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L’Automne est arrivé

Albert Samain – Automne

Le vent tourbillonnant, qui rabat les volets,
Là-bas tord la forêt comme une chevelure.
Des troncs entrechoqués monte un puissant murmure
Pareil au bruit des mers, rouleuses de galets.
L’Automne qui descend les collines voilées
Fait, sous ses pas profonds, tressaillir notre coeur ;
Et voici que s’afflige avec plus de ferveur
Le tendre désespoir des roses envolées.
Le vol des guêpes d’or qui vibrait sans repos
S’est tu ; le pêne grince à la grille rouillée ;
La tonnelle grelotte et la terre est mouillée,
Et le linge blanc claque, éperdu, dans l’enclos.
Le jardin nu sourit comme une face aimée
Qui vous dit longuement adieu, quand la mort vient ;
Seul, le son d’une enclume ou l’aboiement d’un chien
Monte, mélancolique, à la vitre fermée.
Suscitant des pensers d’immortelle et de buis,
La cloche sonne, grave, au coeur de la paroisse ;
Et la lumière, avec un long frisson d’angoisse,
Ecoute au fond du ciel venir des longues nuits…
Les longues nuits demain remplaceront, lugubres,
Les limpides matins, les matins frais et fous,
Pleins de papillons blancs chavirant dans les choux
Et de voix sonnant clair dans les brises salubres.
Qu’importe, la maison, sans se plaindre de toi,
T’accueille avec son lierre et ses nids d’hirondelle,
Et, fêtant le retour du prodigue près d’elle,
Fait sortir la fumée à longs flots bleus du toit.
Lorsque la vie éclate et ruisselle et flamboie,
Ivre du vin trop fort de la terre, et laissant
Pendre ses cheveux lourds sur la coupe du sang,
L’âme impure est pareille à la fille de joie.
Mais les corbeaux au ciel s’assemblent par milliers,
Et déjà, reniant sa folie orageuse,
L’âme pousse un soupir joyeux de voyageuse
Qui retrouve, en rentrant, ses meubles familiers.
L’étendard de l’été pend noirci sur sa hampe.
Remonte dans ta chambre, accroche ton manteau ;
Et que ton rêve, ainsi qu’une rose dans l’eau,
S’entr’ouvre au doux soleil intime de la lampe.
Dans l’horloge pensive, au timbre avertisseur,
Mystérieusement bat le coeur du Silence.
La Solitude au seuil étend sa vigilance,
Et baise, en se penchant, ton front comme une soeur.
C’est le refuge élu, c’est la bonne demeure,
La cellule aux murs chauds, l’âtre au subtil loisir,
Où s’élabore, ainsi qu’un très rare élixir,
L’essence fine de la vie intérieure.
Là, tu peux déposer le masque et les fardeaux,
Loin de la foule et libre, enfin, des simagrées,
Afin que le parfum des choses préférées
Flotte, seul, pour ton coeur dans les plis des rideaux.
C’est la bonne saison, entre toutes féconde,
D’adorer tes vrais dieux, sans honte, à ta façon,
Et de descendre en toi jusqu’au divin frisson
De te découvrir jeune et vierge comme un monde !
Tout est calme ; le vent pleure au fond du couloir ;
Ton esprit a rompu ses chaînes imbéciles,
Et, nu, penché sur l’eau des heures immobiles,
Se mire au pur cristal de son propre miroir :
Et, près du feu qui meurt, ce sont des Grâces nues,
Des départs de vaisseaux haut voilés dans l’air vif,
L’âpre suc d’un baiser sensuel et pensif,
Et des soleils couchants sur des eaux inconnues…

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1853/albert-samain-automne/

Alphonse de Lamartine – L’Automne

Salut ! bois couronnés d’un reste de verdure !
Feuillages jaunissants sur les gazons épars !
Salut, derniers beaux jours ! Le deuil de la nature
Convient à la douleur et plaît à mes regards !
Je suis d’un pas rêveur le sentier solitaire,
J’aime à revoir encor, pour la dernière fois,
Ce soleil pâlissant, dont la faible lumière
Perce à peine à mes pieds l’obscurité des bois !
Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits,
C’est l’adieu d’un ami, c’est le dernier sourire
Des lèvres que la mort va fermer pour jamais !
Ainsi, prêt à quitter l’horizon de la vie,
Pleurant de mes longs jours l’espoir évanoui,
Je me retourne encore, et d’un regard d’envie
Je contemple ses biens dont je n’ai pas joui !
Terre, soleil, vallons, belle et douce nature,
Je vous dois une larme aux bords de mon tombeau ;
L’air est si parfumé ! la lumière est si pure !
Aux regards d’un mourant le soleil est si beau !
Je voudrais maintenant vider jusqu’à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie,
Peut-être restait-il une goutte de miel ?
Peut-être l’avenir me gardait-il encore
Un retour de bonheur dont l’espoir est perdu ?
Peut-être dans la foule, une âme que j’ignore
Aurait compris mon âme, et m’aurait répondu ? …
La fleur tombe en livrant ses parfums au zéphire ;
A la vie, au soleil, ce sont là ses adieux ;
Moi, je meurs; et mon âme, au moment qu’elle expire,
S’exhale comme un son triste et mélodieux.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-215/alphonse-de-lamartine-automne/

