L’Origine de la Langue Française

Le français, l’allemand ou le tchèque sont originaires… de Turquie

De l’Europe de l’Ouest au continent indien, du nord au sud de l’Amérique, des millions de personnes parlent des langues en apparence très différentes appartenant à une même famille, celle des langues indo-européennes. Si les racines unissant le français au bengali, le danois au roumain, le balte à l’islandais, l’espagnol au gallois sont admises par tous les linguistes, la question des origines demeure très débattue. Quel est le berceau de cette famille de langues ? Une nouvelle étude le place en Anatolie, dans l’actuelle Turquie.

Depuis plusieurs décennies, deux hypothèses se font face, mêlant preuves archéologiques et travaux linguistiques.
D’un côté l’hypothèse anatolienne : les premiers indo-européens seraient originaires d’Anatolie, région du Croissant fertile, là où est née l’agriculture. De précédents travaux, tant archéologiques que génétiques, ont montré que la diffusion de l’agriculture s’est faite avec les déplacements des premiers cultivateurs, partis il y a 8.000 à 9.000 ans du Croissant fertile à travers le continent européen (lire L’ADN raconte la diffusion de l’agriculture en Europe).

De l’autre côté, l’hypothèse de la steppe : le foyer indo-européen se trouverait au nord de la mer Noire, du côté de l’actuelle Ukraine, d’où les cavaliers des Kourganes ont déferlé sur l’Europe vers 3.000 avant notre ère.

Cavaliers ou fermiers ? Même s’ils ne mettent pas fin au débat, les travaux publiés par Quentin Atkinson (University of Auckland, Australie) et ses collègues dans la revue Science du 24 août, fournissent une nouvelle approche méthodologique. Ces chercheurs ont utilisé la même technique que les biologistes qui remontent la piste d’un virus de la grippe, par exemple, à partir des mutations de son matériel génétique.

Ici, l’ADN était remplacé par les mots apparentés, ceux qui sont une origine commune dans plusieurs langues, comme nuit, night, nacht, notte, noche, etc (voir la carte des mots ‘trois’ et ‘eau’). Le rythme d’apparition et de disparition de ces mots apparentés a été analysé comme les taux de mutations dans un code génétique en biologie.

Cette analyse conclut en faveur d’une origine anatolienne des langues indo-européennes. L’expansion de ces langues irait donc de paire avec celle des techniques agricoles plutôt qu’avec une conquête guerrière.

Les langues indo-européennes forment une très grande famille, regroupant aujourd’hui plus de 400 langages parlés par 3 milliards de personnes. Voici les principaux sous-groupes :
–  les langues latines: français, espagnol, roumain, italien, catalan..
–  les langues germaniques : anglais, allemand, danois, norvégien, suédois, flamand..
–  les langues slaves : russe, serbo-croate, slovaque, tchèque…
–  le grec
–  les langues indo-iraniennes : hindi-ourdou, bengali, singhalais, panjabi, sanscrit (ancienne langue), persan..
–  les langues celtiques : breton, gallois, irlandais…
– les langues baltes

Plusieurs langues parlées en Europe sont des exceptions notables et n’appartiennent pas à cette famille : le basque, le hongrois, le finnois, le lapon et l’estonien.

Source:

http://www.sciencesetavenir.fr/fondamental/20120824.OBS0399/langues-le-francais-l-allemand-ou-le-tcheque-sont-originaires-de-turquie.html

Anatoliens préhistoriques ou cavaliers Kourganes ?

Parlées par près de 3 milliards de personnes, l’origine des langues indo-européennes divise depuis une vingtaine d’années la communauté des archéologues et linguistes, entre Anatoliens préhistoriques et cavaliers Kourganes :

  • L’hypothèse kourgane, de la préhistorienne et archéologue américaine Marija Gimbutas défendait l’idée que l’indo-européen serait né il y a 6 000 ans au nord de la mer Caspienne dans les steppes eurasiennes. Sa diffusion à travers l’Europe et le Proche-Orient aurait été effectuée par les Kourganes, un peuple de cavaliers semi-nomades ;
  • L’hypothèse anatolienne, développée par l’archéologue britannique Colin Renfrew pour qui les Indo-Européens vivaient en Anatolie, 2 000 ans avant les Kourganes. La langue d’origine se serait ensuite répandue avec la propagation de l’agriculture en Anatolie.

Afin de déterminer laquelle des deux hypothèses était la plus juste, des chercheurs néo-zélandais de l’université d’Auckland ont utilisé des méthodes de biostatistique qui servent en biologie évolutionniste. Souvent employées par les virusologues, elles consistent à suivre l’évolution d’un gène en comparant différentes espèces.

Pour les linguistes, il s’agissait d’observer des mots issus du vocabulaire de base, comme mère, dans 103 langues indo-européennes, aussi bien anciennes que contemporaines. Ces mots ont ensuite été utilisés pour réaliser un arbre généalogique des langues.

