Le Multilinguisme au Maroc

Arabe classique, darija, amazighe, français… la question linguistique est certes plus que jamais d’actualité. mais, de quoi parle-t-on au juste ?

Ici, pas besoin d’apprendre l’arabe. Tous les Marocains se débrouillent en français et puis leur arabe n’est pas le vrai arabe». Que de fois n’avons-nous pas entendu des Français à peine installés au Maroc asséner cette affirmation, à laquelle fait écho cet aveu répété à l’envi, même par les autorités éducatives marocaines : «Nos élèves ne connaissent ni l’arabe, ni le français».
Ces deux déclarations sont intéressantes à plus d’un titre. D’abord, parce qu’en raison de leur récurrence, elles passent pour des vérités. Ensuite, parce qu’elles laissent entendre que le français et l’arabe sont les deux seules langues en usage au Maroc. Enfin, parce qu’elles soutiennent, chacune à sa façon, que les Marocains se trouvent en situation de précarité linguistique.
Par ailleurs, la première assertion se réfère, de manière plus explicite que la seconde, à l’existence d’un «vrai arabe», ce qui suppose logiquement celle d’un «faux arabe». En proclamant inutile de se mettre à ce prétendu «faux arabe» du Maroc, elle confère au français une place de choix. Elle traduit également un fait : plus de cinquante ans après l’indépendance du Maroc, la France – partenaire privilégié sur tous les plans – y conserve une position prépondérante. Ce qui donne, à qui vient de là-bas, le sentiment qu’il est un peu chez lui et que donc il n’a pas d’effort particulier à fournir pour s’intégrer dans la société marocaine.
En réalité, la sphère dans laquelle il évolue est restreinte : soit il est en relation avec les petites gens qui travaillent à son service, soit il entretient des liens avec les élites francophones pour qui son pays reste le modèle de référence. Dans les deux cas, le français lui suffit. Bien qu’ignorant l’arabe, il se flatte pourtant d’avoir des lumières sur cette langue et il va jusqu’à dire que les Marocains ne connaissent pas le «vrai arabe». Du reste, selon lui, ils ne connaissent pas mieux le français puisqu’ils en sont seulement à se débrouiller avec. C’est au même genre de bricolage dans les deux langues que fait allusion le propos : «Nos élèves ne connaissent ni l’arabe ni le français». Non pas, évidemment, que ce jugement soit à prendre à la lettre. Néanmoins, il fait référence à une norme linguistique, supposant l’existence d’un «vrai arabe» et d’un «vrai français». Plus, il trahit aussi un constat d’échec à peine voilé du système éducatif marocain et des politiques suivies en la matière.
Le discours de ces tenants du «bon usage» de l’arabe et du français, qui réduisent le paysage linguistique marocain à ces deux langues dans leur variété haute, n’est qu’une construction sinon imaginaire, à tout le moins partielle et partiale. Il ne saurait tenir lieu d’analyse de la situation linguistique au Maroc.
C’est pourquoi un état des lieux, qui rend compte plus justement de toutes les langues en usage et de leur statut, s’impose.

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La Société et les langues au Maroc

Le Maroc a une histoire longue et fascinante, avec des influences par les envahisseurs et les cultures étrangères sur la langue, le gouvernement, et la société. Les peuples du Maroc incorporent et empruntent certains aspects de la culture et des coutumes de chaque influence, mais le Maroc est unique dans le sens qu’ils ont des influences uniques : une histoire avec l’influence Musulman et Chrétien, Européen et Arabe. Toutes de ces influences sont importantes aujourd’hui parce que pour comprendre l’usage et l’évolution des langages au Maroc et pourquoi certains langues et dialectes sont utilisés dans des domaines spécifiques, c’est absolument nécessaire de comprendre l’histoire linguistique. La population originale du Maroc était une tribu de peuples qui s’appelaient les Berbères. Ils avaient des dialectes, mais ils n’ont pas eu une langue écrit. Les peuples comme les Phéniciens et les Carthaginois ont envahi le pays et ils ont construit des villes pour le commerce. Les Empires Romain et Byzantin ont utilisé le territoire aussi pour le commerce et les ports stratégiques (Encarta). Ces empires et sociétés ont introduit les autres langues et les autres coutumes des sociétés, comme les langues écrites et les alphabets, ainsi que le commerce et une économie plus mondiale.

