la riche diversité linguistique de l’Europe, qui doit être maintenue et
    encouragée;
  • de la nécessité de diversifier la gamme de langues apprises (incluant des langues moins répandues), qui se traduit en plurilinguisme;
  • de l’importance de développer au moins un certain degré de compétences dans deux langues ou davantage pour une pleine participation à la citoyenneté démocratique en Europe.

Le Comité des Ministres (…) a décidé de déclarer la célébration d’une Journée européenne des langues le 26 septembre chaque année. (…) Il a recommandé que la Journée soit organisée de manière flexible et décentralisée de façon à répondre aux souhaits et aux ressources des Etats membres qui pourraient ainsi mieux définir leurs propres démarches; il a également recommandé que le Conseil de l’Europe propose un thème commun tous les ans. Le Comité des Ministres invite l’Union européenne à se joindre à cette initiative. Il est à espérer que la Journée sera célébrée en coopération avec tous les partenaires pertinents. Décision du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe, Strasbourg (776e réunion – 6 décembre 2001)

Source:

http://edl.ecml.at/Home/WhyaEuropeanDayofLanguages/tabid/1763/language/fr-FR/Default.aspx

La condition humaine

Notre planète compte plus de sept milliards d’habitants qui parlent entre 6 000 et 7 000 langues différentes. Certaines sont parlées par des centaines de millions de personnes – c’est le cas de l’anglais ou du chinois – mais la plupart n’ont que quelques milliers, voire qu’un nombre minime de locuteurs. En fait, 96% des langues du monde sont parlées par à peine 4% de la population du globe. Les Européens ont souvent l’impression que l’on pratique un nombre exceptionnel de langues sur leur continent, surtout en comparaison avec l’Amérique du Nord ou l’Australie. Pourtant, 3% seulement du total (soit environ 225) sont des langues européennes. La plupart des langues du monde sont parlées dans une large zone de part et d’autre de l’Equateur – en Asie du Sud-Est, en Inde, en Afrique et en Amérique du Sud. Bon nombre d’Européens pensent en outre que le monolinguisme est la condition naturelle chez l’homme. Or, plus de la moitié de la population mondiale est bilingue, à un certain degré, et un grand nombre d’individus sont plurilingues. Le monolinguisme est donc loin d’être la « norme ». De plus en plus, la diversité des langues et des cultures est considérée comme une richesse, tout comme la biodiversité dans le domaine de l’environnement naturel. Chaque langue a sa façon de voir le monde et est le produit d’une histoire propre. Toutes les langues ont leur identité et leur valeur et toutes ont une égale pertinence en tant que mode d’expression pour les personnes qui les parlent. Nous savons, grâce à des comparaisons entre les vitesses d’apprentissage de la parole chez les enfants, qu’aucune langue n’est intrinsèquement plus difficile à apprendre qu’une autre.

La structure de la langue

La langue est un système arbitraire de sons et de symboles utilisé par un groupe de personnes pour communiquer entre elles, exprimer une identité culturelle, entretenir des relations sociales ou comme source de plaisir (œuvres littéraires par exemple). Les langues diffèrent par leurs sonorités, leur grammaire, leur vocabulaire et leur structure du discours, mais toutes sont des entités extrêmement complexes. Le nombre des phonèmes – voyelles et consonnes – varie selon les langues, de moins d’une douzaine à plus d’une centaine. Les langues européennes se situent dans une moyenne comprise entre 25 phonèmes environ (par exemple l’espagnol) à plus de 60 (comme l’irlandais). Les alphabets transcrivent ces sons avec plus ou moins de précision : certaines orthographes (par exemple le gallois) sont très « phonétiques », d’autres (comme l’anglais) beaucoup moins. Sur le plan de la grammaire, chaque langue comporte des milliers de modes de formation des mots et de construction de phrases. Chacune a un vocabulaire très vaste pour répondre aux besoins de ses utilisateurs ; dans le cas des langues européennes, où le vocabulaire scientifique et technique est très riche, le lexique peut atteindre plusieurs centaines de milliers de mots et de locutions. Chaque locuteur ne connaît et n’utilise qu’une fraction du lexique total d’une langue. Une personne cultivée peut avoir un vocabulaire actif de 50 000 mots, et un vocabulaire passif – les mots compris mais non utilisés – bien plus important. Dans les conversations de tous les jours, on se sert souvent d’un nombre restreint de mots mais avec une très forte fréquence. On estime qu’à 21 ans, une personne a déjà prononcé environ 50 millions de mots. Les langues et les cultures sont vivantes et évoluent donc sans cesse. Les gens s’influencent les uns les autres par leur façon de parler et d’écrire. Les nouveaux médias, comme Internet, offrent aux langues de nouvelles possibilités de développement. Les langues sont en contact entre elles et ainsi exercent des influences mutuelles de diverses manières, notamment par les emprunts. L’anglais, par exemple, a emprunté des mots à plus de 350 langues au cours des siècles ; aujourd’hui les langues européennes lui empruntent à leur tour de nombreux termes.