Renée Vivien – L’Automne

L’Automne s’exaspère ainsi qu’une Bacchante,
Folle du sang des fruits et du sang des baisers
Et dont on voit frémir les seins inapaisés…
L’Automne s’assombrit ainsi qu’une Bacchante
Au sortir des festins empourprés. Elle chante
La moite lassitude et l’oubli des baisers.
Les yeux à demi-morts, l’Automne se réveille
Dans le défaillement des clartés et des fleurs,
Et le soir appauvrit le faste des couleurs.
Les yeux à demi-morts, l’Automne se réveille :
Ses membres sont meurtris et son âme est pareille
Aux coupes sans ivresse où s’effeuillent les fleurs.
Ayant bu l’amertume et la haine de vivre
Dans le flot triomphal des vignes de l’été,
Elle a connu le goût de la satiété.
L’éternelle amertume et la haine de vivre
Corrompent le festin où le monde s’enivre,
Étendu sur le lit de roses de l’été.
L’Automne, ouvrant ses mains d’appel et de faiblesse,
Se meurt du souvenir accablant de l’amour,
Et n’ose en espérer l’impossible retour.
Sa chair de volupté, de langueur, de faiblesse.
Implore le venin de la bouche qui blesse
Et qui sait recueillir les sanglots de l’amour.
Le cœur à demi-mort, l’Automne se réveille
Et contemple l’amour à travers le passé.
Le feu vacille au fond de son regard lassé.
Le cœur à demi-mort, l’Automne se réveille :
La vigne se dessèche et périt sur la treille…
Dans le lointain pâlit la rive du passé.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1922/renee-vivien-automne/

Nérée Beauchemin – Roses d’Automne

Aux branches que l’air rouille et que le gel mordore,
Comme par un prodige inouï du soleil,
Avec plus de langueur et plus de charme encore,
Les roses du parterre ouvrent leur coeur vermeil.
Dans sa corbeille d’or, août cueillit les dernières :
Les pétales de pourpre ont jonché le gazon.
Mais voici que, soudain, les touffes printanières
Embaument les matins de l’arrière-saison.
Les bosquets sont ravis, le ciel même s’étonne
De voir, sur le rosier qui ne veut pas mourir,
Malgré le vent, la pluie et le givre d’automne,
Les boutons, tout gonflés d’un sang rouge, fleurir.
En ces fleurs que le soir mélancolique étale,
C’est l’âme des printemps fanés qui, pour un jour,
Remonte, et de corolle en corolle s’exhale,
Comme soupirs de rêve et sourires d’amour.
Tardives floraisons du jardin qui décline,
Vous avez la douceur exquise et le parfum
Des anciens souvenirs, si doux, malgré l’épine
De l’illusion morte et du bonheur défunt.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-874/neree-beauchemin-roses-automne/

Charles Baudelaire – Chant d’Automne

I

Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ;
Adieu, vive clarté de nos étés trop courts !
J’entends déjà tomber avec des chocs funèbres
Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l’hiver va rentrer dans mon être : colère,
Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé,
Et, comme le soleil dans son enfer polaire,
Mon coeur ne sera plus qu’un bloc rouge et glacé.
J’écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ;
L’échafaud qu’on bâtit n’a pas d’écho plus sourd.
Mon esprit est pareil à la tour qui succombe
Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone,
Qu’on cloue en grande hâte un cercueil quelque part.
Pour qui ? – C’était hier l’été ; voici l’automne !
Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.

II

J’aime de vos longs yeux la lumière verdâtre,
Douce beauté, mais tout aujourd’hui m’est amer,
Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l’âtre,
Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère,
Même pour un ingrat, même pour un méchant ;
Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère
D’un glorieux automne ou d’un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide !
Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux,
Goûter, en regrettant l’été blanc et torride,
De l’arrière-saison le rayon jaune et doux !

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-592/charles-baudelaire-chant-automne/

Vidéo:

Vidéo:

Paul Verlaine – Chanson d’Automne

Les sanglots longs
Des violons
De l’automne
Blessent mon coeur
D’une langueur
Monotone.
Tout suffocant
Et blême, quand
Sonne l’heure,
Je me souviens
Des jours anciens
Et je pleure
Et je m’en vais
Au vent mauvais
Qui m’emporte
Deçà, delà,
Pareil à la
Feuille morte.

Quelle:

http://www.poetica.fr/poeme-1824/paul-verlaine-chanson-automne/

Charles Trénet – Chanson d’Automne (Verlaine)

Vidéo:

http://www.ina.fr/video/I07085686

Léo Ferré – Chanson d’Automne (Verlaine)

Vidéo:

Yves Montand – Les Feuilles Mortes

Vidéo:

Paroles:

Oh ! je voudrais tant que tu te souviennes
Des jours heureux où nous étions amis.
En ce temps-là la vie était plus belle,
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle.
Tu vois, je n’ai pas oublié…
Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Et le vent du nord les emporte
Dans la nuit froide de l’oubli.
Tu vois, je n’ai pas oublié
La chanson que tu me chantais.

{Refrain:}
C’est une chanson qui nous ressemble.
Toi, tu m’aimais et je t’aimais
Et nous vivions tous deux ensemble,
Toi qui m’aimais, moi qui t’aimais.
Mais la vie sépare ceux qui s’aiment,
Tout doucement, sans faire de bruit
Et la mer efface sur le sable
Les pas des amants désunis.

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle,
Les souvenirs et les regrets aussi
Mais mon amour silencieux et fidèle
Sourit toujours et remercie la vie.
Je t’aimais tant, tu étais si jolie.
Comment veux-tu que je t’oublie ?
En ce temps-là, la vie était plus belle
Et le soleil plus brûlant qu’aujourd’hui.
Tu étais ma plus douce amie
Mais je n’ai que faire des regrets
Et la chanson que tu chantais,
Toujours, toujours je l’entendrai !

{Refrain}

Quelle:

http://musique.ados.fr/Yves-Montand/Les-Feuilles-Mortes-t61830.html

Vidéo:

Vidéo:

Vidéo:

Iggy Pop (2009)

Video:

Serge Gainsbourg – La Chanson de Prévert

Vidéo:

Paroles:

Oh, je voudrais tant que tu te souviennes,
cette chanson était la tienne,
c’était ta préférée, je crois
qu’elle est de Prévert et Kosma.

Et chaque fois les feuilles mortes
te rappellent à mon souvenir,
jour après jour
les amours mortes
n’en finissent pas de mourir.

Avec d’autres bien sûr je m’abandonne,
mais leur chanson est monotone
et peu à peu je m’indiffère,
à cela il n’est rien a faire.