Le berbère aujourd’hui est considéré la fondation du Maghreb et la langue la plus historique (Barrin). Les berbères sont le groupe la plus grande au Maroc, et ils ont gardé leur langue et leurs traditions même qu’ils ont adopté l’Islam et l’arabe (Bentahila 2). Le dialecte le plus parlé est le Tamazight, et 33.3% de la population au Maroc le parle (Britannica). Le berbère est une langue colloquiale seulement parlé, mais eux et leurs enfants sont berbère-arabe bilingues (Bentahila 2). Pour eux, leur héritage et leur solidarité en face des envahisseurs et des influences étrangères sont des croyances très fortes dans leur société. Il existe trois régions importantes du berbères : les Riffians (les peuples des montagnes Rif qui parlent le Tarifit), les Amazighs (les peuples du moyen atlas qui parlent le Tamazight), et les Tachelhits (les peuples du haut atlas et sous vallée qui parlent le Tachelhit) (Encarta). Il n’existe pas encore une forme des langues berbères écrit (Bentahila 1).

Après les empires sont venus l’islamisation (Bentahila 2) du Maroc et du Maghreb pendant le 8e siècle (Leclerc). Les différentes dynasties Berbères et la dynastie Sharif ont contrôlé et se sont assuré la conversion de la population à l’Islam. La religion d’Islam ont introduit le langage du arabe, une langue qui est utilise aujourd’hui avec cette religion. Les fermiers ont du apprendre l’arabe parce qu’ils ont habité près des arabes et ils se sont fait du commerce. Les peuples qui habitaient aux montagnes ont apprend l’arabe par le Coran et les pasteurs islamiques (Bentahila 2). Cela a aussi introduit une nouvelle langue administrative et une langue que les peuples du Maroc avaient en commun avec les autres pays Islamiques. Les dynastes l’ont utilisé pour les fonctions de l’administration (les lois, les édits) et les affaires étrangères. Après la conversion, les berbères ont toujours associé l’arabe et la religion avec l’un l’autre (Bentahila 2).

Aujourd’hui, les peuples du Maroc associent l’arabe avec l’Islam et la religion. Les Arabes sont le deuxième plus grand group ethnique au Maroc (Encarta). Mais avec les connexions entre la religion et le pays, l’arabe classique—la forme littéraire passé et présent (Bentahila 4) —est la langue national et officiel du pays (Britannica). C’est la langue la plus employée au Maroc, et presque 66.6% de la population parle l’arabe quotidiennement (Leclerc). Cependant, cette langue est une diglossie entre l’arabe colloquiale (maternelle, dialectes marocains) et l’arabe classique (l’héritage, la religion, la littérature) : la « langue du livre » et la « langue de la vie » (Bentahila 4). L’arabe littéraire a été la forme de l’arabe enseignait aux écoles (Bentahila 5). L’arabe littéraire ne change pas comme les dialectes et la version de la langue parlée, donc, le langage qui est enseignée avec la religion n’est pas exactement le même qu’on parle dans les rues.

Le Maroc est le pays Afrique le plus près de l’Europe : par le Détroit du Gibraltar, la distance la plus courte est 13 km (8 mi). A cause de cette proximité, un intérêt par les européennes et une influence européenne sur la culture n’est pas une surprise. Le Maroc et les pays européens avaient plein du contact en commerce, en particulier les pirates marocains qui volaient les bateaux des commerces européens (Encarta).Après 1492, avec la chute du Grenada, l’espagnol a eu une petit présence linguistique au Maroc (Leclerc). L’Espagne a gagnait un petit protectorat en 1912 dans la nord du Maroc jusqu’à 1975, où l’espagnol a été la langue primaire.