L’acquisition du langage

L’apprentissage de la langue maternelle se fait essentiellement au cours des cinq premières années de l’enfant, mais l’acquisition de certains de ses aspects (notamment le vocabulaire) se poursuit toute la vie. La première année, l’enfant produit des sons à partir desquels vont se forger les structures du rythme et de l’intonation, puis les voyelles et les consonnes. Vers un an apparaissent les premiers mots compréhensibles. La deuxième année, l’enfant articule des combinaisons de deux mots, puis de trois et quatre mots. A trois ou quatre ans, il forme des phrases de plus en plus longues et complexes. Le vocabulaire passe d’environ 50 mots actifs à 18 mois à plusieurs milliers à l’âge de cinq ans. La langue maternelle est généralement considérée comme la « première langue » qu’apprend un individu. C’est celle qu’il connaît le mieux, qu’il utilise le plus ou à laquelle il s’identifie. Certaines personnes bilingues ont appris deux langues en même temps et de manière si étroite qu’il leur est impossible de dire quelle est leur « première » ou leur « deuxième » langue. Mais la distinction est généralement claire puisque l’apprentissage de la seconde ou de la troisième langue se fait à l’école ou plus tard dans la vie. Il n’y a pas de limite d’âge au-delà de laquelle il est impossible d’apprendre une autre langue. Le bilinguisme est un phénomène complexe. Un mythe très répandu est qu’une personne bilingue possède les deux langues à égalité ; en réalité, il est rare qu’il y ait un équilibre entre les deux. De même, toutes les personnes bilingues n’ont pas les mêmes compétences puisqu’il existe de multiples formes de bilinguisme. Certaines personnes s’expriment dans les deux langues comme des locuteurs de langue maternelle, d’autres ont un fort accent étranger dans l’une des deux. Certains lisent parfaitement dans les deux langues, d’autres dans une seule. Certains préfèrent écrire dans une langue et mais ne savent que parler dans l’autre. Le bilinguisme apporte toutes sortes d’avantages. Il favorise l’apprentissage d’autres langues ; d’une certaine façon, la connaissance d’une deuxième langue facilite l’apprentissage d’une troisième langue. Les bilingues peuvent aussi avoir certains avantages du point de vue de la réflexion. Il a été prouvé ainsi que les personnes bilingues progressent plus rapidement que les monolingues au début du développement cognitif et qu’ils sont, à bien des égards, plus créatifs dans leurs compétences linguistiques. Les bilingues ont le gros avantage de pouvoir communiquer avec un plus grand éventail de personnes. Ils peuvent vivre en profondeur deux cultures, voire plus ; ils communiquent donc mieux avec les autres cultures et sont capables de construire des passerelles culturelles. Ils ont un avantage économique potentiel puisqu’ils ont plus de choix sur le marché du travail. De même, il est reconnu que les entreprises multilingues sont en meilleure position de concurrence que les autres (monolingues).