Car chaque fois les feuilles mortes
te rappellent à mon souvenir,
jour après jour
les amours mortes
n’en finissent pas de mourir.

Peut-on jamais savoir par où commence
et quand finit l’indifférence ?
Passe l’automne, vienne l’hiver
et que la chanson de Prévert,

Cette chanson,
Les feuilles mortes,
s’efface de mon souvenir
et ce jour là
mes amours mortes
en auront fini de mourir.

Et ce jour là
mes amours mortes
en auront fini de mourir.

Quelle:

http://www.metrolyrics.com/la-chanson-de-prevert-lyrics-gainsbourg-serge.html

Alain Morisod & Sweet People – La Chanson de Prévert

Vidéo:

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Paris, Paris

eiffel Le tourisme à Paris

La Tour Eiffel, Montmartre ou encore la gastronomie fascinent toujours autant les touristes étrangers. Malgré sa réputation de ville parfois dangereuse et les fermetures de magasins le dimanche, Paris «reste la première destination touristique au monde avec 47 millions de touristes (…) là où Londres est à un peu plus de 35», même si la capitale britannique et le Grand Paris sont «à touche touche» pour le nombre de touristes étrangers accueillis en 2013, s’est félicité mardi l’adjoint à la maire de Paris chargé du Tourisme, Jean-François Martins.

Parmi ces 47 millions de visiteurs, 16,6 sont étrangers, soit un chiffre légèrement en deçà (16,8 millions) de celui dévoilé la semaine dernière par le bureau britannique des statistiques (Office for National Statistics) pour Londres.

Pour la première fois, l’Office du tourisme et des congrès de Paris a dévoilé mardi des chiffres à l’échelle du Grand Paris (Paris et les trois départements de Petite Couronne), dans un souci de «pertinence de la mesure de la fréquentation touristique». «Un grand nombre de touristes sont hébergés autour de Paris», a souligné le directeur général de l’Office Nicolas Lefebvre. Ainsi, sur 0,99 million de touristes chinois hébergés en Ile-de-France en 2013, seuls 0,22 l’ont été dans Paris intra muros, a-t-il illustré.

Source:

http://www.leparisien.fr/economie/paris-reste-la-capitale-mondiale-du-tourisme-devant-londres-13-05-2014-3837495.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.es%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D27%24ved%3D0CFYQFjAGOBQ%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Feconomie%252Fparis-reste-la-capitale-mondiale-du-tourisme-devant-londres-13-05-2014-3837495.php%24ei%3DrnzvU7jXHdOp7Aaeo4CYBw%24usg%3DAFQjCNHE4GheGPfIm5_YQ0PHTHl_zQDj4w%24sig2%3Dq2e-A9veKoPnF05UxxS4jA

De Paris ou de Londres, quelle est la ville qui aura accueilli le plus de touristes étrangers en 2013 ? Selon un communiqué de London & Partners, l’agence qui promeut la capitale britannique, Londres aurait attiré 16 millions de visiteurs en 2013, un chiffre record. Il n’en a pas fallu davantage à la presse française et étrangère pour conclure que Londres allait détrôner Paris et devenir la ville la plus visitée au monde. Une information aussitôt reprise par de très nombreux médias, en France et ailleurs.

Quel crédit accorder aux chiffres avancés par l’agence britannique ? En réalité, cette dernière est beaucoup moins affirmative que les médias qui l’ont citée. Selon l’étude qu’elle a dévoilée jeudi 16 janvier, l’Office national des statistiques britannique assure que 4,9 millions de personnes se sont rendues à Londres entre juillet et septembre 2013, soit 12,8 millions sur les 9 premiers mois de l’année. Un chiffre en hausse de 12 % par rapport à la même période en 2012.

Pour calculer la fréquentation de la ville sur l’ensemble de l’année (les chiffres sont pour l’instant indisponibles), London & Partners se contente d’extrapoler cette hausse de 12 % sur 12 mois. Elle arrive alors à la conclusion qu’en 2013, 16 millions de personnes se sont rendues à Londres.

Le Figaro, relayé par une bonne partie de la presse, n’a pas hésité à reprendre à son tour cette extrapolation déjà bancale et à la comparer à la fréquentation touristique de Paris… en 2012.

Ainsi, si l’on estime que Paris a été autant visitée en 2013 qu’en 2012, avec 15,9 millions de touristes étrangers “seulement”, la capitale française n’est plus la ville la plus visitée du monde.

Or, selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme, le tourisme a globalement cru de 5 % lors des 8 premiers mois de 2013 en Europe, par rapport à la même période en 2012. Ce qui tend à invalider les calculs du Figaro

La Mairie de Paris n’a pas tardé à répliquer sur ce sujet, ô combien sensible, remarquant , dans un communiqué, que “les seuls chiffres à ce jour comparables sur la fréquentation touristique entre Londres et Paris sont ceux de 2012, les chiffres de 2013 n’étant pas encore consolidés”. Et quand bien même Londres dépasserait Paris, les chiffres pour la capitale française s’entendent intra-muros et ne tiennent pas compte de Disneyland ni de Versailles, rappelle-t-on à l’Hôtel de ville. Les deux sites, situés en banlieue parisienne, ont respectivement accueilli 16 et 7 millions de visiteurs en 2012, selon les statistiques de la Direction générale de la compétitivité et de l’industrie de services.

La presse anglaise est friande de “french bashing” ; la presse française se délecte, elle, à relayer sa consœur. Sauf qu’elle est allée, cette fois-ci, un peu vite en besogne. Tout comme les responsables politiques qui ont choisi de relayer ce message.