Les françaises ont établi une sphère d’influence officielle avec la recognition par le Grand Bretagne, et en 1904 les français et les espagnols ont divisé le pays entre la sphère française et la sphère espagnole. L’Allemagne et la France se sont entendu que le Maroc aurait été un protectorat français en 1911 après l’incident de l’Algérie (Encarta). Les françaises ont changé les langues de l’administration, de l’interaction étrangère, et de l’enseignement. Les écoles ont enseigné en français, que n’a pas été populaire (Bentahila 8), et en berbère, mais pas du tout en arabe. Le raisonnement des françaises étaient que les berbères avaient la possibilité de se convertir au christianisme, et les françaises voulaient d’exploiter les tensions entre les berbères et les arabes pour qu’ils ne développent jamais une alliance contre les français (Bentahila 9). « Pour le bénéfice de la langue française et de la chrétienté, » les français ont essayé d’effacer l’arabe, et avec celui, l’islam (Simon), bien que les français aient introduit les idées et l’éducation moderne aux jeunes marocains (Encarta). La France a fait des choses positifs, par exemple, d’institué les modernisations, par exemple, un système des routes, chemins de fer et voies ferrées, et des ports (Encarta).

Avec leur indépendance totale en 1969, et une constitution stable pendant les années 1990, les marocains ont le choix des langages d’utiliser quotidiennement. Leur histoire et leurs attitudes à ces langages ont influencé leurs usages au présent.

Aujourd’hui, les divisions du berbère, de l’arabe, et du français sont les divisions entre les domaines de la société. L’arabe est la langue officielle du Maroc, mais le français continue d’être utile et d’être une langue véhiculaire. Un grand nombre des personnes, la plupart sont dans les villes, utilisent le français et comprennent le français. En conséquence, les affiches sur les routes et les autres affiches importantes sont bilingues : l’arabe et le français (Leclerc). La presse écrite est aussi bilingue, avec beaucoup de journaux en arabe classique et en français (Leclerc). La télévision est, pour la plupart, français, mais la radio a des transmissions en arabe classique, arabe colloquiale, français, anglais et en espagnol (Leclerc). Les écoles sont aussi variées. Dans les populations Amazighs, la plus grande population des berbères, le Tamazight est enseigné pour garder leur langue et leur culture (Britannica). Ils ont fait un alphabet, fondé par l’alphabet arabe et avec une fondation dans le dialecte Tachelhit, mais toute la population n’est pas d’accord avec la vérité de cet alphabet (Leclerc). Pour le reste du pays, l’arabe standard moderne est enseigné premièrement, et après deux ans en arabe, le français est introduit (Encarta). Pour les jeunes qui veulent de travailler avec la France dans la future, il y aurait un bac international franco-marocain pour enseigner les jeunes de seraient les médiateurs entre la France et le Maroc au future (Deschamps).

Dans le reste de la société, chaque langue a un but et une fonction. Les langes qu’on utilise avec le commerce sont l’arabe colloquiale (parlé), l’arabe classique (écrit), ou le français. Le français est utilisé pour la science et la recherche nucléaire, parce qu’ils font la recherche nucléaire avec l’aide de la France (Monicault). Le français est considéré comme la langue d’argent, de la science, de la modernité, de l’économie, et de la civilisation (Bentahila 27-28, Simon), bien que l’arabe soit considéré la langue plus praticable pour la vie quotidiennement (Bentahila 32). Mais la population associe l’arabe avec la religion, et la langue pour Dieu, et c’est « démodée » et « désuète » (Simon). Selon un questionnaire de Bentahila, la population bilingue croit que l’arabe classique est beau et riche à cause de leur religion et culture, mais ils croient que le français est plus utile dans le monde parce que c’est la langue pour l’éducation, l’économie, et l’administration (32).

Au Maroc, le code-switching a développé aussi, et les attitudes ne sont pas favorables. Le « francarabe » est le mélange des langues, et la population croit que c’est le mélange aussi des cultures. L’attitude est une qui est contre les idées et les souvenirs de la colonisation, et l’attitude du code-switching est que c’est une habitude d’ignorance. Quelques personnes ont suggéré que c’était un problème psychologique et que cela doit être correcte (Bentahila 37). Une grande partie des changements entre l’arabe et le français est le change de la personnalité de quelqu’un qui parle chaque langue. Les bilingues disent que en français, ils ont plus de l’éducation, et ils sont plus heureux et amusante, mais quand ils parlent en arabe, ils sont plus strictes, plus autoritaires, et plus religieux (Bentahila 37). Donc, ils aiment de parler en français de temps en temps de sentir plus libre et plus expressif. Ces langues forment le Maroc, et ils forment leur culture et leurs attitudes au monde et à l’un l’autre. Le berbère, l’arabe, et le français seraient utiliser dans leurs domaines, quelquefois se chevauchant et utiliser côte à côte. C’était l’histoire qui forme les barrières entre les langues, mais ils se mélangent, et avec le temps, les autres influences changeront ces langues.