Familles de langues

Les langues sont liées les unes aux autres comme les membres d’une même famille. La majorité des langues d’Europe ont une même origine dite indoeuropéenne. Elles se regroupent en plusieurs grandes familles englobant la plupart des locuteurs: les langues germaniques, romanes et slaves. La famille des langues germaniques a une branche nordique qui comprend le danois, le norvégien, le suédois, l’islandais et le féroïen et une branche occidentale comptant l’allemand, le néerlandais, le frison, l’anglais et le yiddish. La famille des langues romanes réunit le roumain, l’italien, le corse, l’espagnol, le portugais, le catalan, l’occitan, le français, le romanche, le ladin et le sarde. En revanche le russe, l’ukrainien, le biélorusse, le polonais, le sorabe, le tchèque, le slovaque, le slovène, le serbe, le croate, le macédonien et le bulgare sont des langues slaves. La famille celtique compte l’irlandais, le gaélique d’Ecosse, le gallois et le breton, et l’on observe des mouvements de renaissance du cornique et du manxois. Le letton et le lituanien appartiennent à la famille des langues baltes. Le grec, l’albanais et l’arménien constituent chacun une famille distincte comprenant un seul membre. Le basque est une exception ; c’est en effet une langue non indo-européenne et dont l’origine est inconnue. Par ailleurs, plusieurs familles de langues non indoeuropéennes sont implantées en Europe. Dans le Nord, les langues ouraliennes sont représentées par le finnois, l’estonien, le hongrois, plusieurs langues sâmes et d’autres petites langues parlées dans la partie septentrionale de la Russie, comme l’ingrien ou le carélien. Dans le Sud-Est, nous avons des représentants de la famille altaïque, notamment le turc et l’azéri. La famille caucasienne, parlée dans une zone relativement compacte entre la mer Noire et la mer Caspienne, comprend une quarantaine de langues, dont le géorgien et l’abkhaze. La famille afro-asiatique englobe le maltais, l’hébreu et le berbère. Toutes ces langues utilisent un petit nombre d’alphabets. La plupart des langues ont adopté l’alphabet latin (ou romain). Le russe et certaines autres langues slaves utilisent l’alphabet cyrillique. Le grec, le yiddish, l’arménien et le géorgien ont leur propre graphie. Parmi les langues non européennes largement utilisées sur le territoire européen, citons l’arabe, le chinois et l’hindi, qui ont chacune leur écriture.

Source:

http://edl.ecml.at/Home/Thecelebrationoflinguisticdiversity/tabid/2972/language/fr-FR/Default.aspx

Les langues d’Europe

Il est difficile de connaître le nombre de langues parlées dans le monde. Cette affirmation surprend souvent ceux qui ne travaillent pas dans la linguistique, mais c’est tout à fait vrai. Naturellement, il en est de même en Europe et cela n’est pas étrange.

Dans le continent européen il existe des langues qui ne se parlaient presque plus et qui ont ressurgi récemment (comme le tatar de Crimée, langue parlée par un peuple qui a subi une déportation). Des langues qui arrivent avec les personnes qui les utilisent (comme le chinois). Des langues qui, du fait de la volonté des sociétés qui les utilisent en tant qu’élément d’identification et de cohésion sociale, naissent à partir d’autres déjà existantes (comme le luxembourgeois, une variété locale de l’allemand à l’origine), et des langues qui désirent ressusciter (comme le cornique). Il existe aussi, malheureusement, des langues qui s’affaiblissent (comme l’aragonais). Il est ainsi difficile d’affirmer combien de langues sont parlées en Europe.

De toute façon, on peut considérer que le nombre de langues parlées dans le continent européen, de l’océan Atlantique à la cordillère de l’Oural – mais sans celle du Caucase –, est proche de soixante-dix, sans inclure les différentes langues de signes des différentes communautés de personnes sourdes, ni toutes les langues qu’utilisent quotidiennement les nouveaux européens arrivés du monde entier.