Source:

http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2014/01/20/londres-paris-le-match-des-touristes/

Histoire de Paris

Les sous-sols de Paris fascinent. Ils alimentent les légendes autant qu’ils salissent les bottes des « cataphiles ». Par « cataphiles », comprenez les Parisiens qui s’aventurent dans les “Catacombes”. Ces anciennes carrières de calcaire situées dans les souterrains de la capitale ont fait de Paris un véritable “gruyère”. Un labyrinthe qui représenterait plus de 350 kilomètres. Et dont l’activité parallèle – cinéma, soirées artistiques…- aurait atteint son apogée dans les années 70.  Depuis, les autorités en ont limité l’accès. Réservé aux initiés. Pour les autres, adeptes de visites originales à Paris, voici quelques lieux souterrains dont les visites sont organisées. Également étonnantes.

Les Catacombes, ossuaire municipal

Ces carrières de calcaire, dites “Catacombes”, ont longtemps fait office d’ossuaire.

À la fin du XVIII ème, les épidémies sévissent dans la capitale. Les fosses communes se remplissent. Dans le quartier des Halles, les riverains se plaignent du foyer d’infection que constitue le cimetière des Innocents. Le Conseil d’Etat vote alors la suppression de ce lieu de sépulture. Les défunts seront transférés dans les souterrains de Denfert-Rochereau. Pendant près de deux ans, un cortège de prêtres et de tombereaux partant des Halles pour remonter jusqu’à Denfert, transportent à la nuit tombée, les os. Puis, des squelettes d’autres cimetières parisiens seront également transférés dans la carrière jusqu’en 1814. En tout, six millions de Parisiens y auraient été déplacés.

Outre l’ossuaire, la carrière de calcaire vaut le détour pour ces grandes galeries. Dans l’une des salles, un carrier, a priori ancien soldat de Richelieu, sculpta une miniature du fort de Port-Mahon, aux Baléares. Pour descendre dans les Catacombes depuis Denfert-Rochereau, n’oubliez pas de vous couvrir. La température moyenne y est de 14°. Il vaut mieux y aller à l’ouverture et en semaine – l’entrée étant limitée à 200 personnes. A la sortie, un gardien fouille les sacs. D’après lui, plusieurs fois par jour, il y retrouve des os. Un acte sanctionné par le code pénal. Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 17h00 (fermeture des caisses à 16h).

Sur le canal Saint-Martin, une alternative au Bateau-mouche

Partir de la Villette en direction de la Seine en bateau, c’est possible ! La croisière sur le canal Saint-Martin commence au bassin de la Villette, arrêt de métro Jean Jaurès. Construit de 1805 à 1825, ce cours d’eau permettait le transport de marchandises. Sur ses rives, les anciennes usines témoignent de l’activité de l’époque. Elles sont aujourd’hui restaurées en bar et restaurants branchés. Profession insolite, dans ce 10ème arrondissement : des éclusiers aident encore les péniches à passer. Un clin d’œil aux ricochets d’Amélie Poulain. Clou de la balade, la voûte de la Bastille, commandée par le préfet Haussmann. Ne reculant devant rien pour mener à bien son projet de grandes artères dans Paris, il demanda à abaisser le canal juste avant le port de l’Arsenal. Imaginez, au-dessus de vos têtes, le trafic de la Bastille.

Deux options. Soit vous descendez vers la Seine, à 9h45 et 14h45 depuis le bassin de la Villette. Soit vous remontez le canal, depuis le port de l’Arsenal situé près de la Bastille, à 9h45 ou 14h30.

Dans le réseau des égouts de Paris

Peu ragoûtant ? Et pourtant, ces visites sont prises d’assaut. Il vaut mieux réserver pour y accéder. Aujourd’hui, 2400 kilomètres de galeries gèrent les eaux usées parisiennes. Même sous terre, chaque tunnel se voit attribué son nom de rue. Le musée vous fait voyager de Lutèce à Paris, par les égouts. L’entrée se fait à deux pas de la Tour Eiffel, Pont de l’Alma. Accessible avec le Paris Pass. Du samedi au mercredi de 11h à 16h d’octobre à avril. Et 11h à 17h de mai à septembre.

Source:

http://blog.viatorcom.fr/paris/descendez-dans-les-entrailles-de-paris/

Vidéo:

Films tournés à Paris

Didier Bourdon & Bernard Campan – Le Pari (1997)

Vidéo:

Jean-Pierre Jeunet – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001)

Vidéo:

Gérard Jugnot – Monsieur Batignole (2002)

Vidéo:

Chansons sur Paris

Mano Negra – La ronde de nuit (1991)

Vidéo:

Paroles:

Au coeur de la ville endormie
Reposent des millions d’gens soumis
Personne d’autre pour hurler la nuit
Que l’vieux clochard sous l’pont Marie
Dans les rues y’a plus qu’des matons
Tous les Apaches sont en prison
Tout est si calme qu’ca sent l’pourri
Paris va crever d’ennui !!!

L’baron qui rá¨gne á  la mairie
Veut qu’tout l’monde aille au lit
Sans bruits
Les lits qui grincent sont interdits
D’ronfler c’est toléré… merci ! !

Allons enfants de la patrie
Contre nous de la tyrannie
Dont nous abreuve ce bouffon !
Elu par de sinistres cons.

