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Apprendre une langue étrangère aux enfants

enfantsDes parents conscients de leurs lacunes en langues étrangères

Les actifs français ont de plus en plus besoin de recourir aux langues étrangères dans le cadre de leur travail. Conf call avec un client américain, négociation avec un fournisseur anglais, ou alors un client étranger qui veut ouvrir un compte bancaire, tous les secteurs incluent aujourd’hui une certaine internationalisation de leur activité. Afin de rester performant et être à l’aise dans son job, la maîtrise d’au moins une seconde langue est désormais nécessaire. Bien que plus de 80% des français aient appris une langue étrangère à l’école et durant leurs études, pour plus de la moitié d’entre eux leur niveau est faible, débutant, voire intermédiaire. Les parents d’aujourd’hui sont les élèves des années 80. Or, à cette époque, la plupart des entreprises, notamment les grands groupes étaient encore majoritairement franco-français. D’où une moindre importance de la maîtrise de l’anglais. Ils vivent depuis sur leurs acquis, mais le monde a changé. Le constat est là : 55% d’entre eux sont maintenant conscients de leur faiblesse en langues étrangères et se rendent compte qu’ils ont été pénalisés durant leur carrière… Schéma que ces derniers ne veulent absolument pas reproduire avec leurs enfants.

Des parents persuadés que leurs enfants maîtriseront mieux les langues étrangères

Si l’école reste, et de très loin, le lieu privilégié de l’apprentissage des langues étrangères, 58% des parents interrogés sont prêts à investir financièrement pour l’apprentissage des langues étrangères de leurs enfants ! Le changement des mœurs en France est visible : apprendre l’anglais (pour la majorité) est devenu une priorité pour les parents. S’ils ne veulent plus se contenter uniquement de l’école comme lieu d’apprentissage, aucune solution alternative ne semble véritablement se démarquer. Pour autant, 52% souhaitent dépenser entre 200 et 500€ par an et par enfant dans l’apprentissage d’une langue étrangère.

Oui, mais comment investir intelligemment ?

Quelle méthode semble la plus appropriée et la plus efficace ? A ce niveau, l’ensemble des parents semble indécis : 35% privilégieraient une école privée bilingue, 33% des cours particuliers, 34% des cours collectifs dans des centres d’accueil, 25% des outils de e-learning, 31% des livres dans la langue souhaitée et 23% un abonnement à des chaînes en VO. Les solutions sont nombreuses, mais pas encore assez connues pour que les parents soient en mesure de faire un choix clair. D’où le constat suivant : plus de 70% des enfants n’apprennent l’anglais qu’à l’école, tout comme leurs parents !

L’apprentissage d’une langue doit être répétitif et 2h par semaine ne permettent pas de créer un réel mécanisme. Les parents sont prêts à investir mais la somme annuelle n’est pas forcément suffisante pour couvrir les frais d’une école privée bilingue par exemple. Cependant, de nombreuses alternatives existent comme la garde d’enfants par des natifs ou bilingues, des ateliers pédagogiques le mercredi après-midi (notamment depuis la réforme des rythmes scolaires), regarder des dessins-animés ou films en VO… Ces solutions sur le long terme sont tout aussi efficaces.

La perception des français en ce qui concerne l’apprentissage des langues a donc évolué ces dernières années. Ne pas laisser tomber et entretenir ce regain d’intérêt est essentiel pour le futur professionnel de la France !

Source:

http://www.huffingtonpost.fr/antoine-gentil/apprendre-langue-etrangere-enfant_b_4998559.html

Vidéo:

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francés

Paris, Paris

eiffel Le tourisme à Paris

La Tour Eiffel, Montmartre ou encore la gastronomie fascinent toujours autant les touristes étrangers. Malgré sa réputation de ville parfois dangereuse et les fermetures de magasins le dimanche, Paris «reste la première destination touristique au monde avec 47 millions de touristes (…) là où Londres est à un peu plus de 35», même si la capitale britannique et le Grand Paris sont «à touche touche» pour le nombre de touristes étrangers accueillis en 2013, s’est félicité mardi l’adjoint à la maire de Paris chargé du Tourisme, Jean-François Martins.

Parmi ces 47 millions de visiteurs, 16,6 sont étrangers, soit un chiffre légèrement en deçà (16,8 millions) de celui dévoilé la semaine dernière par le bureau britannique des statistiques (Office for National Statistics) pour Londres.

Pour la première fois, l’Office du tourisme et des congrès de Paris a dévoilé mardi des chiffres à l’échelle du Grand Paris (Paris et les trois départements de Petite Couronne), dans un souci de «pertinence de la mesure de la fréquentation touristique». «Un grand nombre de touristes sont hébergés autour de Paris», a souligné le directeur général de l’Office Nicolas Lefebvre. Ainsi, sur 0,99 million de touristes chinois hébergés en Ile-de-France en 2013, seuls 0,22 l’ont été dans Paris intra muros, a-t-il illustré.

Source:

http://www.leparisien.fr/economie/paris-reste-la-capitale-mondiale-du-tourisme-devant-londres-13-05-2014-3837495.php#xtref=http%3A%2F%2Fwww.google.es%2Furl%3Fsa%3Dt%24rct%3Dj%24q%3D%24esrc%3Ds%24source%3Dweb%24cd%3D27%24ved%3D0CFYQFjAGOBQ%24url%3Dhttp%253A%252F%252Fwww.leparisien.fr%252Feconomie%252Fparis-reste-la-capitale-mondiale-du-tourisme-devant-londres-13-05-2014-3837495.php%24ei%3DrnzvU7jXHdOp7Aaeo4CYBw%24usg%3DAFQjCNHE4GheGPfIm5_YQ0PHTHl_zQDj4w%24sig2%3Dq2e-A9veKoPnF05UxxS4jA

De Paris ou de Londres, quelle est la ville qui aura accueilli le plus de touristes étrangers en 2013 ? Selon un communiqué de London & Partners, l’agence qui promeut la capitale britannique, Londres aurait attiré 16 millions de visiteurs en 2013, un chiffre record. Il n’en a pas fallu davantage à la presse française et étrangère pour conclure que Londres allait détrôner Paris et devenir la ville la plus visitée au monde. Une information aussitôt reprise par de très nombreux médias, en France et ailleurs.

Quel crédit accorder aux chiffres avancés par l’agence britannique ? En réalité, cette dernière est beaucoup moins affirmative que les médias qui l’ont citée. Selon l’étude qu’elle a dévoilée jeudi 16 janvier, l’Office national des statistiques britannique assure que 4,9 millions de personnes se sont rendues à Londres entre juillet et septembre 2013, soit 12,8 millions sur les 9 premiers mois de l’année. Un chiffre en hausse de 12 % par rapport à la même période en 2012.