La plupart de ces soixante-dix langues appartient à la famille indoeuropéenne, ce qui veut dire qu’elles ont une origine commune et qu’elles se ressemblent ainsi, malgré que ces ressemblances –par exemple, entre l’italien et le suédois– ne sont souvent détectables que par les spécialistes car elles ne sont pas très évidentes à simple vue. Il existe aussi en Europe des langues appartenant aux familles ouralienne (comme c’est le cas pour le finnois, pour l’estonien ou pour le hongrois) et altaïque (comme le turc ou le tatar) et, de plus, une langue issue de la famille afro-asiatique, le maltais, proche de l’arabe, et une langue dont on ne connaît pas la famille: le basque.

En Europe les langues indoeuropéennes comprennent les langues baltiques (le letton ou le lituanien), les celtiques (comme c’est le cas pour le gaélique irlandais, pour le gallois ou pour le breton), les slaves (comme c’est le cas pour le russe, pour le polonais, pour le sorabe ou pour le macédonien), les germaniques (comme c’est le cas pour le l’anglais, pour le l’allemand, pour le frison ou pour l’islandais) i les romanes (comme c’est le cas pour le catalan, pour le roumain, pour le castillan ou pour l’occitan), et aussi le grec, l’albanais et le romani, la langue indo-iranienne que parlent tant de gitans européens.

Les langues européennes se sont mutuellement empruntées des mots tout au long de l’histoire. Elles en ont bien sûr aussi empruntés des langues des autres continents. Ceci est le fruit d’une interrelation féconde. Ainsi, afin de fournir un échantillon, le turc a apporté à une grande quantité de langues européennes des mots comme par exemple haviar (‘caviar’) et yoghurt (‘yogourt’). Le mot sauna, existant dans beaucoup de langues, provient du finnois.

Aujourd’hui les sociétés européennes ont un défi principal à affronter; elles doivent maintenir la diversité linguistique qu’elles ont toujours développée, sans être contrariantes par rapport à une notable unité culturelle, ainsi que les langues provenant de l’immigration, actuellement très importante. Ceci signifie qu’il faut trouver des formules de communication supranationale ne favorisant l’hégémonie d’aucune langue et qu’il faut aussi encourager toutes les langues du continent qui, pour des raisons économiques ou politiques, se trouvent en situation de faiblesse, ce qui menace leur propre survie.

Source:

http://www10.gencat.cat/casa_llengues/AppJava/fr/diversitat/diversitat/llengues_europa.jsp

Carte des langues d’Europe

 

Carte des langues d'Europe

Source:

http://portal-lem.com/map-les_langues_d_europe.html

La pluralité linguistique dans la pratique des institutions de l’UE

La pluralité linguistique ne doit pas forcément aboutir à une confusion totale des langues. Multilinguisme ne signifie pas que chaque citoyen et salarié dans l’UE doive revendiquer sa langue maternelle dans toute situation. On peut et l’on doit exiger des connaissances linguistiques particulières de la part des fonctionnaires des institutions de l’UE qui font l’objet d’un recrutement spécial. C’est pourquoi les institutions peuvent très bien se comprendre dans quelques langues de travail au niveau administratif, ce qui est déjà le cas en pratique. Le multilinguisme théorique n’est donc pas réalité à tous les niveaux.

Les parlementaires élus par les citoyens sont cependant choisis exclusivement en raison de leur compétence à représenter les citoyens de leur circonscription électorale, et non pas en fonction de leurs connaissances linguistiques. C’est pourquoi on ne peut exiger de leur part qu’ils parlent plusieurs langues étrangères. La pluralité linguistique pratiquée abondamment au Parlement, l’organe le plus démocratique et le plus près des citoyens, devrait être conservée tant qu’il existera des députés qui ont des difficultés à communiquer dans une langue étrangère.