Source:

http://cloud.lib.wfu.edu/wiki/langagesociete/index.php/Le_Bilinguisme_au_Maroc

L’avenir du Maroc est-il forcément plurilingue ?

Moussa Chami. La régionalisation peut permettre l’utilisation de différentes langues et dialectes dans leurs cadres respectifs. Ce qui n’empêche pas que l’Etat doit maintenir une langue officielle, et l’arabe est le plus indiqué. C’est une langue d’une grande richesse, qui nous offre une ouverture sur des dizaines de pays arabes et islamiques.

Ahmed Assid. Il semble inévitable qu’à l’avenir, le Maroc adopte plusieurs langues officielles et que ces langues aient aussi des fonctions. Aujourd’hui, il est inimaginable de mener une campagne nationale de prévention contre le sida en arabe classique, par exemple. L’amazigh et la darija sont plus appropriés pour cela, mais l’arabe peut remplir d’autres fonctions. Dans le cas du français, même si c’était la langue du colon, il serait ridicule de l’abandonner aujourd’hui. Le plurilinguisme semble de toute manière un état de fait.

Au sein de la société, la darija semble déjà avoir gagné la bataille. Les publicitaires, qu’on imagine pragmatiques, l’utilisent massivement…

M.C. C’est un choix de leur part et nous ne sommes pas obligés de les en féliciter ! Ils pourraient faire l’effort de faire leur publicité en arabe. L’arabe n’est pas une langue morte. Une petite élite a simplement décidé de la laisser mourir.

Mourad Alami. Je ne dirais pas de l’arabe que c’est une langue vivante, du moins au Maroc. Je ne crois pas qu’un seul Marocain rêve en arabe. Une langue vivante, c’est une langue qu’on pratique au quotidien. Le marocain – je n’aime pas le terme darija– semble en effet être la langue la plus vivante chez nous.

A propos de l’enseignement, quelle langue vous semble la plus indiquée ?

M.C. Débattre entre l’utilisation du marocain et de l’arabe à l’école est un faux débat. Ce que certains se plaisent à appeler marocain, c’est surtout et le plus souvent un arabe un peu vulgarisé, simplifié. Il s’utilise déjà dans les classes et ce n’est pas un souci. De la même manière, en France, on enseigne un bon français, ce qui n’empêche pas l’enseignant d’utiliser un registre plus vulgaire de temps à autre pour mieux se faire comprendre.

M.A. Je ne considère pas le marocain comme un arabe vulgaire ou un arabe de la rue. D’ores et déjà, le marocain est la langue qui unifie le pays. La logique veut donc que l’enseignement se fasse dans cette langue. D’autant qu’aujourd’hui, c’est la langue qui apparaît comme la langue de la démocratie. Miser sur le marocain permettrait de valoriser nos compétences. S’en tenir à l’arabe et au français, c’est valoriser les élites.

A.A. Premièrement, je rejoins Mourad Alami : le marocain n’est pas un arabe vulgaire. C’est le fruit d’une rencontre entre l’amazigh et l’arabe, encore enrichi par d’autres langues comme le français. Ensuite, pour ce qui est de l’enseignement, je vais évoquer ma propre expérience. A cinq ans, sorti de mon petit village, je suis arrivé en ville et à l’école, où les cours étaient donnés en arabe, je ne comprenais rien. Plus tard, lorsque j’étais enseignant, je donnais mes cours en arabe. Un jour, une de mes élèves les plus brillantes est venue me voir et m’a confié ne pas toujours tout comprendre à cause de l’arabe… J’ai alors commencé à enseigner en marocain. Le pragmatisme nous a déjà poussés à adopter le marocain dans l’enseignement.

M.C. La mauvaise maîtrise de l’arabe n’a rien à voir avec une quelconque complexité. Le problème, c’est le délabrement de l’enseignement. Si nous enseignons bien l’arabe, les gens parleront bien arabe.

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http://telquel.ma/2014/01/16/debat-quelles-langues-pour-le-maroc_10487

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