Pour calculer la fréquentation de la ville sur l’ensemble de l’année (les chiffres sont pour l’instant indisponibles), London & Partners se contente d’extrapoler cette hausse de 12 % sur 12 mois. Elle arrive alors à la conclusion qu’en 2013, 16 millions de personnes se sont rendues à Londres.

Le Figaro, relayé par une bonne partie de la presse, n’a pas hésité à reprendre à son tour cette extrapolation déjà bancale et à la comparer à la fréquentation touristique de Paris… en 2012.

Ainsi, si l’on estime que Paris a été autant visitée en 2013 qu’en 2012, avec 15,9 millions de touristes étrangers “seulement”, la capitale française n’est plus la ville la plus visitée du monde.

Or, selon les données de l’Organisation mondiale du tourisme, le tourisme a globalement cru de 5 % lors des 8 premiers mois de 2013 en Europe, par rapport à la même période en 2012. Ce qui tend à invalider les calculs du Figaro

La Mairie de Paris n’a pas tardé à répliquer sur ce sujet, ô combien sensible, remarquant , dans un communiqué, que “les seuls chiffres à ce jour comparables sur la fréquentation touristique entre Londres et Paris sont ceux de 2012, les chiffres de 2013 n’étant pas encore consolidés”. Et quand bien même Londres dépasserait Paris, les chiffres pour la capitale française s’entendent intra-muros et ne tiennent pas compte de Disneyland ni de Versailles, rappelle-t-on à l’Hôtel de ville. Les deux sites, situés en banlieue parisienne, ont respectivement accueilli 16 et 7 millions de visiteurs en 2012, selon les statistiques de la Direction générale de la compétitivité et de l’industrie de services.

La presse anglaise est friande de “french bashing” ; la presse française se délecte, elle, à relayer sa consœur. Sauf qu’elle est allée, cette fois-ci, un peu vite en besogne. Tout comme les responsables politiques qui ont choisi de relayer ce message.

Source:

http://decodeurs.blog.lemonde.fr/2014/01/20/londres-paris-le-match-des-touristes/

Histoire de Paris

Les sous-sols de Paris fascinent. Ils alimentent les légendes autant qu’ils salissent les bottes des « cataphiles ». Par « cataphiles », comprenez les Parisiens qui s’aventurent dans les “Catacombes”. Ces anciennes carrières de calcaire situées dans les souterrains de la capitale ont fait de Paris un véritable “gruyère”. Un labyrinthe qui représenterait plus de 350 kilomètres. Et dont l’activité parallèle – cinéma, soirées artistiques…- aurait atteint son apogée dans les années 70.  Depuis, les autorités en ont limité l’accès. Réservé aux initiés. Pour les autres, adeptes de visites originales à Paris, voici quelques lieux souterrains dont les visites sont organisées. Également étonnantes.

Les Catacombes, ossuaire municipal

Ces carrières de calcaire, dites “Catacombes”, ont longtemps fait office d’ossuaire.

À la fin du XVIII ème, les épidémies sévissent dans la capitale. Les fosses communes se remplissent. Dans le quartier des Halles, les riverains se plaignent du foyer d’infection que constitue le cimetière des Innocents. Le Conseil d’Etat vote alors la suppression de ce lieu de sépulture. Les défunts seront transférés dans les souterrains de Denfert-Rochereau. Pendant près de deux ans, un cortège de prêtres et de tombereaux partant des Halles pour remonter jusqu’à Denfert, transportent à la nuit tombée, les os. Puis, des squelettes d’autres cimetières parisiens seront également transférés dans la carrière jusqu’en 1814. En tout, six millions de Parisiens y auraient été déplacés.

Outre l’ossuaire, la carrière de calcaire vaut le détour pour ces grandes galeries. Dans l’une des salles, un carrier, a priori ancien soldat de Richelieu, sculpta une miniature du fort de Port-Mahon, aux Baléares. Pour descendre dans les Catacombes depuis Denfert-Rochereau, n’oubliez pas de vous couvrir. La température moyenne y est de 14°. Il vaut mieux y aller à l’ouverture et en semaine – l’entrée étant limitée à 200 personnes. A la sortie, un gardien fouille les sacs. D’après lui, plusieurs fois par jour, il y retrouve des os. Un acte sanctionné par le code pénal. Ouvert du mardi au dimanche de 10h00 à 17h00 (fermeture des caisses à 16h).

Sur le canal Saint-Martin, une alternative au Bateau-mouche

Partir de la Villette en direction de la Seine en bateau, c’est possible ! La croisière sur le canal Saint-Martin commence au bassin de la Villette, arrêt de métro Jean Jaurès. Construit de 1805 à 1825, ce cours d’eau permettait le transport de marchandises. Sur ses rives, les anciennes usines témoignent de l’activité de l’époque. Elles sont aujourd’hui restaurées en bar et restaurants branchés. Profession insolite, dans ce 10ème arrondissement : des éclusiers aident encore les péniches à passer. Un clin d’œil aux ricochets d’Amélie Poulain. Clou de la balade, la voûte de la Bastille, commandée par le préfet Haussmann. Ne reculant devant rien pour mener à bien son projet de grandes artères dans Paris, il demanda à abaisser le canal juste avant le port de l’Arsenal. Imaginez, au-dessus de vos têtes, le trafic de la Bastille.

Deux options. Soit vous descendez vers la Seine, à 9h45 et 14h45 depuis le bassin de la Villette. Soit vous remontez le canal, depuis le port de l’Arsenal situé près de la Bastille, à 9h45 ou 14h30.

Dans le réseau des égouts de Paris

Peu ragoûtant ? Et pourtant, ces visites sont prises d’assaut. Il vaut mieux réserver pour y accéder. Aujourd’hui, 2400 kilomètres de galeries gèrent les eaux usées parisiennes. Même sous terre, chaque tunnel se voit attribué son nom de rue. Le musée vous fait voyager de Lutèce à Paris, par les égouts. L’entrée se fait à deux pas de la Tour Eiffel, Pont de l’Alma. Accessible avec le Paris Pass. Du samedi au mercredi de 11h à 16h d’octobre à avril. Et 11h à 17h de mai à septembre.