Paris se meurt aujourd’hui
De s’áªtre donnée á  un bandit
Un salaud qui lui a pris
Ses nuits blanches !
Paris la nuit c’est fini !
Paris va crever d’ennui
Paris se meurt rendez lui
Ses nuits blanches

Source:

http://www.lyricsmania.com/ronde_de_nuit_lyrics_mano_negra.html

Mano Solo – Allô Paris (1993)

Vidéo:

Paroles:

Allô Paris il est si tard
Les doigts collés au combiné
Je relance encore avec l’espoir
De te parler
J’ai beau savoir que ça me fout le cafard
Je peux pas m’empêcher
M’empêcher d’y croire
La nuit sonne ses derniers coups
J’irai jusqu’au bout

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Et là debout sur le trottoir
Comme chaque soir
Je te raconte l’histoire
Des larmes de rue dans les bars qui puent
Les regards moisis
Et les corps meurtris
Allô Paris tout est fini
Et putain Je suis fatigué

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Allô Paris tout est fini
Tu m’as tout pris même l’envie
Tu ne te souviens plus de rien
Tu oublies un peu plus chaque matin
Et ta mémoire coule le long des trottoirs
En noyant mon désir dérisoire

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Allô Paris
Tout est fini
tout est foutu

[Refrain]
J’aurais voulu (x3)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu

Source:

http://musique.ados.fr/Mano-Solo/Allo-Paris-t17572.html

TTC – Paris, Paris (2007)

Video:

Paroles:

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Tido Berman :
C’est Paris capitale, emprunte la voie rapide
Paris !
Va dans des quartiers chics et croise des stars du X
Paris !
Je fais le tour du monde comme du périphérique
Et redécouvre des endroits féériques dans cette
Ville lumière qui vit la nuit, aussi ces filles très belles
Remplies d’esprit, strass et paillettes, boule à facette qui brille
Soirées fashions, foule à baskets qui crie…

Cuizinier :
Paris !
Tu trouveras tout c’que tu veux
Dans les assiettes il y en a trop
(Euh… pas compris) … c’que tu peux
Paris !
Paris est une ville de macs,
Où “vie de star” prend tout son sens car
Paris !
Est une ville de marque,
Comme les vêtements dans lesquels j’ai mis du cash
Tout va trop vite ici, Formule 1 pas piste de kart
Désolé d’te rappeler qu’Paris est une ville de barges !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Tékilatex :
Paris réalisera tous tes rêves
Viens faire un tour du côté de la Tour Eiffel
Paris est la plus belle ville sur Terre
Purs restaurants, filles supers !
Balade-toi dans les quartiers chics
Ca transpire encore plus le slip, ‘cause Amérique
(C’est vrai !)
Dans les rues tu comprendras très vite
D’ou viennent les filles les plus jolies, bon appétit
Paris !
La meilleure musique du monde sort d’ici
On est en avance de dix ans dans la plupart des styles
Je n’te prends pas pour un imbécile
Dans notre ville tu danseras toute la nuit jusqu’à dev’nir amnésique
Grattes-ciels, casinos, bordels, cabarets
Pour dépenser ton cash, Paris est l’endroit parfait
Pas la peine de remettre ça en cause
Les autres capitales ne valent pas grand-chose

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Cuizinier :
Chaîne en or autour du cou,
La foule m’appelle
Les parisiens sont toujours là pour foutre la merde
La Terre entière essaie d’être nous
Les autres villes ne font qu’rêver d’être cool
Cuizi-Cuiz’ ! Sur les Champs-Elysées
Quand tu descend la rue tu vois des gens déguisés
Tell’ment ils sont beaux, tell’ment ils sont gros
Tu n’en crois pas tes yeux tell’ment ils sont trop !

Tido Berman :
La parisienne est chic
Ma parisienne est chiche
Et comme cette ville est belle
Musée (il me semble) capitaliste
Dans mon arrondissement
Et dans le tien aussi
Pour mon enrichissement
Je lutte et je milite
Paris !
C’est du luxe, j’ai des muses dans l’Jukebox
Et des lustres on diffuse ma musique dans les clubs
Ca m’amuse, Paris ressent les (pas compris le mot), on déguste la vie
La ville, l’envie, languit, et tue l’ennuie

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Source:

http://www.songtexte.com/songtext/ttc/paris-paris-4bca07e6.html

La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

lunettesSébastien Japrisot – La Dame dans l’auto avec des lunetes et un fusil (1966)

À Paris, Dany Longo, jeune secrétaire dans une agence de publicité, grande, mince et blonde, mais myope comme une taupe, et donc lunettée, naïve et quelque peu paumée, s’ennuie au bureau, et voit venir avec appréhension le week-end du 14 juillet, alors que tout le monde autour d’elle parle de voyages, de famille, d’amis. Elle, elle se prépare à rester seule dans son petit appartement. Or son patron, Michel Caravaille, lui demande, car ils se rendent en Suisse, de les accompagner, lui et sa femme, une jeune blonde nommée Anita, à l’aéroport, dans la luxueuse Thunderbird de celle-ci. Là-bas, il lui donne une enveloppe de salaire, et lui demande de ramener la voiture en ville. Mais, au retour, elle se trompe de chemin, et s’engage sur l’autoroute du Sud. Comme elle a toujours désiré aller voir la mer, elle continue vers la Côte d’Azur. Au fil de sa route, elle rencontre, dans des villages et des villes qu’elle n’a jamais visités, différentes personnes qui disent la connaître, qui lui disent qu’elle est la maîtresse de son patron depuis plusieurs années, qui lui affirment qu’elle est déjà passée les voir la veille (comment est-ce possible? elle était en train de taper un rapport pour son patron à Paris). Lors d’un arrêt dans une station-service, un homme se jette sur elle, lui écrasant une main dans une porte. Quand elle reprend ses esprits, elle ne sait plus ce qui s’est passé, et reprend sa route, sa main portant un pansement, continuant toujours plus loin, vers cette mer qu’elle espère belle. Plus tard, lorsqu’elle s’arrête dans un hôtel pour passer la nuit, on lui dit : «C’est vous la dame à la Thunderbird avec un pansement à la main, on vous a déjà vue hier.» Le lendemain, elle n’en peut plus : partout où elle s’arrête, on lui dit l’avoir déjà vue. Elle prend un auto-stoppeur, et ils découvrent tous deux, dans le coffre de la voiture, un cadavre ainsi qu’un fusil. Est-ce elle qui a tué cet homme? Si ce n’est pas elle, qui est-ce? Le coffre était vide quand elle est partie de Paris. Il s’avère que le cadavre est celui d’un play-boy nommé Maurice Kaub, dont, aussitôt, elle se débarrasse. Elle se procure son adresse, et s’y rend. La maison est ouverte, elle y entre. Il n’y a personne, mais elle découvre des vêtements qui lui appartiennent, et trouve dans une poche une deuxième enveloppe de salaire. Elle comprend alors que Caravaille est l’auteur de la machination dont elle est victime. Elle se rend chez lui où il l’attend, une carabine à la main. Mais, avant qu’il ait le temps d’agir, elle crie : «Ne bougez pas, M. Caravaille, je viens de poster une lettre qui contient les deux enveloppes de salaire, et où je m’explique en peu de mots». Il lui avoue toute la vérité…