Pour le reste, Quentin Atkinson, un des chercheurs néo-zélandais ayant participé à l’étude, explique :

« En remontant dans le temps en utilisant ces méthodes pour étudier les épidémies virales, nous avons pu évaluer les théories. Et nous avons constaté beaucoup plus de convergences vers la théorie anatolienne. »

Source:

http://rue89.nouvelobs.com/2012/08/24/finalement-le-francais-serait-plutot-ne-en-turquie-234823

L’étymologie pour retrouver le sens des choses

Aujourd’hui, il est intéressant à travers l’étymologie d’un mot, de retrouver son origine latine, grecque ou autre. Pour exemple, le mot «salut» si souvent utilisé dans le langage quotidien, provient du latin salutem et salus et signifie la santé ou le salut de l’âme. Il est donc étonnant et typiquement français que chaque jour en disant «salut» à quelqu’un pour lui souhaiter une bonne journée, on lui souhaite également le salut et la bonne santé. Le latin, ancienne langue indo-européenne, est connu pour être la langue mère de la langue française.

Outre le latin, les racines grecques sont aussi très présentes. Elles sont apparues dans la langue française surtout par la formation savante entre les XIVe et XIXe siècle. Ainsi les mots de la famille de «bible» qui proviennent du grec byblos, signifiant «livre», ont donné naissance à d’autres mots tels que «bibliothèque» ou «bibliographie». La racine cyclos a également donné tous les mots intégrant la notion de cercle: cycle, cyclone, cyclamen, recycler, bicyclette.

Bien avant l’arrivée des Romains et de la langue latine, la présence des Gaulois aura, elle aussi, laissé son empreinte étymologique sur une centaine de mots français, tous issus du terroir: charrue, charrette, charroyer, proviennent ainsi du gaulois carros signifiant charriot, maintenu au fil des siècles car les Gaulois avaient la réputation de maîtriser la fabrication des voitures à chevaux.

Le chêne, arbre sacré chez les Gaulois tire directement son nom du gaulois cassanos qui donna ensuite en vieux français chesnes. Le mot berceau est aussi le produit de la résistance culturelle celte face à l’envahisseur romain. En effet, très différent de la racine latine cunae, le mot berceau provient du celte bertio (berceau) ou bert (porter, fardeau).

Mouton, bruyère, charpentier, ruche, javelot, etc. les mots d’origine gauloise ou celtique sont encore bien présents dans la langue française et attestent de cette volonté de préserver l’héritage culturel et l’histoire de la France en les préservant dans sa langue.

L’évolution de la langue française 

Aujourd’hui, la langue française poursuit son évolution, maintenant dictée par l’effet de la mondialisation et surtout par l’hégémonie de la langue anglaise sur la planète. Une hégémonie qui a mené à l’apparition de mots nouveaux lui conférant une touche anglo-saxonne. Se mettre du gloss (brillant à lèvres), regarder un thriller (un film d’angoisse), prendre un brunch (déjeuner matinal), distribuer des flyers (prospectus), ces expressions se sont maintenant ancrées dans notre langage en même temps que leur mode de vie relatif.

Il appartient à l’Académie française de déterminer et de maîtriser le flot ininterrompu de ces mots nouveaux issus de l’anglais, et qui pour certains, vont bien au-delà des frontières et entraînent quasiment un phénomène d’uniformisation de la langue sur plusieurs pays. C’est le cas d’expressions issues des moyens de communication électronique. En prononçant le mot roadmap, signifiant feuille de route, vous seriez étonné d’être compris par toute l’Europe, et au-delà encore.

Selon Miriam de Beaulieu, interprète à l’ONU et auteur de Anglicismes, nouveau moteur de l’évolution de la langue française, ces deux langues sont le reflet d’une pensée et de comportements culturellement bien différents. Reflet de l’histoire en premier lieu, qui fait de l’anglais une langue d’insularité, comportement de nombreux mots et expressions basés sur la mer, alors que le français est marqué par une territorialité bien prégnante dans son vocabulaire. Miriam de Beaulieu donne ainsi l’exemple de l’expression «It won’t hold water» correspondant à notre expression «cela ne tiendra pas la route» qui montre bien la différence culturelle entre un peuple bien terrien et un peuple de marins. Cette compréhension si différente à la base pourrait laisser entendre que l’arrivée de ces mots d’origine anglaise ne dépassera jamais une certaine proportion et ne resteront que des mots et des expressions bien visibles et donc tout à fait différentiables de notre langage courant.

La langue française porte en elle une richesse unique issue de son histoire, de sa géographie et de sa culture, ce qui peut expliquer qu’elle soit considérée comme une des plus belles langues du monde. Ceci n’est pas négligeable lorsque l’on sait que le langage demeure le moyen d’expression le plus simple pour comprendre et communiquer sur les différents aspects du monde qui nous entoure.

Source:

http://www.epochtimes.fr/front/13/3/11/n3508018/les-origines-et-levolution-de-la-langue-francaise.htm

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