Source:

http://blog.viatorcom.fr/paris/descendez-dans-les-entrailles-de-paris/

Vidéo:

Films tournés à Paris

Didier Bourdon & Bernard Campan – Le Pari (1997)

Vidéo:

Jean-Pierre Jeunet – Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain (2001)

Vidéo:

Gérard Jugnot – Monsieur Batignole (2002)

Vidéo:

Chansons sur Paris

Mano Negra – La ronde de nuit (1991)

Vidéo:

Paroles:

Au coeur de la ville endormie
Reposent des millions d’gens soumis
Personne d’autre pour hurler la nuit
Que l’vieux clochard sous l’pont Marie
Dans les rues y’a plus qu’des matons
Tous les Apaches sont en prison
Tout est si calme qu’ca sent l’pourri
Paris va crever d’ennui !!!

L’baron qui rá¨gne á  la mairie
Veut qu’tout l’monde aille au lit
Sans bruits
Les lits qui grincent sont interdits
D’ronfler c’est toléré… merci ! !

Allons enfants de la patrie
Contre nous de la tyrannie
Dont nous abreuve ce bouffon !
Elu par de sinistres cons.

Paris se meurt aujourd’hui
De s’áªtre donnée á  un bandit
Un salaud qui lui a pris
Ses nuits blanches !
Paris la nuit c’est fini !
Paris va crever d’ennui
Paris se meurt rendez lui
Ses nuits blanches

Source:

http://www.lyricsmania.com/ronde_de_nuit_lyrics_mano_negra.html

Mano Solo – Allô Paris (1993)

Vidéo:

Paroles:

Allô Paris il est si tard
Les doigts collés au combiné
Je relance encore avec l’espoir
De te parler
J’ai beau savoir que ça me fout le cafard
Je peux pas m’empêcher
M’empêcher d’y croire
La nuit sonne ses derniers coups
J’irai jusqu’au bout

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Et là debout sur le trottoir
Comme chaque soir
Je te raconte l’histoire
Des larmes de rue dans les bars qui puent
Les regards moisis
Et les corps meurtris
Allô Paris tout est fini
Et putain Je suis fatigué

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Allô Paris tout est fini
Tu m’as tout pris même l’envie
Tu ne te souviens plus de rien
Tu oublies un peu plus chaque matin
Et ta mémoire coule le long des trottoirs
En noyant mon désir dérisoire

[Refrain]
J’aurais voulu (x4)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu…(x3)

Allô Paris
Tout est fini
tout est foutu

[Refrain]
J’aurais voulu (x3)
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu
Quelque chose de bien
J’aurais voulu
Que tu me dises viens
J’aurais voulu

Source:

http://musique.ados.fr/Mano-Solo/Allo-Paris-t17572.html

TTC – Paris, Paris (2007)

Video:

Paroles:

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Tido Berman :
C’est Paris capitale, emprunte la voie rapide
Paris !
Va dans des quartiers chics et croise des stars du X
Paris !
Je fais le tour du monde comme du périphérique
Et redécouvre des endroits féériques dans cette
Ville lumière qui vit la nuit, aussi ces filles très belles
Remplies d’esprit, strass et paillettes, boule à facette qui brille
Soirées fashions, foule à baskets qui crie…

Cuizinier :
Paris !
Tu trouveras tout c’que tu veux
Dans les assiettes il y en a trop
(Euh… pas compris) … c’que tu peux
Paris !
Paris est une ville de macs,
Où “vie de star” prend tout son sens car
Paris !
Est une ville de marque,
Comme les vêtements dans lesquels j’ai mis du cash
Tout va trop vite ici, Formule 1 pas piste de kart
Désolé d’te rappeler qu’Paris est une ville de barges !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Tékilatex :
Paris réalisera tous tes rêves
Viens faire un tour du côté de la Tour Eiffel
Paris est la plus belle ville sur Terre
Purs restaurants, filles supers !
Balade-toi dans les quartiers chics
Ca transpire encore plus le slip, ‘cause Amérique
(C’est vrai !)
Dans les rues tu comprendras très vite
D’ou viennent les filles les plus jolies, bon appétit
Paris !
La meilleure musique du monde sort d’ici
On est en avance de dix ans dans la plupart des styles
Je n’te prends pas pour un imbécile
Dans notre ville tu danseras toute la nuit jusqu’à dev’nir amnésique
Grattes-ciels, casinos, bordels, cabarets
Pour dépenser ton cash, Paris est l’endroit parfait
Pas la peine de remettre ça en cause
Les autres capitales ne valent pas grand-chose

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Cuizinier :
Chaîne en or autour du cou,
La foule m’appelle
Les parisiens sont toujours là pour foutre la merde
La Terre entière essaie d’être nous
Les autres villes ne font qu’rêver d’être cool
Cuizi-Cuiz’ ! Sur les Champs-Elysées
Quand tu descend la rue tu vois des gens déguisés
Tell’ment ils sont beaux, tell’ment ils sont gros
Tu n’en crois pas tes yeux tell’ment ils sont trop !

Tido Berman :
La parisienne est chic
Ma parisienne est chiche
Et comme cette ville est belle
Musée (il me semble) capitaliste
Dans mon arrondissement
Et dans le tien aussi
Pour mon enrichissement
Je lutte et je milite
Paris !
C’est du luxe, j’ai des muses dans l’Jukebox
Et des lustres on diffuse ma musique dans les clubs
Ca m’amuse, Paris ressent les (pas compris le mot), on déguste la vie
La ville, l’envie, languit, et tue l’ennuie

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les caisses avec le plus de basses,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de charme ?
Paris !

Où sont les gosses avec le plus de classe ?
Paris !
Où sont les boss avec le plus de liasses ?
Paris !
Où sont les shops avec le plus de marques,
A ton avis quelle est la ville avec le plus de stars ?
Paris !