Source:

http://www.google.es/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0CG4QFjAI&url=http%3A%2F%2Fwww.comptoirlitteraire.com%2Fdocs%2F400-japrisot-sebastien.doc&ei=SkXVU_3_O8qa1AWu3oCwCA&usg=AFQjCNE0_Pst-Lst8R6I_-G4bh39WvPdrg&sig2=arjK_t_oVXNY2biRKeqMLw&bvm=bv.71778758,d.d2k

Publié pour la première fois en 1966, ce roman de Sébastien Japrisot a reçu plusieurs prix de littérature policière, amplement mérités selon moi.
L’héroïne, Dany Longo, est secrétaire dans une agence de pub. Une vie relativement solitaire, sans réelles attaches, sinon une amitié de jeunesse pour la femme de son patron. Celui-ci lui ayant demandé de les conduire, sa famille et lui, à l’aéroport puis de ramener la voiture à son domicile, Dany, sur un coup de tête part avec la magnifique Thunderbird blanche décapotable, une voiture qui ne passe pas inaperçue.
Elle prend la direction du Sud pour aller voir la mer où elle n’est jamais allée. Un voyage qui tourne peu à peu au cauchemar, puisqu’elle se fait attaquer dans une station-service et que plusieurs personnes soutiennent mordicus l’avoir déjà vue la veille dans la même voiture faisant route en sens inverse. De là à croire qu’elle sombre dans la folie… Et le pire pour Dany reste à venir, bien sûr…
Le moins que l’on puisse dire est que l’auteur sait ménager ses effets! On cherche à comprendre avec l’héroïne, on est de tout coeur avec elle, puis Japrisot force le lecteur à prendre du recul, à regarder son personnage avec suspicion. Dany Longo manipulerait-elle les témoins de son histoire? Les questions se bousculent tout le long de la fuite de l’héroïne, les éléments de réponse sont donnés au compte-gouttes par des personnages secondaires qui interviennent de manière ponctuelle. Du grand art dans le suspense!

Source:

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/6211

Anatole Litvak

Mikhaïl Anatol Litvak est né le 10 mai 1902 à Kiev, en Russie. En 1921, il est diplômé en philosophie de l’université de Leningrad. L’année suivante, il est acteur, décorateur puis metteur en scène d’une petite troupe théâtrale. Engagé en 1923 comme assistant par les Studios Nordkino, il y réalise deux courts métrages : Tatiana, interprété par des enfants et Le coeur et les dollars, satire du capitalisme.

En 1925, Anatole Litvak quitte l’U.R.S.S. Tourné dans les studios allemands de la U.F.A., Dolly macht karriere, comédie musicale pleine d’entrain, est le premier long métrage d’Anatole Litvak. Coeur de lilas (1932), avec Jean Gabin, fut un grand succès qui le fil connaître en France où il achèvera brillamment, en 1936, la première partie de sa carrière avec Mayerling. Interprété par Danielle Darrieux et Charles Boyer, ce film lui ouvrit en grand les portes d’Hollywood

Il y débute avec La femme que j’aime (1937), remake de son film français, L’équipage (1934). D’origine juive et anti-fasciste convaincu, Litvak s’attacha, dès 1939, à dénoncer la menace hitlérienne avec Les aveux d’un espion nazi. Puis, devenu citoyen américain en 1940, il participa activement, aux côtés de Frank Capra, à la réalisation de la série documentaire Pourquoi nous combattons. Après la guerre, qu’il termina avec le grade de colonel, Litvak connut ses plus grands succès en 1948 avec Raccrochez c’est une erreur et La fosse aux serpents.

Puis Litvak reprit le cours d’une prestigieuse carrière internationale, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France où tourne notamment Aimez-vous Brahms ? (1960) puis La Nuit des généraux (1966). Il meurt à Neuilly, le 16 décembre 1974.

Source:

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/litvak/litvak.htm

Anatole Litvak – La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil / The Lady in the Car with Glasses and a Gun (1970)

Realisateur Anatole Litvak. Avec Samantha Eggar, Oliver Reed, John McEnery, Stéphane Audran, Billie Dixon, Bernard Fresson, Marcel Bozzuffi, Philippe Nicaud, Yves Pignot, Jacques Fabbri, André Oumansky, Maria Meriko, Claude Vernier.

The lady (Samantha Eggar) is an English girl working in a Paris advertising agency. The car is an enormous white American convertible with which her boss (Oliver Reed) entrusts her after she drops off him and his wife (Stephane Audran) at the airport for a business-pleasure trip to Geneva.

In the crush of holiday traffic she makes a wrong turn—south, instead of back to Paris, and when she discovers her mistake she decides to take the car on a brief Mediterranean holiday of her own.

It is her dark glasses (on prescription — she is terribly nearsighted) as much as anything else that convinces people along the way that they have seen her before, in the same car, driving north along the same road that very morning. And when her hand is painfully crushed by an unseen stranger in a service station, and the attendant swears that she was wearing a bandage for the sprain hours before, when she stopped for a minor repair, she realizes that she is facing not just disturbing coincidence but very real danger.

By the time she finds the gun—accompanying a corpse that turns up in the car’s trunk — she is desperate. Along the way she has picked up a young drifter (John McEnery) who may be her salvation or her doom.

But there is really nobody she can trust, not even, given the weight of circumstantial evidence, herself. Everything in considerable and quite intimate detail, seems to prove that she has committed murder.