Dans cette constellation, l’apprentissage des langues étrangères est donc une priorité absolue. Non seulement pour trouver un instrument commun de communication mais aussi pour connaître la culture et le concept se cachant derrière chaque langue. La langue est bien plus qu’un outil. Il est évident que les partenaires de négociation connaissant et comprenant ces concepts dans des rencontres interculturelles et dans la recherche de compromis lors de forums internationaux obtiennent beaucoup plus de résultats que ceux qui n’utilisent la langue que comme un simple outil.
Peut-être est-ce précisément la raison pour laquelle des langues artificielles comme l’Esperanto en tant que langue véhiculaire européenne n’ont pas réussi à s’imposer. Les langues artificielles ne sont que des outils de communication n’abritant aucune identité. Il manque à ces langues la vie quotidienne actuelle et la culture nourrissant le concept linguistique qui incite beaucoup de gens à apprendre d’autres langues et qui fait de la langue un vécu appréhendable. L’Europe et ses citoyens parlent des langues différentes. Il est donc logique que l’UE reflète par la diversité de ses langues officielles l’héritage culturel de ses citoyens et leurs identités.

Le citoyen UE multilingue – fondement d’une identité européenne ?

Les critiques voient dans le multilinguisme et l’obligation de traduire dans les 23 langues officielles de l’UE (506 combinaisons linguistiques sont ainsi théoriquement possibles) un obstacle à une action effective au niveau de l’UE. On a déjà mentionné le fait que cela n’est pas le cas en réalité à tous les niveaux d’action et de travail. De plus, la question est de savoir si le multilinguisme est un obstacle à la formation d’une identité européenne et donc à une opinion publique européenne. On peut se demander en outre si une Lingua Franca, ou quelques autres langues véhiculaires devant faciliter le travail au niveau de l’UE, pourraient être utiles aussi en tant que Lingua Franca parmi les citoyens dans la formation d’une identité et d’une opinion publique européennes.

Le groupe d’experts constitué par la Commission en 2006 sur le thème de la pluralité linguistique est arrivé à la conclusion dans son rapport final que le multilinguisme n’est pas la cause du manque d’opinion publique européenne. Ce sont plutôt d’une part les institutions et les organes qui ne sont pas capables d’utiliser un langage compréhensible pour les citoyens. D’autre part, une opinion publique s’est toujours formée jusqu’ici au niveau national. La raison en est qu’il n’existe par exemple aucun journal ou chaîne de télévision européens qui fassent le rapport à l’échelle européenne du calendrier politique de l’UE et qui s’adressent à un public autant européen que national. Le professeur et expert UE Timothy Garton Ash s’est exprimé lui aussi dans ce sens en octobre 2007 dans le Guardian, que le problème de l’UE est toujours un manque d’opinion publique européenne. Créer un sentiment communautaire collectif européen et parler en même temps plusieurs langues est le grand défi européen. Leonard Orban, commissaire au multilinguisme est convaincu que la diversité linguistique de l’Europe peut aussi encourager l’intégration. Comme les sociolinguistes, donc les scientifiques linguistiques qui se penchent sur le rapport entre langue et société, il voit dans les langues la clé pour créer des sociétés intégratives. Seulement là où les gens sont prêts à apprendre la langue de leur voisin, et même si c’est un citoyen parlant une autre langue, une intégration peut fonctionner et réussir.

Avec une génération montante de citoyens européens qui ont dès le départ la chance d’apprendre plusieurs langues et de faire des expériences dans l’étranger européen à l’école, pendant leurs études, au cours de leur formation ou dans la profession, va peut-être émerger une génération qui se considèrera comme « européenne ». Cependant, nous avons tous notre langue maternelle qui nous définit, comme la culture dans laquelle nous avons grandi et dont fait partie en général une langue précise. C’est justement cette diversité qui fait la richesse de l’Europe et qui contribue à notre identité européenne.

Source:

http://www.eurotopics.net/fr/home/presseschau/archiv/magazin/gesellschaft-verteilerseite/sprachen-2008-04/sprachenvielfalt_leibbrand/

Vidéo:

Vidéo:

http://www.franceinter.fr/emission-questions-sur-leurope-leurope-protege-t-elle-ses-langues-minoritaires

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