Source:

http://www.songtexte.com/songtext/ttc/paris-paris-4bca07e6.html

La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil

lunettesSébastien Japrisot – La Dame dans l’auto avec des lunetes et un fusil (1966)

À Paris, Dany Longo, jeune secrétaire dans une agence de publicité, grande, mince et blonde, mais myope comme une taupe, et donc lunettée, naïve et quelque peu paumée, s’ennuie au bureau, et voit venir avec appréhension le week-end du 14 juillet, alors que tout le monde autour d’elle parle de voyages, de famille, d’amis. Elle, elle se prépare à rester seule dans son petit appartement. Or son patron, Michel Caravaille, lui demande, car ils se rendent en Suisse, de les accompagner, lui et sa femme, une jeune blonde nommée Anita, à l’aéroport, dans la luxueuse Thunderbird de celle-ci. Là-bas, il lui donne une enveloppe de salaire, et lui demande de ramener la voiture en ville. Mais, au retour, elle se trompe de chemin, et s’engage sur l’autoroute du Sud. Comme elle a toujours désiré aller voir la mer, elle continue vers la Côte d’Azur. Au fil de sa route, elle rencontre, dans des villages et des villes qu’elle n’a jamais visités, différentes personnes qui disent la connaître, qui lui disent qu’elle est la maîtresse de son patron depuis plusieurs années, qui lui affirment qu’elle est déjà passée les voir la veille (comment est-ce possible? elle était en train de taper un rapport pour son patron à Paris). Lors d’un arrêt dans une station-service, un homme se jette sur elle, lui écrasant une main dans une porte. Quand elle reprend ses esprits, elle ne sait plus ce qui s’est passé, et reprend sa route, sa main portant un pansement, continuant toujours plus loin, vers cette mer qu’elle espère belle. Plus tard, lorsqu’elle s’arrête dans un hôtel pour passer la nuit, on lui dit : «C’est vous la dame à la Thunderbird avec un pansement à la main, on vous a déjà vue hier.» Le lendemain, elle n’en peut plus : partout où elle s’arrête, on lui dit l’avoir déjà vue. Elle prend un auto-stoppeur, et ils découvrent tous deux, dans le coffre de la voiture, un cadavre ainsi qu’un fusil. Est-ce elle qui a tué cet homme? Si ce n’est pas elle, qui est-ce? Le coffre était vide quand elle est partie de Paris. Il s’avère que le cadavre est celui d’un play-boy nommé Maurice Kaub, dont, aussitôt, elle se débarrasse. Elle se procure son adresse, et s’y rend. La maison est ouverte, elle y entre. Il n’y a personne, mais elle découvre des vêtements qui lui appartiennent, et trouve dans une poche une deuxième enveloppe de salaire. Elle comprend alors que Caravaille est l’auteur de la machination dont elle est victime. Elle se rend chez lui où il l’attend, une carabine à la main. Mais, avant qu’il ait le temps d’agir, elle crie : «Ne bougez pas, M. Caravaille, je viens de poster une lettre qui contient les deux enveloppes de salaire, et où je m’explique en peu de mots». Il lui avoue toute la vérité…

Source:

http://www.google.es/url?sa=t&rct=j&q=&esrc=s&source=web&cd=9&ved=0CG4QFjAI&url=http%3A%2F%2Fwww.comptoirlitteraire.com%2Fdocs%2F400-japrisot-sebastien.doc&ei=SkXVU_3_O8qa1AWu3oCwCA&usg=AFQjCNE0_Pst-Lst8R6I_-G4bh39WvPdrg&sig2=arjK_t_oVXNY2biRKeqMLw&bvm=bv.71778758,d.d2k

Publié pour la première fois en 1966, ce roman de Sébastien Japrisot a reçu plusieurs prix de littérature policière, amplement mérités selon moi.
L’héroïne, Dany Longo, est secrétaire dans une agence de pub. Une vie relativement solitaire, sans réelles attaches, sinon une amitié de jeunesse pour la femme de son patron. Celui-ci lui ayant demandé de les conduire, sa famille et lui, à l’aéroport puis de ramener la voiture à son domicile, Dany, sur un coup de tête part avec la magnifique Thunderbird blanche décapotable, une voiture qui ne passe pas inaperçue.
Elle prend la direction du Sud pour aller voir la mer où elle n’est jamais allée. Un voyage qui tourne peu à peu au cauchemar, puisqu’elle se fait attaquer dans une station-service et que plusieurs personnes soutiennent mordicus l’avoir déjà vue la veille dans la même voiture faisant route en sens inverse. De là à croire qu’elle sombre dans la folie… Et le pire pour Dany reste à venir, bien sûr…
Le moins que l’on puisse dire est que l’auteur sait ménager ses effets! On cherche à comprendre avec l’héroïne, on est de tout coeur avec elle, puis Japrisot force le lecteur à prendre du recul, à regarder son personnage avec suspicion. Dany Longo manipulerait-elle les témoins de son histoire? Les questions se bousculent tout le long de la fuite de l’héroïne, les éléments de réponse sont donnés au compte-gouttes par des personnages secondaires qui interviennent de manière ponctuelle. Du grand art dans le suspense!

Source:

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/6211

Anatole Litvak

Mikhaïl Anatol Litvak est né le 10 mai 1902 à Kiev, en Russie. En 1921, il est diplômé en philosophie de l’université de Leningrad. L’année suivante, il est acteur, décorateur puis metteur en scène d’une petite troupe théâtrale. Engagé en 1923 comme assistant par les Studios Nordkino, il y réalise deux courts métrages : Tatiana, interprété par des enfants et Le coeur et les dollars, satire du capitalisme.

En 1925, Anatole Litvak quitte l’U.R.S.S. Tourné dans les studios allemands de la U.F.A., Dolly macht karriere, comédie musicale pleine d’entrain, est le premier long métrage d’Anatole Litvak. Coeur de lilas (1932), avec Jean Gabin, fut un grand succès qui le fil connaître en France où il achèvera brillamment, en 1936, la première partie de sa carrière avec Mayerling. Interprété par Danielle Darrieux et Charles Boyer, ce film lui ouvrit en grand les portes d’Hollywood

Il y débute avec La femme que j’aime (1937), remake de son film français, L’équipage (1934). D’origine juive et anti-fasciste convaincu, Litvak s’attacha, dès 1939, à dénoncer la menace hitlérienne avec Les aveux d’un espion nazi. Puis, devenu citoyen américain en 1940, il participa activement, aux côtés de Frank Capra, à la réalisation de la série documentaire Pourquoi nous combattons. Après la guerre, qu’il termina avec le grade de colonel, Litvak connut ses plus grands succès en 1948 avec Raccrochez c’est une erreur et La fosse aux serpents.

Puis Litvak reprit le cours d’une prestigieuse carrière internationale, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et en France où tourne notamment Aimez-vous Brahms ? (1960) puis La Nuit des généraux (1966). Il meurt à Neuilly, le 16 décembre 1974.

Source:

http://www.cineclubdecaen.com/realisat/litvak/litvak.htm

Anatole Litvak – La Dame dans l’auto avec des lunettes et un fusil / The Lady in the Car with Glasses and a Gun (1970)

Realisateur Anatole Litvak. Avec Samantha Eggar, Oliver Reed, John McEnery, Stéphane Audran, Billie Dixon, Bernard Fresson, Marcel Bozzuffi, Philippe Nicaud, Yves Pignot, Jacques Fabbri, André Oumansky, Maria Meriko, Claude Vernier.