Given the possibilities of his plot, Mr. Litvak has emphasized local effect and psychological thrills at the expense of the malevolent logic that is supposed to trap his heroine. Although it is often properly terrifying, one (night-time) meeting between Mr. McEnery and Miss Eggar in an automated garage full of cars and empty of people is especially unsetting. “The Lady in the Car, etc,” doesn’t always make sense—or even those gestures toward sense that will sometimes do if the theme is dark enough.

Lire la suite:

http://www.nytimes.com/movie/review?res=9E0DE5D71431E336A05755C2A9649D946190D6CF

Vidéo:

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L’Effrontée

l'effrontéeClaude Miller

Diplomé de l’IDHEC (ex-Fémis), et après avoir effectué son service militaire au sein du service cinématographique des armées, Claude Miller débute dans le cinéma dans les années 60 comment assistant-réalisateur de Marcel Carné (Trois chambres à Manhattan) Jacques Demy (Les demoiselles de Rochefort), Michel Deville… il est aussi directeur de producteur sur certains films de Truffaut.

Après des court-métrages, il se lance dans le long avec La meilleure façon de marcher (1976) avec Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey. Suivra une filmographie dense et ecclectique, qui l’imposera comme un réalisateur tout terrain, capable de passer du polar en huis-clos à la Garde à vue (Lino Ventura, Michel Serrault, Romy Schneider, Guy Marchand, et 4 César en 1982) à la chronique adolescente (L’effrontée, avec Charlotte Gainsbourg), du drame psychologique “académique” (La classe de neige) à la comédie intimiste expérimentale (La chambre des magiciennes)…

Après le portrait de femme Betty Fisher et autres histoires, avec Sandrine Kiberlain, Nicole Garcia et Mathilde Seigner, une mise en abyme du cinéma et drame sentimental avec La petite Lili (Ludivien Sagnier, Nicole Garcia, Robinson Stevenin), il revient en 2007 avec Un secret, pour lequel il dirige Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Julie Depardieu.En 2009, il coréalise avec son fils Nathan Miller le film Je suis heureux que ma mère soit vivante.

Deux ans après, il signe Voyez comme ils dansent avec Marina Hands. Alors qu’il tourne son dernier film, Thérèse D., adaptation du roman de François Mauriac (intitulé Thérèse Desqueyroux, paru en 1927) avec Audrey Tautou, Gilles Lellouche et Francis Perrin, il meurt le 4 avril 2012. Il avait 70 ans.

Source:

http://www.cinefil.com/star/claude-miller/biographie

Vidéo:

Claude Miller – L’Effrontée (1985)

Realisateur Claude Miller. Avec Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont, Jean-Claude Brialy, Julien Glenn, Clothilde Baudon, Jean-Philippe Écoffey, Raoul Billerey, Simon de La Brosse, Richard Guerry, Louisa Shafa, Cédric Liddell, Daniel Chevalier, Phileppe Baronnet, Chantal Banlier, Armand Barbault.

Pour prolonger l’été, j’ai eu envie de regarder L’effrontée hier soir. Le film de Claude Miller a très bien vieilli: les dialogues  restent drôles et touchants, les interprétations justes et la musique… délicieusement entêtante (Sarà perché ti amo de Ricci & Poveri).

Surtout, il y a Charlotte. Ecorchée vive, boudeuse, timide, “fantasque” comme le lui reprochent ses profs. Une môme de 13 ans qui crève l’écran avec sa mèche dans les yeux, son filet de voix et ses gestes gauches.

Evidemment, difficile de la regarder sans la comparer avec la femme qu’elle est devenue. Comme le disait Valentine, en charge de la rubrique VIP sur le site de L’Express Styles, Charlotte Gainsbourg fait partie de ces acteurs intouchables que la plupart des gens respectent. Je suis sûre que certains d’entre vous vont quand même me dire qu’ils ne l’aiment pas, mais qu’importe, moi je fais partie des gens qui l’admirent, et dans ce film, il faut bien avouer qu’elle s’avère particulièrement prometteuse.

L’effrontée filme l’ennui propre à l’âge ingrat. Charlotte Castang  (Charlotte Gainsbourg, donc) ne supporte plus sa vie. Les adultes et les gens de son âge l’agacent, son corps l’embarasse, un rien l’énerve. La seule personne qu’elle tolère, c’est sa petite voisine Lulu. Arrive Clara Bauman, pianiste prodige du même âge qu’elle, en tournée dans la région. Charlotte tombe immédiatement sous son charme.

Quiconque a vu L’effrontée se souvient de Charlotte en jean et marinière. Elle ne porte pratiquement que ça d’un bout à l’autre du film, grande sauterelle se contentant d’alterner 501 et minijupe. On n’est pas dans Gossip Girl: l’oeil n’est pas distrait par d’intempestifs changements de tenue, et c’est tant mieux! La chef costumière Jacqueline Bouchard préfère jongler avec quelques pièces essentielles, ne se doutant peut-être pas que c’est ce qui donnera au film un charme atemporel.

Lire la suite:

http://blogs.lexpress.fr/styles/cafe-mode/2009/08/27/les_films_bien_sapes_leffronte/

Vidéo:

http://www.ina.fr/video/CAB85112402

Vidéo:

 

La Piscine

piscineJacques Deray

Né à Lyon le 19 février 1929, ce fils d’industriel envisage d’abord la comédie. Il s’inscrit dans un cour d’art dramatique puis s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour ce côté de la caméra. En 1952, il devient assistant pour Jean Boyer, Henri Verneuil ou encore Luis Bunuel. Il réalise son premier film Le Gigolo en 1960. Déjà, il s’entoure des futurs grands noms du cinéma français. Jean-Claude Brialy, Charles Vanel, Jean-louis Trintignant, Michel Serrault, Jean-Paul Belmondo, Romy Schneider, Charlotte Rempling et surtout Alain Delon font leurs premiers pas devant ce maître. Delon et Deray, une amitié et une dizaine de collaborations dont Borsalino et La Piscine. Imprégné d’une atmosphère unique, sombre, personnelle et trouble, le genre policier a pris toute son envergure avec celui qui se définissait comme ” un metteur en scène, un montreur d’images, un raconteur d’histoires “.