The lady (Samantha Eggar) is an English girl working in a Paris advertising agency. The car is an enormous white American convertible with which her boss (Oliver Reed) entrusts her after she drops off him and his wife (Stephane Audran) at the airport for a business-pleasure trip to Geneva.

In the crush of holiday traffic she makes a wrong turn—south, instead of back to Paris, and when she discovers her mistake she decides to take the car on a brief Mediterranean holiday of her own.

It is her dark glasses (on prescription — she is terribly nearsighted) as much as anything else that convinces people along the way that they have seen her before, in the same car, driving north along the same road that very morning. And when her hand is painfully crushed by an unseen stranger in a service station, and the attendant swears that she was wearing a bandage for the sprain hours before, when she stopped for a minor repair, she realizes that she is facing not just disturbing coincidence but very real danger.

By the time she finds the gun—accompanying a corpse that turns up in the car’s trunk — she is desperate. Along the way she has picked up a young drifter (John McEnery) who may be her salvation or her doom.

But there is really nobody she can trust, not even, given the weight of circumstantial evidence, herself. Everything in considerable and quite intimate detail, seems to prove that she has committed murder.

Given the possibilities of his plot, Mr. Litvak has emphasized local effect and psychological thrills at the expense of the malevolent logic that is supposed to trap his heroine. Although it is often properly terrifying, one (night-time) meeting between Mr. McEnery and Miss Eggar in an automated garage full of cars and empty of people is especially unsetting. “The Lady in the Car, etc,” doesn’t always make sense—or even those gestures toward sense that will sometimes do if the theme is dark enough.

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http://www.nytimes.com/movie/review?res=9E0DE5D71431E336A05755C2A9649D946190D6CF

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L’Effrontée

l'effrontéeClaude Miller

Diplomé de l’IDHEC (ex-Fémis), et après avoir effectué son service militaire au sein du service cinématographique des armées, Claude Miller débute dans le cinéma dans les années 60 comment assistant-réalisateur de Marcel Carné (Trois chambres à Manhattan) Jacques Demy (Les demoiselles de Rochefort), Michel Deville… il est aussi directeur de producteur sur certains films de Truffaut.

Après des court-métrages, il se lance dans le long avec La meilleure façon de marcher (1976) avec Patrick Dewaere et Patrick Bouchitey. Suivra une filmographie dense et ecclectique, qui l’imposera comme un réalisateur tout terrain, capable de passer du polar en huis-clos à la Garde à vue (Lino Ventura, Michel Serrault, Romy Schneider, Guy Marchand, et 4 César en 1982) à la chronique adolescente (L’effrontée, avec Charlotte Gainsbourg), du drame psychologique “académique” (La classe de neige) à la comédie intimiste expérimentale (La chambre des magiciennes)…

Après le portrait de femme Betty Fisher et autres histoires, avec Sandrine Kiberlain, Nicole Garcia et Mathilde Seigner, une mise en abyme du cinéma et drame sentimental avec La petite Lili (Ludivien Sagnier, Nicole Garcia, Robinson Stevenin), il revient en 2007 avec Un secret, pour lequel il dirige Cécile de France, Patrick Bruel, Ludivine Sagnier, Mathieu Amalric, Julie Depardieu.En 2009, il coréalise avec son fils Nathan Miller le film Je suis heureux que ma mère soit vivante.

Deux ans après, il signe Voyez comme ils dansent avec Marina Hands. Alors qu’il tourne son dernier film, Thérèse D., adaptation du roman de François Mauriac (intitulé Thérèse Desqueyroux, paru en 1927) avec Audrey Tautou, Gilles Lellouche et Francis Perrin, il meurt le 4 avril 2012. Il avait 70 ans.

Source:

http://www.cinefil.com/star/claude-miller/biographie

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Claude Miller – L’Effrontée (1985)

Realisateur Claude Miller. Avec Charlotte Gainsbourg, Bernadette Lafont, Jean-Claude Brialy, Julien Glenn, Clothilde Baudon, Jean-Philippe Écoffey, Raoul Billerey, Simon de La Brosse, Richard Guerry, Louisa Shafa, Cédric Liddell, Daniel Chevalier, Phileppe Baronnet, Chantal Banlier, Armand Barbault.

Pour prolonger l’été, j’ai eu envie de regarder L’effrontée hier soir. Le film de Claude Miller a très bien vieilli: les dialogues  restent drôles et touchants, les interprétations justes et la musique… délicieusement entêtante (Sarà perché ti amo de Ricci & Poveri).

Surtout, il y a Charlotte. Ecorchée vive, boudeuse, timide, “fantasque” comme le lui reprochent ses profs. Une môme de 13 ans qui crève l’écran avec sa mèche dans les yeux, son filet de voix et ses gestes gauches.

Evidemment, difficile de la regarder sans la comparer avec la femme qu’elle est devenue. Comme le disait Valentine, en charge de la rubrique VIP sur le site de L’Express Styles, Charlotte Gainsbourg fait partie de ces acteurs intouchables que la plupart des gens respectent. Je suis sûre que certains d’entre vous vont quand même me dire qu’ils ne l’aiment pas, mais qu’importe, moi je fais partie des gens qui l’admirent, et dans ce film, il faut bien avouer qu’elle s’avère particulièrement prometteuse.

L’effrontée filme l’ennui propre à l’âge ingrat. Charlotte Castang  (Charlotte Gainsbourg, donc) ne supporte plus sa vie. Les adultes et les gens de son âge l’agacent, son corps l’embarasse, un rien l’énerve. La seule personne qu’elle tolère, c’est sa petite voisine Lulu. Arrive Clara Bauman, pianiste prodige du même âge qu’elle, en tournée dans la région. Charlotte tombe immédiatement sous son charme.

Quiconque a vu L’effrontée se souvient de Charlotte en jean et marinière. Elle ne porte pratiquement que ça d’un bout à l’autre du film, grande sauterelle se contentant d’alterner 501 et minijupe. On n’est pas dans Gossip Girl: l’oeil n’est pas distrait par d’intempestifs changements de tenue, et c’est tant mieux! La chef costumière Jacqueline Bouchard préfère jongler avec quelques pièces essentielles, ne se doutant peut-être pas que c’est ce qui donnera au film un charme atemporel.

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http://blogs.lexpress.fr/styles/cafe-mode/2009/08/27/les_films_bien_sapes_leffronte/

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http://www.ina.fr/video/CAB85112402

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La Piscine

piscineJacques Deray

Né à Lyon le 19 février 1929, ce fils d’industriel envisage d’abord la comédie. Il s’inscrit dans un cour d’art dramatique puis s’aperçoit qu’il n’est pas fait pour ce côté de la caméra. En 1952, il devient assistant pour Jean Boyer, Henri Verneuil ou encore Luis Bunuel. Il réalise son premier film Le Gigolo en 1960. Déjà, il s’entoure des futurs grands noms du cinéma français. Jean-Claude Brialy, Charles Vanel, Jean-louis Trintignant, Michel Serrault, Jean-Paul Belmondo, Romy Schneider, Charlotte Rempling et surtout Alain Delon font leurs premiers pas devant ce maître. Delon et Deray, une amitié et une dizaine de collaborations dont Borsalino et La Piscine. Imprégné d’une atmosphère unique, sombre, personnelle et trouble, le genre policier a pris toute son envergure avec celui qui se définissait comme ” un metteur en scène, un montreur d’images, un raconteur d’histoires “.

Jacques Deray était aussi très investi dans les instances professionnelles du septième art : Vice-président d’Unifrance-Film entre 1973 et 1975, membre de la commission de contrôle de 74 à 90 puis à partir de 99. Le cinéaste s’est impliqué dans l’ouverture d’un musée à l’Institut Lumière, à Lyon, aux côtés de Bertrand Tavernier, Thierry Frémaux et Bernard Chardère. En 2002, alors que la maladie le guettait, il a décidé d’écrire ses mémoires. Loin d’énumérer les noms des stars avec qui il a tourné, il opte pour une promenade dans ses souvenirs. Il aimait à rappeler que Tavernier n’était pas le seul cinéaste lyonnais. Depuis plusieurs semaines, la lutte du réalisateur contre la maladie était devenue vaine. Il s’est éteint le 08 août 2003, Il avait 74 ans.

Source:

http://www.commeaucinema.com/personne/jacques-deray,19740

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Jacques Deray – La Piscine (1969)

Realisateur Jacques Deray. Avec Alan Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet, Jane Birkin, Suize Jaspard, Paul Crauchet, Steve Eckhardt.

Jacques Deray tourne ce film en 1968 en pleine Affaire Markovic pour laquelle Delon est entendu. D’autre part, il réunit ce dernier et Romy Schneider qui ont entretenu une longue liaison avant de se séparer. C’est dire si le tournage a entretenu la curiosité de la presse à scandale en jouant – sans que cela soit bien sûr voulu – sur une évidente confusion entre les acteurs et les personnages qu’ils incarnaient. De même, le spectateur pouvait se demander, en assistant à la projection, si réalité et cinéma n’interféraient pas et où se situait la frontière entre la vie des vedettes et la représentation qu’en donnait le film.

Au final, pourtant, La Piscine est l’un des meilleurs Deray et a connu un grand succès populaire. Il faut dire que le film multiplie, a priori, les atouts. En premier lieu, le monde dépeint est celui de la faune tropézienne alors à son plus haut degré de célébrité, mélange hétéroclite de vedettes, de gens fortunés et de parasites. S’ajoute également un cadre géographique propre à faire rêver : une luxueuse villa avec piscine dominant le golfe de Saint-Tropez. Ce décor enviable est, d’autre part, habité par des acteurs choisis pour leur beauté ou leur séduction (Romy Schneider, Jane Birkin à ses débuts, Maurice Ronet et Alain Delon). Enfin, le drame se déroule dans un temps resserré. Bref, Deray associe fort habilement huis clos étouffant (l’essentiel du film se déroule autour de la piscine et de la villa sous une chaleur accablante) et tension dramatique en contractant l’action sur quelques jours et nuits et en mettant en scène un quatuor de personnages complexes liés – ou séparés – par le sexe et l’argent et agités de pulsions contradictoires (amour ou amitié, estime ou jalousie) nées d’un passé commun mal assumé, en porte-à-faux avec le présent.

Tout l’art du réalisateur est d’installer le malaise (1) et, dans un premier temps, de mettre en place les signes parallèles – mais factices et illusoires – d’un univers luxueux et d’un bonheur amoureux et complice à deux entre Marianne et Jean-Paul. Puis d’organiser une savante montée de la tension dramatique par un double face-à-face psychologique (Harry et Jean-Paul, d’un côté ; adultes et adolescente, de l’autre) renforcé par le jeu subtil des sentiments croisés du trio (Marianne prise au piège entre son passé avec Harry et son présent avec Jean-Paul) (2). Enfin, de faire éclater brusquement, au paroxysme de la tension, la cruauté implacable du drame d’une façon tout à fait inattendue.

Le long dénouement qui s’ensuit – en forme d’enquête policière soupçonneuse et inquiétante – sert à fouiller encore davantage la dimension psychologique des personnages et à mesurer toute l’ambiguïté humaine : Marianne découvre un Jean-Paul qu’elle ne soupçonnait pas ; il se révèle manipulateur et lâche. La réalisation précise de Jacques Deray – la plupart des scènes proposées sont riches de significations – excelle à traquer les signes extérieurs des sentiments au travers de regards saisis au plus près, de gestes simplement ébauchés, de non-dits révélateurs ou de silences éloquents.

On notera aussi que le décor (en l’occurence la piscine, elle-même élément clé du film), reflète (!) cette ambiguïté de l’âme humaine. Elle est montrée, d’abord, comme le symbole de la vie facile et du bonheur : en pleine journée, inondée de soleil, elle rafraîchit les deux amants, Marianne et Jean-Paul, et les fait s’étreindre érotiquement au cours d’un long baiser qui les laisse essoufflés. Mais elle est, ensuite, de nuit, celle qui pousse au crime et laisse Harry, privé du souffle de la vie, être cruellement noyé. Cette double dimension (!!) de la piscine – symbole à la fois solaire et nocturne – au-delà du simple signe social de la vie facile, enrichit, à l’évidence, un film qui gagne ainsi en profondeur (!!!).

Alain Delon trouve là l’un de ses meilleurs rôles : personnage qui vit dans un monde où l’argent est tout alors qu’il n’est riche que d’ambitions déçues, il se montre excellent en être fragile et vulnérable, humilié et jaloux. Les autres acteurs sont au diapason : beauté épanouie d’une Romy Schneider, cynisme séducteur d’un Maurice Ronet, naturel rafraîchissant d’une Jane Birkin. Un très bon film !