Jacques Deray était aussi très investi dans les instances professionnelles du septième art : Vice-président d’Unifrance-Film entre 1973 et 1975, membre de la commission de contrôle de 74 à 90 puis à partir de 99. Le cinéaste s’est impliqué dans l’ouverture d’un musée à l’Institut Lumière, à Lyon, aux côtés de Bertrand Tavernier, Thierry Frémaux et Bernard Chardère. En 2002, alors que la maladie le guettait, il a décidé d’écrire ses mémoires. Loin d’énumérer les noms des stars avec qui il a tourné, il opte pour une promenade dans ses souvenirs. Il aimait à rappeler que Tavernier n’était pas le seul cinéaste lyonnais. Depuis plusieurs semaines, la lutte du réalisateur contre la maladie était devenue vaine. Il s’est éteint le 08 août 2003, Il avait 74 ans.

Source:

http://www.commeaucinema.com/personne/jacques-deray,19740

Vidéo:

Jacques Deray – La Piscine (1969)

Realisateur Jacques Deray. Avec Alan Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet, Jane Birkin, Suize Jaspard, Paul Crauchet, Steve Eckhardt.

Jacques Deray tourne ce film en 1968 en pleine Affaire Markovic pour laquelle Delon est entendu. D’autre part, il réunit ce dernier et Romy Schneider qui ont entretenu une longue liaison avant de se séparer. C’est dire si le tournage a entretenu la curiosité de la presse à scandale en jouant – sans que cela soit bien sûr voulu – sur une évidente confusion entre les acteurs et les personnages qu’ils incarnaient. De même, le spectateur pouvait se demander, en assistant à la projection, si réalité et cinéma n’interféraient pas et où se situait la frontière entre la vie des vedettes et la représentation qu’en donnait le film.

Au final, pourtant, La Piscine est l’un des meilleurs Deray et a connu un grand succès populaire. Il faut dire que le film multiplie, a priori, les atouts. En premier lieu, le monde dépeint est celui de la faune tropézienne alors à son plus haut degré de célébrité, mélange hétéroclite de vedettes, de gens fortunés et de parasites. S’ajoute également un cadre géographique propre à faire rêver : une luxueuse villa avec piscine dominant le golfe de Saint-Tropez. Ce décor enviable est, d’autre part, habité par des acteurs choisis pour leur beauté ou leur séduction (Romy Schneider, Jane Birkin à ses débuts, Maurice Ronet et Alain Delon). Enfin, le drame se déroule dans un temps resserré. Bref, Deray associe fort habilement huis clos étouffant (l’essentiel du film se déroule autour de la piscine et de la villa sous une chaleur accablante) et tension dramatique en contractant l’action sur quelques jours et nuits et en mettant en scène un quatuor de personnages complexes liés – ou séparés – par le sexe et l’argent et agités de pulsions contradictoires (amour ou amitié, estime ou jalousie) nées d’un passé commun mal assumé, en porte-à-faux avec le présent.

Tout l’art du réalisateur est d’installer le malaise (1) et, dans un premier temps, de mettre en place les signes parallèles – mais factices et illusoires – d’un univers luxueux et d’un bonheur amoureux et complice à deux entre Marianne et Jean-Paul. Puis d’organiser une savante montée de la tension dramatique par un double face-à-face psychologique (Harry et Jean-Paul, d’un côté ; adultes et adolescente, de l’autre) renforcé par le jeu subtil des sentiments croisés du trio (Marianne prise au piège entre son passé avec Harry et son présent avec Jean-Paul) (2). Enfin, de faire éclater brusquement, au paroxysme de la tension, la cruauté implacable du drame d’une façon tout à fait inattendue.

Le long dénouement qui s’ensuit – en forme d’enquête policière soupçonneuse et inquiétante – sert à fouiller encore davantage la dimension psychologique des personnages et à mesurer toute l’ambiguïté humaine : Marianne découvre un Jean-Paul qu’elle ne soupçonnait pas ; il se révèle manipulateur et lâche. La réalisation précise de Jacques Deray – la plupart des scènes proposées sont riches de significations – excelle à traquer les signes extérieurs des sentiments au travers de regards saisis au plus près, de gestes simplement ébauchés, de non-dits révélateurs ou de silences éloquents.

On notera aussi que le décor (en l’occurence la piscine, elle-même élément clé du film), reflète (!) cette ambiguïté de l’âme humaine. Elle est montrée, d’abord, comme le symbole de la vie facile et du bonheur : en pleine journée, inondée de soleil, elle rafraîchit les deux amants, Marianne et Jean-Paul, et les fait s’étreindre érotiquement au cours d’un long baiser qui les laisse essoufflés. Mais elle est, ensuite, de nuit, celle qui pousse au crime et laisse Harry, privé du souffle de la vie, être cruellement noyé. Cette double dimension (!!) de la piscine – symbole à la fois solaire et nocturne – au-delà du simple signe social de la vie facile, enrichit, à l’évidence, un film qui gagne ainsi en profondeur (!!!).

Alain Delon trouve là l’un de ses meilleurs rôles : personnage qui vit dans un monde où l’argent est tout alors qu’il n’est riche que d’ambitions déçues, il se montre excellent en être fragile et vulnérable, humilié et jaloux. Les autres acteurs sont au diapason : beauté épanouie d’une Romy Schneider, cynisme séducteur d’un Maurice Ronet, naturel rafraîchissant d’une Jane Birkin. Un très bon film !

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http://libresavoir.org/index.php?title=La_Piscine_de_Jacques_Deray

Vidéo:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19424343&cfilm=4939.html