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http://libresavoir.org/index.php?title=La_Piscine_de_Jacques_Deray

Vidéo:

http://www.allocine.fr/video/player_gen_cmedia=19424343&cfilm=4939.html

Conte d’été

conteÉric Rohmer

Personne ne connaît la date exacte de sa naissance, le 21 mars ou le 4 avril 1920, à Tulle ou peut-être bien à Nancy. Professeur de lettres, Jean-Marie Maurice Schérer, alias Éric Rohmer, se consacre tout d’abord à l’écriture, publiant en 1946 « Élisabeth », son unique roman, sous le pseudonyme de Gilbert Cordier. Il a affuté sa plume critique en écrivant pour « La Revue du cinéma », « Les Temps Modernes » et « Arts ». Il ne se départira jamais de son amour pour l’écriture, qu’il cultive tout au long de sa carrière sous forme de critiques, d’essais sur le cinéma (notamment dédiés à Alfred Hitchcock et à Friedrich W. Murnau) ou sur la musique (« De Mozart en Beethoven, essai sur la notion de profondeur en musique »), ainsi que de pièces de théâtre (traduction du texte de Heinrich von Kleist pour la pièce « Catherine de Heilbronn », auteur de la pièce « Le Trio en mi bémol »). Animateur au ciné-club du Quartier latin, il sera en 1950 le co-fondateur et le directeur de « La Gazette du cinéma », l’ancien bulletin du ciné-club remanié. C’est à cette époque qu’il rencontre ceux qui deviendront les « jeunes Turcs » des « Cahiers du cinéma » et qui marqueront la Nouvelle Vague : François Truffaut, Jean-Luc Godard, Jaques Rivette et Claude Chabrol. Doyen du groupe, il se lance en 1950 dans la réalisation, ou plutôt dans la mise en scène (nuance sur laquelle il insistera souvent), avec le court-métrage « Journal d’un scélérat » avec Paul Gégauff. En 1951, il publie son premier article dans les « Cahiers du cinéma » qui viennent d’être fondés et dont il deviendra officiellement rédacteur en chef en 1959, après avoir remplacé dès 1957 André Bazin, gravement malade. En 1955, il signe avec Claude Chabrol un livre sur Alfred Hitchcock. Dans ses écrits, le « grand Momo » ainsi que le surnomment ses collègues de la Nouvelle Vague, défend une vision radicale du cinéma d’auteur et du cinéma comme art de l’espace. Bien plus tard, en 1972, il rédigera sous la forme d’une thèse de doctorat, un de ses écrits les plus célèbres sur le cinéaste allemand Murnau qu’il admire beaucoup, intitulé « L’Organisation de l’espace dans le Faust de Murnau ».

Les années 50 seront des années d’expérimentation au travers de courts-métrages, souvent d’inspiration littéraire, auxquels participeront ses amis des « Cahiers » : « Charlotte et son steak » en 1951 (avec Jean-Luc Godard dans le rôle de Walter), « Les Petites Filles modèles » en 1952, « Bérénice » en 1954 (Jacques Rivette est directeur photo et responsable du montage), « La Sonate à Kreutzer » en 1956 (toujours avec la participation de Jacques Rivette), « Véronique et son Cancre » en 1958 (avec la participation de Chabrol). Ces essais aboutiront au premier long-métrage d’Éric Rohmer, « Le Signe du lion », tourné en 1959, une année symbolique qui consacre la naissance de la Nouvelle Vague avec la présentation de films tels que « Les quatre cents Coups » et « Hiroshima mon amour » au Festival international du film de Cannes. Le film d’Éric Rohmer ne sortira que trois ans plus tard sans bouleverser le monde du cinéma et sans parvenir à faire vibrer un public conquis par les flamboyants Jean-Luc Godard, Claude Chabrol, Alain Resnais et François Truffaut. « Le Signe du lion », très théorique, applique en tous points le programme de la Nouvelle Vague ; projet à la fois cathartique et novateur qui permet à son auteur de prendre position, notamment en refusant les dynamiques d’un cinéma hollywoodien, en cherchant un équilibre entre cinéma classique et cinéma moderne, en phagocytant les cinéastes qu’il admire, tels que Murnau, Hawks, Rossellini, Hitchcock, pour élaborer une forme narrative discrète et subtile.
En 1962, Éric Rohmer fonde avec Barbet Schroeder la société Les Films du Losange qui produira la majorité de ses films et qui financera les œuvres de réalisateurs tels que Wim Wenders et Rainer Werner Fassbinder. En raison de divergences avec François Truffaut, Éric Rohmer abandonne en 1963 son poste de rédacteur en chef des « Cahiers du cinéma ». Il collaborera encore à la revue, mais il se concentre désormais sur son activité de metteur en scène. Les années 60 à 70 sont marquées par une série de réalisations pour la télévision scolaire dont une grande partie alimente la série « En profil dans le texte ». Éric Rohmer collabore également à la fameuse série « Cinéastes de notre temps », fondée par Janine Bazin et André-Sylvain Labarthe, en réalisant un portrait de Carl Theodor Dreyer et l’émission « Le celluloïd et le marbre » qui reprend le titre d’une série d’articles rédigés dans les années 50, dans lesquels il compare le cinéma aux autres formes d’art pour affirmer la position unique de l’art cinématographique. En 1962, Éric Rohmer entame son premier cycle, les « Six contes moraux » (1962-1972) qui lui vaut la reconnaissance du public et de la critique : en 1968, « Ma nuit chez Maud » révèle Éric Rohmer, tout comme par la suite « Le Genou de Claire » et « L’Amour l’après-midi » (1972) qui charment par un style entre sensibilité et ironie, porté par des dialogues très littéraires. Alors que les « Six contes moraux » mettent en scène des hommes qui ne savent pas saisir les occasions et qui hésitent entre plusieurs femmes, son deuxième cycle « Comédies et proverbes » (1980-1987) se concentre sur des femmes qui se battent et qui prennent des risques. Sur la différence entre les deux cycles, Rohmer déclare :« La grande différence avec le précédent est que ce nouvel ensemble ne se réfère plus, par les thèmes et les structures, au roman, mais au théâtre. Alors que les personnages du premier s’appliquaient à narrer leur histoire tout autant qu’à la vivre, ceux du second s’occuperont plutôt à se mettre en scène eux-mêmes. Les uns se prenaient pour des héros de roman, les autres s’identifieront à des caractères de comédie, placés dans une situation apte à les faire valoir. »

Chacun des films de cette deuxième série débute par un proverbe connu ou inventé. Avec une apparente désinvolture, Éric Rohmer y livre un portrait de société et y décline toutes les facettes de l’amour. Ce cycle rencontre beaucoup de succès auprès du public, avec des films tels que « Pauline à la plage » et « Les Nuits de la pleine lune ». Parmi les films de « Comédies et proverbes », « Le Rayon vert » remporte le Lion d’Or à la Mostra de Venise. Son dernier cycle, « Contes des quatre saisons » (1990-1998), s’attache quant à lui à des personnages confrontés à la solitude et à l’angoisse face au choix.
Ces cycles sont interrompus par des films historiques et littéraires tels que « La Marquise d’O… » en 1976, « Perceval le Gallois » en 1978 ou encore « L’Anglaise et le Duc » en 2000 tourné en numérique. En 2003, Éric Rohmer tourne également un film d’espionnage intitulé « Triple Agent » qui suit le destin d’un général de l’armée tsariste réfugié à Paris en 1936. Fidèle à lui-même, le cinéaste ne se lance cependant pas dans le film d’action tel qu’on le conçoit, mais crée un film où « la parole est action ». Il confiera à « Libération » à la sortie du film : « Je ne cherche pas à faire des films, plutôt une œuvre cohérente. Un par un, mes films sont plus critiquables, disons inégaux, que dans leur ensemble. Ils se soutiennent les uns les autres et ils gagnent à être rapprochés ».

Son dernier film, « Les Amours d’Astrée et de Céladon » – qui concourt pour le Lion d’Or au Festival de Venise 2007 – met en scène un roman pastoral du XVIIe siècle, écrit par Honoré d’Urfé. Ce film lumineux qui porte un regard lucide et amusé sur la nature humaine s’insère avec grâce dans l’Œuvre d’Eric Rohmer. Éric Rohmer est mort le 11 janvier 2010.

Source:

http://www.arte.tv/fr/rohmer-eric/1638172.html

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Éric Rohmer – Conte d’été (1996)

Realisateur Éric Rohmer. Avec Melvil Poupaud, Amanda Langlet, Gwenaëlle Simon, Aurélia Nolin, Alain Guellaff, Évelyne Lahana, Yves Guérin, Frank Cabot, Aimé Lefèvre.

Monsieur Rohmer donne son meilleur film depuis les deux premiers Contes des Quatre Saisons, et peut-être même son meilleur film tout court. J’ai tort de parler de film au singulier car ce sont trois films que le grand Momo tricote dans un jeu de faux semblants.

Premier film : une étude gentiment narquoise de la faune estivale des plages bretonnes, qui occupe une bonne partie du début du film, avant que l’intrigue se noue, et notamment au travers de l’étude ethnologique que mène Margot (qui n’est serveuse que pour se faire un peu d’argent), et qui nous vaut même l’interview d’un terre-neuvas qui semble aussi authentique (et s’il ne l’est pas, chapeau!) que les paysans de L’Arbre, le Maire et la Médiathèque.

Deuxième film, plus classiquement rohmérien : les hésitations marivaudées de Gaspard. Extrêmement jubilatoires, comme de bien entendu. Et musicales, car Gaspard est musicien et les chansons de marins font partie des MacGuffins de la comédie. Louer le scénario et l’interprétation me ferait verser dans le cliché ; est-il besoin de préciser que le résultat est à la fois hilarant et d’une grande vérité humaine? Remarquons plutôt que Rohmer, maître du panoramique, redécouvre le travelling et nous gratifie de superbes plans-séquences d’une sensualité rare chez ce cinéaste parfois très sec. Sensualité qui est également due à une photographie très peu piquée et au travail des couleurs, qui est d’une infinie variété, et la marque propre du talent de Rohmer, quel que soit le chef opérateur. Il faut reconnaître de toute façon qu’il sait s’entourer, et le film fait honneur au talent personnel de Diane Baratier. Ce sont en effet les couleurs qui permettent à la fois aux personnages de se détacher du décor, qui remplit dans ce film le rôle d’une toile de fond dont l’intérêt est de ne pas en être une (le plaisir tout bête du tournage en extérieurs, quoi), à l’exception d’une séquence renoirienne dont le rôle dramatique est central par l’harmonie soudaine qui s’y exprime. Ce sont elles aussi qui mettent en scène et font échapper au reportage la partie sociologique du film, en caractérisant les lieux divers de l’action (architecture, nature, lieux à touristes), et le marivaudage également, puisque chaque jeune fille est liée, même de façon peu contraignante, à l’un de ces trois lieux, dans ce film où les choses vont souvent par trois (y compris parmi les quatre personnages!).

Troisième film, qui fait définitivement sortir du lot ce Conte d’Eté. Rohmer va en effet au delà d’une mise en scène de type hawksien des situations de marivaudage. Je dis hawksien parce que Rohmer, grand admirateur de l’auteur de La Rivière Rouge, cherche comme à son excellente habitude à donner le maximum de poids, de crédibilité et d’évidence aux situations — à quoi il réussit parfaitement. Mais la mise en scène, avec ses effets de suspense psychologique et tout le jeu d’actes manqués qu’elle met en place, est ici le seul moyen d’entrer dans l’âme de Gaspard, personnage dissimulateur et qui n’en est pas à une contradiction près, et dans celle de Margot, personnage basé sur le non-dit, au comportement aussi ambigu que ses sentiments sont en définitive limpides, personnage admirable et très important, que mes confrères ont trop négligé au profit de son partenaire masculin. Léna et Solène, quant à elles, sont plutôt franco de port et dénuées de mystère (elles n’en existent pas moins). Un extraordinaire jeu de rimes basé sur les lieux et les attitudes (on est prié de bien faire attention aux jambes de Margot, et je ne dis pas ça seulement pour messieurs mes lecteurs) tisse des liens subtils entre ces deux personnages, qui ne deviennent explicites que dans une admirable scène finale fonctionnant sur le principe des polars (révélation finale qui amène à se demander comment on n’y avait pas pensé plus tôt). On pourrait, sans rire, faire une thèse sur l’organisation de l’espace dans le Conte d’Eté de Rohmer, comme celui-ci l’a fait sur le Faust de Murnau. Mais je ne saurais trop vous conseiller de voir deux fois ce film admirable, quintessence de l’art d’Eric Rohmer qui se cache modestement derrière son attirail habituel de dialogues délicieusement littéraires, car il est d’une richesse redoutable, et c’est toute une réflexion (d’inspiration visiblement catholique) sur l’amour, parfaitement intemporelle malgré l’inscription volontaire dans un cadre sociologique, qui se va nicher dans le jeu des genoux d’Amanda Langlet.

Source:

http://lepetitspectateur.fr/conte-d%E2%80%99ete-de-eric-rohmer/

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